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  • - "Parcourir Champcevinel", c’est découvrir la totalité de son territoire avec sa nature, ses monuments, ses espaces, ses châteaux, son histoire, sa géographie, sa toponymie et bien d’autres informations d'avant le 2° millénaire. (blog en construction)
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14 août 2015

LE PETIT POUYAUD, LE POUYAUD, CHANTE COUCOU

- Revenir sur ma 6° balade (présentation)
- Les fours à chaux
- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon

LE PETIT POUYAUD

- Nous voici à nouveau sur cette ancienne voie romaine, appelée on ne sait pourquoi route Napoléon, puisqu'après tout, jamais l’empereur n’y est passé… Ici c'est le "Petit Pouyaud" et son ancienne ferme vestige d'une autre époque, celle où l'agriculture régnait en maître...

Le petit Pouyaud

- Napoléon on le sait a fait beaucoup de choses, dont le cadastre en 1826 pour lequel nous sommes contents d’y faire référence afin de pouvoir faire une comparaison entre avant hier et aujourd’hui… Le long de cette route de Paris, il est sans doute temps de se situer les lieux-dits de cette extrémité Nord de notre balade (photo aérienne de 1996).

La Grange en 1996

- Nous ne les verrons pas tous. Nous visiterons le Petit Pouyaud, le Vignaud, le Pouyaud puis Chante Coucou. Les autres lieux feront parti des futures étapes, mais il faut rappeler que cette partie intitulée "les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit" s’arrête à la route qui relie le bourg à La Grange, qui elle fera l’objet de la prochaine étape.

- Pour l’heure, disons que le Petit Pouyaud constitue un petit groupe de maisons dont voici en début de page une des anciennes fermes du Champcevinel rural. Y ont vécu Guillaume Veyry, un agriculteur qui travaillait avec son épouse Marguerite, puis Gaston Chartroule charpentier et son épouse Irène également agricultrice, soit deux ménages en tout et pour tout.

le bois du Pouyaud sous le brouillard

LE POUYAUD DE CHAMPCEVINEL

- Un matin d’octobre le brouillard occupe le vallon de Jarijoux qui vient mourir ici près du Pouyaud (photo octobre 1996). Au lointain, les bois de Chante Coucou et leur végétation maintiennent cette brume alors que la rosée de la nuit recouvre l’herbe pacagée par un troupeau de vaches.

le clocher vue de la route de Paris

- Une heure après, le soleil a nettoyé de ses rayons le brouillard envahissant. Les plateaux au modelé mollement ondulés apparaissent avec leurs bois de feuillus et de conifères, avec en prime le clocher de la commune (octobre 1996).

vu depuis Chante Coucou

- A l’Est, les pâturages revivent, la route de Paris s’anime et là-haut "la Meynie" domine et restera une fois de plus le témoin d’une belle journée d’automne, propice aux passages des palombes (octobre 1996). De Chante Coucou, les yeux découvrent cette percée entre les bois, occasionnée sans doute par le passage de cette ligne EDF. A mes pieds le vallon de Jarijoux termine sa longue ascension.

La Meynie là-haut

- La Meynie, je l’avais repéré lors de ma balade près des Granges, juste à côté du bourg. Mais je ne pensais pas en faire mon futur point d’observation, si près du Petit Pouyaud que l'on aperçoit côté gauche grâce à mon téléobjectif.

bois du Pouyaud

- Près du Pouyaud, la fougère tranche sous cette pinède qui abrité le monde des oiseaux mais aussi celui des insectes heureux de trouver les chauds rayons de soleil (photo octobre 1996). Derrière la pinède, un autre laboureur travaille sa vigne qui vient de produire sa récolte et qui mérite des soins particuliers avant la froidure de l’hiver (ci-dessous photo octobre 1996).

travaux de la vigne au Pouyaud

- Sur un virage de la route de Paris,  le "relais de Napoléon" ne peut se manquer... Il est devenu depuis "la Table du Pouyaud". Sur la carte comme sur le cadastre Napoléonien, cet endroit s’appelait "le Vignaud". Mais ce lieu-dit semble avoir été oublié pour devenir le Pouyaud qui se trouve autour du carrefour de la route de Trélissac, soit quelques centaines de mètres plus loin…

auberge du Pouyaud

- Ici et lors de l’ancien temps, une activité avait créé une vie avec un restaurant et une forge. Il y avait même une fête en avril avec son prix cycliste et ses coureurs qui effectuaient un va et vient entre le restaurant et Les Piles. La forge était tenue par Roger Manem, puis ensuite par Michel Besse le fils du maréchal de Champcevinel…, avant qu’il ne s’installe bien plus tard et un peu plus loin, à Sept Fonts... !

prix du Pouyaud en 1956

Le Prix des fêtes du Pouyaud en avril 1956
gagné par Gilles Besse, un des fils du maréchal de Champcevinel

 

pintades au Pouyaud

Troupeau de pintades au Pouyaud, signe de la ruralité

- Le Pouyaud (ou le Vignaud) était assez peuplé en 1936. Le commerce plus les agriculteurs et le passage sur la route de Paris ont contribué à créer un pôle attractif. Il y avait la famille Colombet tous métayers, Jean Pigeassou cultivateur, Alphonse Rousselet retraité avec son épouse couturière, François Gayet cantonnier et son épouse Alice débitante de boissons, Roger Manem maréchal-ferrant, Jean Pelletingeas cultivateur soit cinq maisons pour six ménages et vingt habitants.
- Le Pouyaud est pour sa toponymie un dérivé occitan de pueg/puel qui signifie puy. Un puy c’est ni plus ni moins qu’une colline, un sommet, une hauteur. L’emplacement de l’auberge le vérifie mais on ne sait pas pourquoi on appelait cet endroit "le Vignaud" en 1826, nom que l’on trouve encore de nos jours sur la carte de l’IGN… Le cadastre Napoléonien place le Pouyaud là où se situe aujourd'hui le lieu-dit "les Cailloux". Reste à savoir qui croire ???

CHANTE COUCOU

route de Chante Coucou bis

- On accède à Chante Coucou soit en remontant un chemin venant du Blanquet, soit par cette petite route qui descend depuis La Grange. (photo octobre 1996)

travaux des champs à Chante Coucou

- Les agriculteurs sont en plein travaux, car en mois d’octobre 1996, c’est la période des semailles. Chante Coucou est un quartier résidentiel partagé entre La Grange et le lotissement de Majoulet. Bien évidemment, ce lieu-dit n'existait pas dans l'ancien temps et sa toponymie ne mérite pas de commentaires..., puisque tout le monde imagine sa signification.

maisons à Chante Coucou

- La route de Chante Coucou devient chemin à hauteur de la dernière maison. Un paloumayre de la Vigerie reconnaîtra d'ailleurs cet endroit...

Chante coucou

- Le chemin pénètre dans les bois de Chante Coucou. Nous sommes sous les chênes et certainement que ces lieux constituent des endroits propices à la cueillette des champignons, la saison venue...

Chante coucou bis

- Au fur et à mesure que l'on avance, le chemin devient étroit. Si autrefois les attelages des cultivateurs permettaient de rendre les lieux plus accessibles, il en n'est plus ainsi aujourd'hui... Mais ces chemins constituent de belles balades pour les randonneurs de plus en plus nombreux, d'autant plus que la ville est de plus en plus proche...

CHAMPCEVINEL - LE PETIT POUYAUD, LE POUYAUD, CHANTE COUCOU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"
Prochaine étape : La Grange

 

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8 juillet 2015

MAJOULET, COUTURE (commune de Champcevinel)

Revoir les étapes de la 5° balade :
- Ma 5° balade à Champcevinel (présentation, carte et itinéraire)
- Revoir les Mazades
- Revoir Puyroger, Bonneau, Penlèbre

MAJOULET

 

Périgourdine à Majoulet

 

- Majoulet ce sont de belles maisons périgourdines construites dans ce site du pays, de part et d’autre de la route reliant Périgueux à La Grange (photos octobre 1996). Mais à l’origine et selon le cadastre Napoléonien, Majoulet c’était juste un pâté de maisons, dont on peut connaître encore l’emplacement.

Demeure à Majoulet

- D’ailleurs en 1936 il n’y avait que trois maisons habitées. On y trouvait Alfred Lagrange cimentier de profession et son épouse Suzanne, puis Edmond Château cultivateur et enfin Marie Hivert cultivatrice et sa fille Françoise. Trois maisons situées sur le côté droit de la route ci-dessous.

Majoulet

- Ce chemin devenu route et bordée de haies a ainsi vu passer des troupeaux, des charrues, des gens à pied, bref tout ce qui constituait la vie rurale de la commune. (photo octobre 1996). Aujourd’hui, il n’y a que des habitations, des villas et des lotissements, soit une zone urbaine en quelque sorte…

Majoulet vu de Fosse Rouge

- De mon point de repaire de Fosse Rouge (pylône télécom), je découvre son lotissement qui s’étire de la route vicinale jusqu’aux bois de Chante Coucou (photo octobre 1996). Une zone où un certain temps se trouvait le stade de l'AC Champcevinel football.

Majoulet en 1996

- Le téléobjectif me permet de jouer avec les paysages verdoyants parsemés de maisonnette aux toits de tuiles rouges, alors que les crêtes couronnées de verdures sombres cernent l’horizon, sans oublier la grande faille au fond de laquelle serpente l’Isle. (photo août 1996)
- On écrit soit Majoulet, soit Mazoulet. A vrai dire, sa toponymie nous dit que c’est un lieu où se situait le prieuré de Saint-Maïeul d’où Mayoulet puis Majoulet. C’est un endroit où il y avait effectivement un Prieuré où logea Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges (1284-1291) lorsqu’il fit sa visite de la province de Bordeaux. Ce prieuré était occupé par des moines "noirs", dépendant de Saint-Martial de Limoges en 1283 (Bénédictins). Une bulle de Grégoire VII nomma le Prieuré de Majoulet ou Saint-Maïeul, parmi les possessions de Cluny.

Majoulet sous la neige

- Un matin de janvier la route de Majoulet se couvre de sa parure hivernale. Seuls quelques passereaux en quête de nourriture troublent le silence de cette campagne devenue lugubre. (photo janvier 1997)

COUTURE, TERME DE MA 5° BALADE

 

Couture sous la neige

 

- Je parviens ensuite à Couture endimanché aussi de sa robe blanche et entouré par la maigreur grelottante des arbres presque nus, plantés sur cette butte où la bise glaciale accentue la froidure de l’atmosphère (photo janvier 1997).

Couture et le clocher

- A la belle saison, Couture devient un havre de verdure où la prairie reste reine. Je peux même jouer encore avec mon appareil qui aperçoit la pointe du clocher de la commune qui me nargue au ras de la prairie où l’herbe pousse drue (octobre 1996).

Maisonnette à Couture

- Voletant entre les buissons et la pelouse, les merles se goinfrent de vers et d’insectes pour nourrir toute leur nichée. Il faut dire que Couture dans sa toponymie est une pièce de terre cultivée, ou encore des cultures issues de bonnes terres (photo octobre 1996)

ancienne ferme de Couture

- Couture c’est une ferme restaurée bâtie sur un mamelon entouré d’arbres, à la même altitude que le bourg, soit 205 mètres. Ce lieu-dit figurait déjà sur le cadastre Napoléonien, probablement à l’emplacement de cette ferme. En 1936, il n’y avait qu’une maison habitée par Germain Laveine cultivateur et son épouse Marie. Couture est également un lieu où la distillation ambulante se pratiquait. (photo octobre 1996)

espaces verts à Couture

- Couture et le clocher semblent surveiller ce grand vallon qui vient mourir ici près de Beausoleil, là où un jour trois biches profitaient d’une trêve et du calme de cette paisible nature pour brouter quelques fines herbes (photo octobre 1996). Cette grande prairie bien exposée face au soleil de l’après-midi, était elle aussi recouverte par une grande vigne qui s’étendait jusqu’au bas du vallon d’après la carte de 1780.

Couture vu de Fosse Rouge

- Je me souviens de cette journée d'été du mois d'août 1996. C’était une journée si tranquille que rien ne remuait nulle part, pas une herbe, pas une feuille. Tout semblait immobile jusqu’à cette butte arrondie sur laquelle campait le village et devant laquelle je passais des heures à rêver depuis Fosse Rouge et de mon observatoire. Au premier plan j'observais Couture qui se reposait, Beausoleil et enfin le clocher qui surveillait...

Vue aérienne de Majoulet et de Couture

- Par rapport à 1960, la zone de ma balade avait évolué, comme en témoigne cette vue aérienne où l’on repère Majoulet, Couture, La Grange, le chemin de La Grange à Blanquet et le bois de Chante-Coucou… A l’heure uù cette publication sera lue, il en sera autrement…

CHAMPCEVINEL - MAJOULET et COUTURE- © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Prochaine étape : Ma 6° balade à Champcevinel (Présentation)
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6 janvier 2015

PEYRINET et SON MONDE SECRET (Cne de Champcevinel)

 

carte des sentiers de Peyrinet

PINEDES, BOIS, SENTIERS ET DOLINES DE PEYRINET

 

- Présentation de ma 1° balade
- Relire l’étape précédente sur le Pigeonnier

- la
Monzie

- La Quinquérinette

- Aux Granges de Cap blanc

-
La Côte Durand

Le point de notre parcours : (cliquez sur la carte pour agrandir)
- Sur la carte en jaune, limite entre Périgueux et la commune
 Cercle rouge : dolines recencées
- Polygone rouge : ancienne prairie de Peyrinet devenue lotissement

Vignéras en novembre 1996

- Des bois de Borie-Petit je poursuis mon itinéraire pour découvrir sur la colline opposée, le château de Vignéras, véritable balcon surplombant la route d’Agonac qui séloigne au fur et à mesure de mon ascension. On reviendra sur ce domaine de Vignéras lorsqu’on se promènera dans cette contrée, ceci lors de la 3° partie de ce voyage à travers la commune. (photo de Vignéras en novembre 1996)

¨Pareynou vu de Borie-Petit

- On grimpe en remontant le vallon de Peyrinet et au loin, voilà la vieille ferme de Pareynou qui en cette période hivernale démontre une certaine tristesse sous les nuages gris de ce ciel de novembre 1996.

sentier entre Borie-Petit et Peyrinet

- Mais c’est en juin que je découvre la beauté colorée du vallon qui séparait jadis Périgueux de Champcevinel. (sentier entre Borie-Petit et Peyrinet) En cette belle journée, toutes les senteurs de la terre se répandent autour du promeneur que je suis. Seuls, quelques moustiques viennent de temps en temps perturbé cette solitude sous le chaud soleil qui annonce l’été.

conduite de gaz près de Peyrinet

- Plus haut, c’est la rencontre avec les repères et le balisage de la conduite de gaz qui emprunte ce vallon près de Peyrinet. (conduite de gaz) On continue alors à monter au milieu de l’herbe pâle et des fougères vertes qui tranchent sous le ciel bleu de juin. (près de Peyrinet ci-dessous)

Près de Peyrinet

Bruyère sauvage à Peyrinet

- La bruyère sauvage (ci-dessus) toute fleurie et parfumée se mêle à l’odeur des pins. A ma gauche, un sentier se perd à travers les bois de châtaigniers. Je me dirige sur le versant opposé qui me permet de découvrir la toiture du château de Borie-Petit et une de ses tours noyée dans un cadre luxuriant de verdure. (Borie-Petit vu du sentier ci-dessous)

Borie-Petit vu d'un sentier à Peyrinet

sentier près des Landes

- En escaladant cet abrupt je me dirige vers les Landes, un lieu-dit de Périgueux (voir carte en début de publication) limitrophe avec la commune. (sentier près des Landes) Ce sentier rocailleux emprunté par les randonneurs de VTT et de promenade à chevaux traverse une zone pauvre où seuls des petits chênes rabougris et des pins cherchent à grandir dans une zone aride et sans eau.

coupe de bois près de Peyrinet

- Près de Peyrinet, les bucherons ont (coupe de bois) coupé à la fin de l’hiver quelques stères de bois de chauffage. C’est vrai que le travail du bois occupe une grande place dans la vie économique de notre Périgord.

doline pleine à Peyrinet

- A côté de cette clairière, l’eau dormante d’une mare fait miroir avec le ciel. Mais il ne s’agit pas ici d’une mare mais d’une doline pleine dont l’eau s’infiltrera longuement dans les couches de calcaire, pour rejoindre la nappe qui alimente la source de l’Abîme au Toulon.

Près des Landes à Peyrinet

- Je parviens maintenant à rejoindre par les bois la route entre "les Landes" et "Peyrinet", véritable tonnelle où se mêlent les châtaigniers et les noisetiers. Cette route recouverte de castine et vue à la Monzie est maintenant bitumée. Elle sert ici de limite entre Champcevinel et Périgueux. Mais à partir d'ici, je suis enfin parvenu sur le plateau, voire sur le terrier comme disait les anciens de la commune...

Doline aux Landes

- A hauteur des Landes, voici une doline de plus et plus loin (doline des Landes ci-dessus et à la ferme de Valadon ci-dessous) en voici une autre près de la ferme de Valadon, soit des témoins sur l’histoire de l’eau évoqué dans un chapitre précédent. On sait que les dolines sont des creux où l’eau des pluies s’infiltre, à travers les calcaires et par des voies inconnues et compliquées pour rejoindre la nappe du réservoir de l’Abîme. Ici la rencontre de ces creux en est la preuve évidente.

doline à Valadon

PEYRINET (lieu-dit de la commune de Champcevinel)

pacage à Peyrinet

- Je sors des bois pour retrouver cette grande prairie avec un troupeau de limousines en train de paître l’herbe sauvage du plateau. Au fond du pré, j’aperçois une lisière de bois qui plonge entre Maison Rouge et les Jaures. Elle sert aussi de limite entre Périgueux et Champcevinel.

Microcosmos à Peyrinet

- Je me dois de dire que j’ai traversé ce pâturage en juin et c’est impensable le nombre d’insectes que j’ai rencontré dans les herbes, tout comme des papillons d’une certaine beauté digne du film Microcosmos, le peuple de l’herbe...

Peyrinet (1996-2002)

- Aujourd’hui il ne reste plus rien de ce pré, véritable réserve de petites bêtes. Vers l’an 2002, la main de l’homme est venue pour détruire ce monde minuscule afin de construire un lotissement. Voilà des clichés qui témoignent sur l’avant et sur l’après Peyrinet, vu du sol comme vu du ciel… Dommage que ce havre de paix n’existe plus aujourd’hui… (Peyrinet 1996 à 2002)

métairie de Peyrinet

- Sur la route, en direction de Borie-Petit, voilà la petite métairie de Peyrinet dans son style d’époque et qui nous plonge dans le passé. L’impression ici est produite par la solitude, le panorama forestier, la maison endormie dans sa chemise blanche. Près du jardin, se trouve une mare asséchée qui ne vit plus…(mare de Peyrinet ci-dessous) Peyrinet n'a jamais eu d'eau, lorsqu'elle était métairie ! Pas de puits, pas de citerne, puisqu'autrefois, le métayer venait tous les jours au village avec sa charrette et son bourricot, pour se ravitailler en eau dans la grande citerne municipale creusée derrière l'église. En 1901, c'était un certain Jean Bonnet (cultivateur) et son épouse Marguerite qui occupait ces lieux. En 1936, lors du recensement suivant, aucune mention n'est faite sur les occupants...

mare de Peyrinet en hiver

- Peyrinet a une étymologie pas très déterminée. C’est soit un ouvrier de carrières, soit le diminutif du prénom Pierre, soit un lieu où se situait une petite cour empierrée. L’histoire ne nous dit pas laquelle des trois possibilités attestent le nom de ce lieu-dit.

paysage vu de Peyrinet

- A côté de la métairie, une autre prairie me permet de jeter encore un œil sur Pareynou à droite et le Bas Vignéras en bas à gauche (carrefour de la route de Château-l’Evêque), ceci après avoir escaladé un poteau électrique, histoire de prendre un peu de hauteur. (paysage vu de Peyrinet)

route de Borie-Petit venant des Jaures

- Je rentre à nouveau dans les sous-bois de Borie-Petit en empruntant la classique route qui traverse les Jaures, venant de Périgueux. La pinède dégage encore de bonnes odeurs et c’est sur cette note et par cette route que je quitte Peyrinet.

CHAMPCEVINEL - PEYRINET - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : 2° Balade à Borie-Petit
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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10 juin 2025

TITRES ET SUJETS DE "PARCOURIR CHAMPCEVINEL"

PUBLICATIONS ET NOTES DIVERSES SUR LA COMMUNE

LA VISITE DU BOURG

- Pour mieux naviguer sur ce blog, je vous propose cette table de matières et de titres, véritable répertoire pour accéder directement sur les sujets de votre choix. Pour la retrouver il suffit de cliquer dans la colonne de gauche (paragraphe catégories) sur "Titres et sujets du blog".

106256953_o[1]

- Avant propos concernant ce blog.
- Le territoire de Champcevinel (d’hier à aujourd’hui évolution de sa cartographie).
- La carte Belleyme de 1764 (le territoire de la commune à cette époque).
- Présentation générale du territoire communal (plan de visite de la commune).
-
Le bourg(objet de la première partie de ce reportage).

- Les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit (deuxième partie de ce reportage).
- Les collines aux trois châteaux (troisième partie de ce reportage).
- L’arrière pays Champcevinellois (quatrième partie de ce reportage).
- Etymologie et toponymie de Champcevinel (deux PDF à découvrir).
- L’énigme préhistorique de Champcevinel.
-
Les armoiries de Champcevinel.

106385671[1]

- Champcevinel le chemin parcouru (livre de Christiane Piboyeu).
- Histoire de la commune à travers les siècles (PDF à lire).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (1° partie).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (2° partie).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (3° partie).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (4° partie).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (5° partie).
- Fêtes et traditions du 19° et 20° siècle (6° partie).
- La vie dans la commune à la Libération (PDF avec liste des résidents du bourg en 1936).
- Forgeron-maréchal un vieux métier dans la commune.
- Passage du GR 36 dans la commune.
- L’ouragan Martin balaye la commune en 1999.
- 5 août 1944 dans le ciel de la commune.
- Lexique de la commune de Champcevinel (série de PDF à découvrir).
- La visite du bourg (présentation).
- L’église Saint-Marc.
- L’église de Champcevinel en 1353.
- L’église aujourd’hui (photographies).
- Autour de la place de l’abbé Boisseuil.
- La périphérie du bourg (nouveaux quartiers) Extraits du registre du curé en 1722.
- Anciens et nouveaux quartiers du bourg.
- Les écoles et les installations sportives.

106385723[1]

- Le bourg vu de nuit Histoire de la commune.
- Histoire de la commune à travers les siècles (PDF à lire).
- Hiver sur le village.
- Le cimetière de la commune.
- La vie au bourg Cahier de doléances de la commune en 1789.
- La commune sous les sunlights.
- Madeleine Bretou (une figure de la commune d’antan).
- Le Maréchal de Champcevinel (connaître ce personnage).
- Forgeron-maréchal un vieux métier dans la commune.
- Passage du GR 36 dans la commune.
- L’ouragan Martin balaye la commune en 1999 (les dégâts à Borie Petit et sur la commune et d’autres photos de la tempête sur la commune).
 - 5 août 1944 dans le ciel de la commune.
- Lexique de la commune de Champcevinel (série de PDF à découvrir).

LES FAUBOURGS, SES RESIDENCES ET BORIE-PETIT (2° partie)

PREMIERE BALADE

 - Balade sur un trésor, l’eau à Champcevinel (présentation de ma 1° balade) et l’hydrologie de la commune.

- Le Pigeonnier.
- La Monzie.
- La Quinquérinette.
- Aux Granges de Cap blanc
- La Côte Durand
- Peyrinet et son monde secret

106397917[1]

DEUXIEME BALADE

- Borie-Petit (1° partie) et histoire de Borie-Petit.
- Borie-Petit (2° partie) PDF sur images d’automne au parc du château, images sur la tempête de 1999, précisions de M. Alain de Crémoux.

TROISIEME BALADE

- Dans le vallon de Saillantrou.
- Maison Rouge.
- La Chataigneraie.
- Le Petit Maine, le Maine et Saillantrou.
- Les Granges.

QUATRIEME BALADE

- Sur la route du clocher.
- Les Vignes (avec vue aérienne en 1960).
- La Rudeille et les Petites Alpes (avec carte de 1846).
- Boisset.
- Barbe.
 - Longueville et les Jarthes.
- de
Bricard à Beausoleil.

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CINQUIEME BALADE

- Douce campagne Champcevinelloise.
- Les Mazades.
- Puyroger, Bonneau, Penlèbre.
- Majoulet, Couture.

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SIXIEME BALADE

- Sur la route Napoléon.
- Les fours à chaux.
- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon.
- Le petit Pouyaud, le Pouyaud, Chante Coucou.
- La Grange.
- Les faubourgs Sud vus d’ailleurs.

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LES COLLINES ET SES TROIS CHATEAUX (3° partie)

SEPTIEME BALADE

- De Vignéras à la voie romaine avec vues sur Périgueux.
- A l’Ouest de la Voie romaine (belvédères sur Périgueux).
- Visite du château de Vignéras (côté voie romaine).
- Visite du château de Vignéras (côté route d’Agonac)
- Sur la voie romaine (Maison Neuve et Combe Donzelle).
- Missounet, Tête Sèche, les Gravettes, Pierre plantée.

111124207[1]

HUITIEME BALADE

- Sur le plateau de Borie-Brut.
- Visite de Pareynou.
- Découverte de Puyfaucon.
- Borie-Bru etson château.
- 5 août 1944à Borie-Brut.
- Le Bost et le plateau de Borie Brut.
- La Borne et Cul de chien.
- De la Borne à Touvent.

NEUVIEME BALADE

- Présentation de ma neuvième balade.
- Touvent point de départ de la rando.
- Le château de la Roussie.
- L’Allée, la Bonnélie.
- Panorama autour de l’Allée.
- Les fins fonds de la Roussie
.

AP

L'ARRIERE PAYS (4° partie)

DIXIEME BALADE.

- Présentation de ma 10° balade (Sur les traces de la voie oubliée).
- Fosse Rouge (point culminant de la commune).
- Sept Fonts, les Cailloux, Sébrat.
- Prieuré de Sept Fonts, les Chabannes.
- La palombière des Chabannes.
- Michoux et la voix oubliée.

ONZIEME BALADE.

- Présentation de ma 11° balade (à travers fiefs et borie).
- La Borie, le Bost (visite d’une ancienne propriété).
- Clos Fournier et Réjaillac. (le Champcevinel rural).
- Bureau, la Séparie.
- L’Herbétie et on cadre bucolique.
- De l’Herbétie à Prunier.
- De Prunier à Vigier.
- Vigier restauré.
- Promenade dans le vallon de Vigier.
- Fleurs, champignons et insectes à Vigier.

AP 1

DOUZIEME BALADE.

- Voyage aux fins fonds du territoire.
- En route pour le Lac Lagraule.
- Du Lac Lagraule à La Fouillarge.
- Sourbarie.
- De Sourbarie à Vigier.

TREIZIEME BALADE.

- Présentation de ma balade.
- Le Lac, les Brousses.
- Le Bos Carat.
- La Combe.
- Les Prades.
- Les Sarthes.
- Foncrose.
- Le Clédier.
- Les Moussouses, les Mathieux.
- Les Bouboux.

AP 2

AUTRES LECTURES

- Anciennes limites Sud de la commune (Combe des Dames à Périgueux).
- Cahier de doléances et de remontrances.
- Anciennes limites Sud-Ouest de la commune. (Chancelade et Périgueux).
- Habitants de Champcevinel en 1936 (tous les noms selon le recensement).
- Champcevinel, ultime décennie du 20° siècle.
- Figures de la commune.
- Mares et étangs de la commune.
- Eau, puits, sources et fontaines de la commune.
- Croix et Calvaires de la commune.
- La Polonaise de Champcevinel.
- Habitants de Champcevinel en 1954
(tous les noms selon le recensement).

- Le 55° Tour du Limousin à Champcevinel et histoire du cyclisme au village.
- Rétro photo du Tour du Limousin à Champcevinel.
- Le nouveau Peyrinet est arrivé (un lotissement et des patates).
- Saillantrou Bas, un ancien lieu-dit de la commune.

- Foncrose inondé.
- Cap Blanc, un château bien caché.

- TABLE DES TITRES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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7 septembre 2015

SURVOL DES FAUBOURGS SUD DE CHAMPCEVINEL

- Revenir sur ma 6° balade (présentation)
- Les fours à chaux
- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon

- Le petit Pouyaud, le Pouyaud, Chante Coucou

-
La Grange

faubourgs et lieux-dit vus de la Meynie

Depuis la Meynie à Trélissac, vue sur le sud du bourg ci-dessus
et sur la zone Nord ci-dessous avec le téléobjectif

zone Nord du bourg aperçue de la Meynie

vue de Fosse Rouge en août

Vue depuis Fosse Rouge en juillet avec en toile de fond le clocher et les territoires de l'Ouest

vue en octobre depuis le poste Télécom

Vue en octobre sur le bourg, sa périphérie depuis le Pylone Télécom de Fosse Rouge

CARTE

- C’est la deuxième partie de mon voyage dans Champcevinel qui s’achève ici. Après la visite du Bourg, nous venons de visiter toute la région qui se situe entre Périgueux et le centre du village. Je vous offre juste ces quelques clichés de ces balades, vues d’un point haut de la commune. Et prochainement place à la troisième partie, celle des territoires de l’Ouest, autrement dit toute la zone qui se situe à l’ouest de la route départementale d’Agonac que nous allons visiter en plusieurs balades et dans le même style que celui que nous venons d’achever. (ci-contre plan simplifié de visite. Pensez à cliquer sur l'image pour agrandir)

CHAMPCEVINEL - SURVOL DES FAUBOURGS SUD - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Les Territoires de l’Ouest

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4 mars 2015

LES GRANGES

DE SAILLANTROU CAP SUR LES GRANGES 

carte des Granges

- Présentation de ma 3° balade
-
Maison Rouge

- La Chataigneraie

-
Le Petit Maine, le Maine et Saillantrou

 - Je quitte Saillantrou et ses bois pour remonter en direction des Granges. Mais la toponymie me permet de rappeler ce qu’est Saillantrou : c’est un lieu où se trouve peut-être encore une source, ou un cours d’eau qui jaillit d’un creux, d’une anfractuosité. Et c’est en remontant justement le vallon, que je rencontre ce trou d’eau (voir ci-dessus localisation sur la carte et photo ci-dessous de juin 1996) qui est lui-même peut-être à l’origine du nom du lieu-dit. Ici il y a du rocher et de l’eau, soit deux éléments qui peuvent expliquer cela. Toujours est-il que c’est sans doute ici que les biches vues il y a quelques jours viennent ici pour s’abreuver.

mare de Saillantrou

- En remontant le plateau en direction des Granges, j’aperçois le hameau de Longueville, à travers les arbres (photo novembre 96). Mais pas de commentaires, ils seront donnés lors de mon passage au cours d’une autre balade.

LONGUEVILLE

- Il faut savoir que dans la commune de Champcevinel, il existe plusieurs lieux-dits où le mot "grange" est donné. Nous avons "Aux Granges" (à côté de Cap Blanc et déjà visitées) "les Granges", lieu de notre visite et "La Grange" à l’Est de la commune. Ceci étant dit, nous voici maintenant au sommet de notre vallon où se trouve cette mare (photo juin 1996). Selon les dires, cette mare n’a jamais été connue asséchée par la rigueur du temps. Aujourd’hui elle sert d’abreuvoir à un troupeau de limousines. Autrefois et au printemps, les jonquilles s’y cueillaient abondamment ce qui prouve que nous sommes sur un lieu humide, chose rare sur une hauteur…

mare des Granges

- En automne, les chênes (ci-dessous) qui entourent la mare prennent de belles couleurs (photo novembre 1996).

arbres aux Granges

Les Granges

 - Les Granges sont trois métairies appartenant au domaine de Borie-Petit. Aujourd’hui elles sont restaurées en devenant même très coquettes. (photo juillet 1996) Autrefois de nombreux métayers sont venus y habiter pour travailler les terres du château. C’était l’époque où l’on déménageait en attelant les bœufs à la charrette. Il y avait peu de meubles : table, chaise, lit, armoire et buffet, si bien qu’un seul voyage suffisait. Pas de frigo, pas de gazinière, tout se faisait au feu de cheminée…

Mai d'élu aux Granges

 - Le mai du conseiller vient témoigner l’attachement des gens aux traditions du pays (photo septembre 1996).

marronnier

- Les Granges c’est aussi ce magnifique marronnier qui force le respect par son envergure régulière et son éclatante santé (photo octobre 1996).

pommiers des Granges

- C’est aussi et encore des pommiers capables de vous donner des fruits sains et venus grâce au bon air du plateau (photo septembre 1996).

villa des Granges

- Plus loin, cette maison bourgeoise éveille mon esprit. Primitivement, c’était un plain pied avec des dépendances pour les bêtes et le matériel. (photo septembre 1996). Les anciens prétendent que d’un de ses hangars, il partait un souterrain jusqu’au château de Borie-Petit. On transportait même dans ce boyau des barriques de vin, jusqu’au chai du comte…

debet (ferme)

- Au milieu d’une prairie, l’ancienne ferme des Debet reste là avec son mystérieux passé et surtout pour sa place privilégiée sur le plateau, véritable sentinelle pour surveiller les allées et venues entre l’église du bourg et le château (photo septembre 1996).

citerne des granges

- Aujourd’hui cette ferme est transformée. Seule sa grange et ses vieilles pierres témoignent que certainement de nombreuses générations de métayers se sont succédé pour travailler les terres. Sur le côté de la cour, on découvre un puits. Vu l’imposante margelle, c’est sans doute une citerne à eau (photo septembre 1996). Cette supposition peut se confirmer, puisqu’un puits avait été creusé au milieu du pré de ce plateau, par le comte de Chasteigner (voir balade de la Châtaigneraie).

calvaire des Granges

- Je parviens au final de mon étape avec ce calvaire qui aurait été conçu avec les pierres de l’ancienne église construite entre le 16° et le 17° siècle (photo septembre 1996). Ces monuments en forme de croix évoquent les épisodes de la Passion. En 1598, ils furent érigés pour conjurer la peste. Nombreux sur les bords des chemins, parfois détruits ou abandonnés, ils ne sont plus remplacés, les habitants n’ayant plus la foi de leurs aïeuls. Sur la commune il en existe encore comme à Bricard, Borie-Petit, Penlèbre et Sept Fonts. D’autres ont disparus dont ceux construits sous les ordres de la noblesse du château de Borie-Petit…

vu depuis les Granges en hiver

- Deux mois après, la neige et l’hiver sont là. Ni hommes, ni bêtes ne sortent. Seules les cheminées révèlent la vie cachée du bourg. La plaine, les haies, les arbres, semblent morts, tués par le froid (photo janvier 1997).

maison Debet

ferme des Debet

- Quatre mois après je retrouve le plateau des Granges avec un épais tapis d’herbes où flambaient les pissenlits et une variété de renoncules (photos avril 1997).

vers les Granges

- Les noyers au bord de la route des Granges, étaient chargés de leurs fleurs à chatons, un nouveau cycle de la nature débutait après la mort de l’hiver si rigoureux en cette contrée (photos avril 1997). Le maréchal de Champcevinel a été un des derniers qui a ramassé les noix, selon une convention avec le château de Borie-Petit. C'était le temps où l'on faisait l'huile de noix au moulin de Rochevideau (commune de La Chapelle-Faucher), pressée conclue par un bon casse-croûte à base de grillons, de rillettes et de boudins, le tout arrosé par un Bergerac sans oublier le café et sa goutte, histoire de prolonger cette belle fête.

métairie restaurée des Granges

- Nichée dans son parc, cette maison devenue résidence se préparait à accueillir ses hôtes pour des vacances vertes parmi les bois et la verdure de cette campagne calme, paisible et vivifiante (photos avril 1997).

Les Granges - promenade équestre

Les Granges : promenade équestre des enfants sur le chemin en direction de Peyrinet

NOTA :  Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient aux Granges en 1936.
- Longueville Etienne, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Marie et ses deux enfants soit quatre personnes.

- Peyrat Jean, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Rose et leur fils soit trois personnes.
-
 Cavillac Elie, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Louise, la mère de Elie et ses trois enfants soit six personnes.
Total : 13 personnes pour trois maisons tous métayers du château

CHAMPCEVINEL - LES GRANGES - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : 4° Balade sur la route du clocher
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4 décembre 2014

PARCOURIR CHAMPCEVINEL (deuxième partie)

2° partie de Parcourir

- On dit que le nom de Champcevinel sent bon le pâturage. Et comme son nom champêtre l’indique, la commune nous offre bien une terre de paysages composés de coteaux, de près, de champs et de bois. Lorsque l’on prend de la hauteur, on découvre un panorama varié et au lointain sur cette bosse haute de ses 205 mètres, on devine le bourg planté autour du sempiternel clocher. Mon observatoire se situe ici au premier étage du pylône Télécom de Fosse Rouge, soit à près de 250 mètres d’altitude. De ce poste, on embrasse une vue remarquable sur le village et la campagne environnante. Vu de haut et bien que la commune touche sur le Sud de la ville de Périgueux, on a la divine surprise de constater que le relief vient tromper cette apparence de banlieue, puisque notre territoire semble entouré sur cette direction par une véritable couronne de bois. De ces bosquets de La Grange au premier plan, se succèdent ensuite les bois de Chante-Coucou, puis un manteau forestier sur les hauteurs de Penlèbre, Barbe, Maison-Rouge, Peyrinet, Borie-Petit, Les Moussouses, etc… Ainsi sous mes yeux se déroule une partie de ce paysage que nous allons parcourir pour en découvrir les moindres parcelles, sans oublier toutes celles nichées dans les vallons et qui sont invisibles de ce point culminant de la commune où je me trouve. Nous sommes en été de l’année 1996 et sous ce ciel bleu, les arbres, les près, les maisons ont l’apparence de se reposer dans une paix silencieuse.
- J’ai baptisé toute cette vaste zone "Les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit". Mais avec du recul, j’aurais pu sans doute l’appeler "entre la ville et le bourg". Mais restons-en sur ma première impression et voyageons ensemble sur la toile, à la découverte de cette belle campagne…

CHAMPCEVINEL - LES FAUBOURGS, SES REDIDENCES ET BORIE-PETIT © BERNARD PECCABIN
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Prochain article :
Balade sur un trésor, l’eau à Champcevinel
 

8 avril 2015

BOISSET (commune de Champcevinel)

- Relire l’exposé sur cette 4° balade.
- Les Vignes
- Visite de Boisset

- "Les Vignes" c’est du côté droit de la route qui mène jusqu’au bourg. Sur la gauche, se situe Boisset avec ses belles périgourdines qui succèdent aux pavillons proches de la ville de Périgueux. Ici les maisons ont pris les couleurs du Périgord avec leurs toits de tuiles et les niches qui donnent un cachet particulier à ces habitations modernes (photo octobre 1996).

villas de Boisset

autres villas de Boisset

- Mais il y a surtout cette maison ancienne de Boisset qui date de la fin du 17° siècle et du début du 18° siècle et dont la galerie et les fenêtres à meneaux nous replongent dans le passé (ci-dessous photo juin 1996). D’après la toponymie, Boisset est un lieu couvert de taillis ou de petits bois.

entrée de Boisset

Demeure de Boisset

- Boisset a été le fief des Lascoups, puis aujourd’hui celui de la famille de Beaucé. A vrai dire Boisset est une maison de maître, une ancienne propriété, un peu comme celle des Vignes qui lui fait face, avec la différence qu’ici la noblesse a certainement occupé ces murs (photo octobre 1996).

Boisset en octobre

 - En parcourant les registres paroissiaux on peut lire entre autre pour l’époque allant de 1674 à 1739, le baptême de Pierre, fils de Jean Tamarelle, seigneur de Boisset et du Breuil, avocat à la cour et de Marie-Antoinette Dalvy, son épouse. Sur le registre de 1730 à 1759, on retrouve le baptême de Gabrielle, fille de Jean Tamarelle, sieur du Breuil et de Boisset et d’Antoinette Dalvy, demoiselle. Puis sur celui de 1760 à 1792 on y voit le baptême de Mathurin, fils de Messire François de la Salle, écuyer, seigneur de Chabarlen et de dame Madeleine de Lascoup, habitant Boisset. Comme les pierres, Boisset possède donc son histoire et les registres de la paroisse attestent bien que ce fut un lieu privilégié de la noblesse (photo octobre 1996).

vue générale de Boisset

Vue générale de Boisset

vue de Boisset

Vieilles pierres à Boisset

vigne vierge de Boisset

- Côté Ouest, la vigne vierge recouvre les vieux murs de l’habitation (photo octobre 1996).

cèdre de l'Atlas à Boisset

 - Et puis dans le parc cet comme dans toutes les maisons de maître, il y a le cèdre, qui symbolise une certaine puissance. M. Aubisse de la propriété d’en face, me précise que c’est un cèdre de l’Atlas (photo octobre 1997). Nous apercevrons cet arbre de bien loin au cours de notre balade...

crocus à Boisset

- Au pied d’un chêne et toujours dans le parc de Boisset, les crocus forment un tapis parmi les pierres anciennes rassemblées ici comme des reliques du passé (photo octobre 1996).

NOTA :  Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient à Boisset en 1936.
- Faure Jean-Baptiste, métayer de M. de Beaucé, son épouse Léontine et leurs trois enfants soit cinq personnes.
Total : 5 personnes pour une maison tous agriculteurs

CHAMPCEVINEL - BOISSET - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Barbe

23 octobre 2014

TRADITIONS DU XIX° ET XX° SIECLE (4° partie)

battageLe battage du blé : Il durait environ un mois sur la commune, réunissait à tour de rôle les habitants autour d’un gros repas, confectionné uniquement des produits de la ferme. L’on procédait à trois battages par jour et la batteuse tirée par des vaches, se déplaçait d’une propriété à l’autre. Chacun avait un rôle particulier : l’engrainage, la confection du pailler, le transport des sacs sur l’échine. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Vigne à Barbe

 Notre photo : Vigne de Paul Marquet près de Barbe (septembre 1996)
Les vendanges : Dans les vignes, qui constituaient une des premières ressources agricoles, se retrouvait une troupe d’environ vingt-cinq personnes composée d’une majorité de jeunes, famille, voisins et amis. Souvent les plaisanteries fusaient avec les rires et il n’était pas rare que quelque belle voix entonnât un refrain que tous reprenaient en chœur… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Travail de la vigne au Pouyaud

 Notre photo : Une vigne près du Pouyaud encore travaillée, mais aujourd’hui disparue (octobre 1996)

La mort : Lorsque l’ancêtre atteignait le port et quittait ce monde, on le parait de ses plus beaux vêtements, qui n’avaient servi que dans les grandes occasions, et allongé sur son lit funèbre, une bougie allumée en permanence sur la table de nuit, avec le brin de buis sur l’assiette remplie d’eau bénite, il recevait la visite des parents et des amis qui venaient se recueillir… Le mort ne restait jamais seul et la veillée funèbre se poursuivait une ou deux nuits, jusqu’à l’inhumation. Les voisins se relayaient auprès des membres de la famille et pour tenir éveillé, on buvait du café. Peu à peu le sujet de la conversation dérivait et s’écartait un peu du mort… C’était le menuisier du village qui fabriquait le cercueil. La levée du corps avait leu à la maison et le cortège funèbre précédé par le prêtre et deux enfants de chœur, dont l’un était chargé de la croix, l’autre de l’encensoir, faisaient parfois plusieurs kilomètres à pied jusqu’à l’église, puis au cimetière. Les cordons du poêle étaient tenus par quatre personnes, hommes ou femmes selon le cas. Le retour avait lieu également en cortège. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

 

Maxime Simonet

Les notables du village : C’était le maire, le curé et l’instituteur qui lui remplissait bien souvent le rôle du secrétaire de mairie. On connaissait de plus trois familles nobles sur la commune (de Chasteigner à Borie-Petit, du Cheyron à Borie-Bru et de Mallet à Vigneras). (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Notre photo : Maxime Simonet ancien maire de la commune (1945-1977)

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (4° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)

26 décembre 2014

AUX GRANGES DE CAP BLANC (commune de Champcevinel)

Granges de Cap Blanc

- Présentation de ma 1° balade
- Relire l’étape précédente sur le Pigeonnier

- la
Monzie

-  La Quinquérinette

- "Aux Granges de Cap Blanc", la route d’Agonac déroule son ruban de bitume. Mais la présence toute proche de l’Etrier Périgordin (à cette époque) et du centre équestre "Péri-Cheval" de Foncrose nous permet de faire cette rencontre insolite, avec ce cavalier adepte de la randonnée.

carrefour Cap blanc

- Poursuivant ma marche dans cette combe, je marque une petite pause au carrefour de la route de Château-l’Evêque pour admirer l’immensité du massif forestier de Borie-Petit.

vallon près de la côte Durand

- Plus loin, un vallon avec un pré en longueur monte en direction du plateau de la commune. Des bornes jaunes nous signalent la présence d’une conduite souterraine de gaz sous pression.

Rando aux Granges

- Des hauteurs environnantes et déboisées, on peut apercevoir la zone d’activités économiques des "Granges de Cap blanc", composée d’une entreprise spécialisée dans l’agencement des magasins, du garage Fauconnet et de la scierie Testut vue déjà au pied de la Quinquérinette, lors d’un autre reportage.

le carrefour vers Château-l'Evêque

- En balayant notre point de vue, on découvre le "Bas Vignéras" photographié en automne avec ses couleurs et ses habitations regroupées autour du carrefour et de l’entreprise Donzeaud, spécialisée dans la fabrique des clôtures. Derrière ce petit nœud routier et cette concentration d’habitations, on aperçoit les collines boisées appartenant à la commune de Champcevinel et que nous découvrirons dans la troisième partie de notre longue randonnée.
- Près de la côte Durand, subsiste encore un cabanon avec son jardin d’ouvriers abandonné et dévoré par la végétation et la vigne. A l’intérieur, on aperçoit ce qu’il reste d’une époque où les gens avaient le courage de passer leurs congés, leur week-end ou une soirée d’été dans leur potager pour subsister ou vendre quelques légumes. Je pensais alors à cet abbé Lemire, qui le 21 octobre 1896 avait fondé avec l’accord de Louis Barthou, ministre de l’Intérieur, une ligue française du coin de terre et de foyer. Ici on venait se distraire, cultiver, se retrouver à l’air pur de la campagne. Et puis il y avait la cabane ou la baraque pour partager le casse-croûte du matin, offrir l’apéro à midi, ou manger en famille le soir. C’était tout une époque qui sous mes yeux foutait le camp avec le temps !

jardin aux Granges

CHAMPCEVINEL - AUX GRANGES DE CAP BLANC © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : la côte Durand
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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26 novembre 2014

5 AOÛT 1944 DANS LE CIEL DE CHAMPCEVINEL

- Si on se réfère au monument aux morts de la commune et plus particulièrement à la plaque apposée en l’honneur des deux aviateurs anglais tombés à Borie-Bru, on ne connaît pas vraiment l’histoire de cette journée du 5 août 1944, survenue deux mois environ après le débarquement des alliés en Normandie. Voici quelques éléments d’un témoin oculaire, celui de Jacques Besse, un des fils du Maréchal. Car l’histoire ne nous a jamais dit qu’il y avait eu deux avions, deux morts et deux hommes d’équipages parachutés…
Nos photos :
- Jacques Besse témoin oculaire du crashe
- Avion du type Mosquito
- Zone du crashe près de Borie-Bru
- Plaque commémorative au monument aux morts de la commune

- Témoignage de Jacques Besse âgé de 15 ans à l’époque

Jacques Besse

- Jeune adolescent, âgé de 15 ans, classé dans la catégorie J3 sur le plan du rationnement alimentaire, j’ai vu de mes propres yeux un avion de combat type "Mosquito" qui s’est écrasé sur la commune de Champcevinel à la bordure d’un bois de châtaigniers, près du château de Borie-Bru, le 5 août 1944.
- C’était une belle après-midi ensoleillée vers les 16 heures, je me trouvais dans la maison d’habitation de mes parents dans le bourg. Je jouais avec mon frère Yves, que j’avais enfermé dans le grenier avec une porte munie d’un crochet. Tout d’un coup les sirènes de la ville de Périgueux se sont mises à résonner annonçant l’arrivée des avions alliés qui venaient bombarder les voies ferrées et les ateliers de réparations de la SNCF. Alors que les bombes se mettaient à exploser, j’étais prêt à courir vers le jardin pour voir ce qui se passait. C’est alors que mon frère pris de peur dans le grenier, se mettait à hurler pour lui ouvrir. Je rebroussais chemin afin de le libérer.

Mosquito

- Puis nous courrions vers le fond du jardin potager jouxtant notre maison. J’ai vu effectivement un avion de combat anglais, amorçant un large virage. Celui-ci trainait à l’arrière un important panache de fumée noire et blanche. Il était suivi par un autre appareil du même type. L’avion en difficulté larguait deux bombes à ailettes qui n’ont pas explosées, près de la ferme de Monsieur Chatenet au lieu-dit la Séparie. Après la libération, celles-ci ont été déterrées de plus d’un mètre de profondeur par quatre prisonniers de guerre allemands et deux sous-officiers artificiers français qui les ont désamorcées. Puis deux aviateurs sont tombés en parachute sur le bois du Château de la Roussie, propriété de Monsieur Tuffier ancien chirurgien.
- J’ai su par la suite que ces parachutistes rescapés de leur appareil ont été récupérés par le réseau de la résistance Samson. L’avion britannique en détresse continu lui son vol et s’écrase en explosant derrière le château de Borie-Brut à la bordure d’un coin de bois. L’appareil qui le suivait a tourné plusieurs fois au-dessus de lui, pour lui rendre un dernier salut. Les explosions des bombes et des balles de mitrailleuses que contenait l’avion ont duré plus d’une heure.

crashes à Borie-Brut

- Ces deux avions de la Royal Air Force avaient mitraillés un train entre Saint-Astier et Razac sur l’Isle, avant de gagner Périgueux. Là, ils s’attaquent aux ateliers de la SNCF du Toulon, mais l’un piloté par Alan Ernest Wraight (lieutenant et pilote de carrière) avec à son bord John Leslie Wilson (sergent-chef de réserve et navigateur) qui volait très bas, touche les fils de haute tension. La queue du fuselage de l’appareil heurte ceux-ci, ce qui occasionne un court circuit et un déséquilibrage de l’avion qui s’écrase au Nord de Périgueux, comme déjà mentionné.
- Dans l’après-midi du lendemain, je me rends avec mon frère Michel sur les lieux de l’accident pour voir les restes de l’avion, là où il était tombé. En traversant un champ, avant d’aborder la route d’Agonac, je vois arriver vers nous un homme d’une quarantaine d’années, portant une chemise et un pantalon golf. En arrivant à ma hauteur, celui-ci m’interroge si j’avais vu des parachutistes tombés de cet avion. Je lui réponds que non, et qu’on avait retrouvé deux morts.

plaque à la mémoire

- Comme nous étions dans une période trouble et anxieuse, je me suis méfié de cet homme. Celui-ci me dit que cet appareil avait un équipage de quatre aviateurs. Il questionne même mon frère qui a répondu par la négative également. Il est parti et a rejoint son véhicule sur le bord de la route d’Agonac.
- Avec le recul du temps, je pense encore que mon interlocuteur devait être un agent au service de l’ennemi à la recherche de ces deux parachutistes anglais. Je ne voulais pas dire absolument où ils étaient tombés, afin qu’ils ne soient pas faits prisonniers. Après cette entrevue, nous nous somme dirigés à l’endroit où l’avion s’était écrasé. Nous avons eu une terrible vision qui s’offrait à nous. La carlingue et les moteurs de l’appareil étaient pulvérisés. Les débris jonchaient tout autour de ce coin de bois qui avait pris feu par les explosions. Il restait la queue du fuselage en très mauvais état.
- La veille, soit le jour de la chute, les troupes d’occupation allemandes avaient récupérées les corps des deux morts vers la ville de Périgueux où ils étaient en garnison. A notre retour au foyer, nous racontons à nos parents les péripéties de notre après-midi, surtout la discussion avec cet homme inconnu et suspect qui nous avait interrogés. Avec mon père, nous sommes allés voir Monsieur Tanneux, maire de la commune de Champcevinel pendant plus de 30 ans. C’était un homme très cultivé, avenant, rentier de son état, qui faisait parti de la Résistance.
- Monsieur le maire m’a écouté et m’a dit que j’avais bien agit dans la prudence et m’a réconforté en me disant de ne pas m’inquiéter, ouf… ! Ces deux aviateurs ont été enterrés au carré militaire du cimetière du Nord à Périgueux.
- Une plaque commémorative est apposée au monument aux morts au bourg de la commune de Champcevinel avec l’inscription suivante :

"A la mémoire de l’équipage du Mosquito de la Royal Air Force tombé à Borie Bru le 5 août 1944.
WRAIGHT - A.E. FLYNG Officier pilote
WILSON - J.C. FLIGHT Sergent navigateur
- Le 29 septembre 1991 a été inauguré la rue Wilson et Wraight au bourg de Champcevinel. A la suite de ces évènements, j’ai toujours eu une pensée émue pour ces jeunes aviateurs qui sont venus mourir en combattant sur notre sol de France pour nous libérer du joug de l’envahisseur nazie que nous subissions pendant quatre années.

- Autres renseignements connus sur cet épisode de la guerre
- Selon d’autres sources d’information, l’avion aurait été touché par la défense anti-aérienne allemande à Périgueux. Wraight le pilote, officier de réserve était âgé de 23 ans et habitait Souhampton. Wilson, sous-officier de réserve, originaire de Manchester avait 28 ans. Ils avaient décollé de la base de Predannack, une base du sud-ouest de l’Angleterre, mise en service en 1941 pour se défendre contre les raids de la Luftwaffe. Ils appartenaient au 151° escadron de la Royal Air Force. Ils avaient pour mission la recherche de cibles ennemies.
- Ces deux aviateurs ont été d’abord inhumés au cimetière de Champcevinel puis au carré militaire du cimetière du Nord de Périgueux. Ils reposent au carré 9 tombe 1 et 2.
- S’agissant de la personne qui a interrogé les deux gamins sur les bords de la route d’Agonac, il s’agit certainement d’une personne de la Gestapo. Quatorze jours après, Périgueux était libéré...

cimetière du nord

Notre photo : Sépulture des deux aviateurs au cimetière du Nord à Périgueux
- Lire aussi crash d’un avion sur Borie Bru sur ce lien

CHAMPCEVINEL - 5 août 1944 dans le ciel de Champcevinel - © BERNARD PECCABIN

13 novembre 2014

LA VIE DANS LA COMMUNE A LA LIBERATION

Travaux des champs
Au début du XX° siècle, l’agriculture ne s’est pas encore spécialisée. Chaque ferme fait de tout : des céréales, de la vigne, des vaches, des brebis, des volailles, parfois des chèvres… Attelés à la charrette, les chevaux servent de moyen de locomotion, et attelés à la charrue, d’outil de labour. Mères et filles s’occupent de la basse cour, de la traite du lait et des menus travaux occupant les soirées : tri des haricots, des châtaignes, ou petits pois à écosser… Pères et fils se chargent des travaux lourds, dans les champs aidés selon la saison et la taille de l’exploitation par des voisins.

andaineuse ou rateleuse

Journée de l’agriculteur
La journée se fait au rythme du soleil. On se lève tôt en été, tard en hiver et on se couche peu après la nuit tombée. Pas question de brûler de la lumière tous les jours, ça coûte. En été par exemple, on prend une boisson chaude au lever, vers 5h30, avant de s’occuper des animaux de la ferme et de leur donner à boire et à manger. Un travail auquel on n’échappe pas , à accomplir tous les jours de la semaine, toute l’année et par tous les temps. Ceux qu’il faut traire (vaches, chèvres, brebis) le sont vers 6h00. Vers 9h30, nouveau petit-déjeuner (casse croûte) plus consistant celui-ci : du pain, du fromage, des rillettes, du jambon, des pommes… le tout arrosé d’un petit coup de rouge. Puis départ pour les travaux des champs  avec une musette et un tonnelet individuel pour la boisson. Retour à midi, pour le déjeuner, suivi parfois d’une petite sieste. Puis les hommes repartent vers les champs. En fin d’après-midi, ils doivent s’occuper des bêtes, les traire, leur donner à boire et à manger, les rentrer pour la nuit pour celles que l’on avait mis au vert… des tâches qu’ils partagent avec les femmes de la maison. Le dîner clôture la journée. Il est suivi d’une veillée plus ou moins longue en fonction de la saison et rassemblant parfois les voisins. Les villageois sont comme une grande famille où tout le monde se connaît et s’entraide, même s’il y a des tiraillements de-ci de-là.

charrette de foin

Quand le temps est mauvais et qu’il n’est pas possible d’aller dans les champs, le cultivateur reste chez lui et bricole ou répare ses outils. Y compris les premières machines agricoles, parce que c’est encore simple. L’art de la mécanique, c’est à cette époque le fil de fer et le marteau. La plupart des outils se transmettent de père en fils.
Trois générations sous le même toit de la ferme
Dans les fermes, les exploitants et les métayers vivaient sous le même toit avec leurs beaux-parents, mais aussi avec le pépé et la mémé. On produisait tout. Il n’y avait jamais de repos, jamais de dimanche, sauf pour aller à la messe ou pour recevoir la famille. Vers 1950, la situation a quelque peu évolué avec l’élevage des volailles que l’on pouvait vendre au marché.
Le métayer
C’est celui qui partage à demi les récoltes avec le propriétaire de l’exploitation. Paysan pauvre et sans terres, il n’a que ses bras et son courage à offrir. Son statut précaire ne l’incite guère à faire évoluer le domaine. Dans la commune, nombreux étaient les métayers, en particulier autour de Borie-Petit.

Un métayer n’aurait pas volé une épingle à une voisine, ni gardé le moindre objet emprunté sans le rendre. Néanmoins, tous leurs principes étaient oubliés lorsqu’il fallait donner au propriétaire la moitié des récoltes. S’il y avait soixante sacs de noix, le métayer en déclarait quarante, les sacs détournés allaient sans doute leur permettre de passer un moins mauvais hiver.
Les batteuses
Lorsqu’elles arrivent au 20° siècle, ces énormes machines impressionnantes passent alors de ferme en ferme pour battre les gerbes qu’on y a rassemblées. Pour une petite ferme, la batteuse travaille une journée ou une demi-journée seulement, mais il faut là encore beaucoup de monde pour aider. Il faut une vingtaine d’hommes : deux installés en haut de la machine qui y enfournent les gerbes que d’autres leur tendent, d’autres pour ligoter la paille, les plus costauds enfin pour lier les sacs de blé (50 kg minimum) et les monter au grenier. Tout cela dans un bruit de moteur à vapeur et dans une nuée de poussière de paille. Rien n’est perdu ! La paille séchée sert de litière aux animaux l’hiver et les balles (coques de épis) sont données aux lapins. Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale qu’apparaissent dans les exploitations petites et moyennes les moissonneuses-batteuses : faucheuses, lieuses et batteuses à la fois.

Le vendangeur
La commune a occupé beaucoup de son temps à travailler la vigne. C’est tout le village qui pouvait ainsi autrefois aider aux vendanges. Car quand il faut vendanger, tout le monde s’y met, le propriétaire, la maîtresse de maison, les grands-parents, les enfants. Si la vigne est plus étendue, on fait appel aux amis, aux voisins, aux cousins, auxquels on rend parfois la pareille le moment venu. Sur place, dans les vignes, le travail se répartit entre coupeurs, hotteurs et pressureurs.
Les coupeurs font tomber les grappes dans un panier à l’aide du sécateur. Ce travail est réservé aux plus âgés, aux femmes et aux enfants, car il ne demande guère de forces. Il est pourtant fatigant car mené accroupi, dos courbé, genoux pliés, rangée après rangée, d’un cep à l’autre…

Le portage des hottes reste un travail d’hommes. Le préposé déverse le contenu dans une charrette placée à l’extrémité du champ. La charrette va jusqu’au pressoir ensuite pour déverser le contenu.
Le foulage du raisin est remplacé par le pressoir en bois avec son pas de vis. Plusieurs hommes se relaient à la barre pour tourner le pressoir.
Le repas des vendanges est toujours bien arrosé. Puisqu’on a des vignes, on a du vin ! Le dîner offre à tous une soupe et un plat copieux. De préférence du porc, pot au feu, ragoût, civet de lapin, volailles et des tartes de toutes sortes. Jusqu’à 1930, il était suivi d’un petit bal…

vendanges à champcevinel

La vigne, un dur labeur
C’est vers 1880 que les vignes bien alignées sur fil de fer font place aux plantations anarchiques d’antan. Après les travaux de taille, le vigneron donne fin mars début avril, un premier labour (travail fait à la main ou avec un cheval et charrue selon le contexte). Ce travail est pénible s’il est fait à la houe. En trois semaines, le paysan pioche deux hectares de vigne, aère la terre et détruit les mauvaises herbes. Début mai, il renforce les piquets et tend les fils de fer. Un second labour est donné, plus léger que celui de mars et qui se termine en mai. Après la floraison de la vigne, on rebine la vigne par un troisième labour où l’on retire toutes les mauvaises herbes. (Notre photo : des anciens de Champcevinel de retour de vendanges aux Brousses dans les années 50).
Le bouilleur ambulant
Le distillateur ambulant commence sa saison vers septembre et la termine en mai. Il installe son alambic près d’un point d’eau, parfois au centre bourg ou à l’écart des villages. Le bouilleur de cru trouve le gîte, le couvert et le bois de chauffe dont il a besoin. Les paysans ou producteurs apportent leur marc par charretées ainsi que les fruits fermentés. La rémunération s’effectue au litre. L’eau de vie produite est destinée à l’usage domestique, à la consommation de la famille, voire aux soins du bétail. Une loi fixe les droits de distillation. En 1948, il existait à Champcevinel des ateliers de distallation à Boisset, aux Mazades, Borie-Petit, Puyfaucon, Réjaillac, La Grange, la Lac, Jarrijoux, Penlèbre et Coutures.

Le marchand de peaux de lapins
C’est un petit métier qui a vécu jusqu’en 1970. Dans le village, on entendait un cri : "peaux de lapins, peaux de lapins, peaux !" Le marchand passait à pied ou en vélo avec un sac ou un bâton pour accrocher les peaux qu’il achetait en 1960 pour 0,10 f ou 0,15 F.  On sortait dans la rue pour lui faire signe. Il rentrait, soupesait les peaux, discutait et payait le prix sur lequel on s’était mis d’accord. Ces peaux étaient revendues ensuite chez les tanneurs et fourreurs locaux.

Claude Rebière

Le cantonnier
Autrefois ils n’existaient pas, puisque les routes étaient entretenues par le système de la corvée. Chaque travailleur devant alors y consacrer quelques jours par an. Par la suite et après la Révolution, les communes embauchent des employés municipaux. Le cantonnier entretient les voies en fonction de la saison : l’hiver, il faut déneiger, au printemps réparer les dégâts du gel et nettoyer les fossés, l’été faucher les bords, l’automne ramasser les feuilles mortes. L’étendue de la commune et le nombre de chemins et de routes nécessitaient  cet emploi. Le cantonnier pouvait aussi dresser des procès-verbaux aux pêcheurs illégaux ou à certains contrevenants. Il était aussi chargé de nettoyer la place du village, le cimetière, les abords des points d’eau communaux, faire payer les taxes dues à la mairie par certains propriétaires. (Notre photo : Claude Rebière ancien cantonnier de la commune)
Le croque mort
Cette fonction était effectuée par un membre du conseil municipal ou par le cantonnier. Lorsqu’il y avait un enterrement, le cercueil était fabriqué par Monsieur Sudret, le menuisier de la commune. On allait alors chercher le corbillard qui stationnait sous un hangar sur la place du village. Les enfants s’y amusaient souvent, s’en était ainsi.... On attelait le cheval de chez Bargain, et le cercueil était convoyé vers la maison du défunt, souvent avec des enfants installés dessus à l’aller, car les amusements et les distractions pour eux ne faisaient pas légion dans la commune. Au retour, le corbillard se dirigeait vers l’église et la cérémonie funèbre était souvent clôturée par un repas chez la famille de la personne décédée.

la châtaigne

La châtaigne
On a longtemps appelé le châtaignier l’arbre à pain, parce qu’il pousse sur les terres arides et que son fruit tient au corps, c'est-à-dire qu’il a une valeur nutritive équivalente à celle des céréales. Avec la pomme de terre, il constitue longtemps la nourriture de base des paysans et Champcevinel n’a pas échappé à la règle. Si bien que l’on retrouve ce fruit sur le blason de la commune, car c’est lui qui a sauvé la population locale de la famine sous l’Ancien Régime.
Les_anciens_habitants_du_bourg_de_Champcevinel (cliquez sur ce PDF)

CHAMPCEVINEL - LA VIE DANS LA COMMUNE - © BERNARD PECCABIN

15 octobre 2014

TRADITIONS DU XIX° ET XX° SIECLE (2° partie)

L’école : Sur la place du village se tenait l’école des filles et des garçons. Ne disposant pas de cour de récréation, les petits écoliers jouaient autour du puits sur la place du village, et le son de la cloche les ramenait sagement en rang pour reprendre les cahiers. Il semble que parfois, le maître d’école devait prolonger la sonnerie pour réunir tous les élèves qui s’étaient un peu trop égaillés. Les instituteurs de l’époque étaient Messieurs Bazinet (voir photo sur ce lien) et Duverneuil. La discipline était bien plus rigoureuse que de nos jours et les coups de baguette sur les doigts pleuvaient facilement. Il y avait seulement deux classes d’environ 20 élèves, où l’enseignement dispensé concernait les enfants de 5 à 12 ans. Pour faciliter la tâche du maître d’école, les plus grands prenaient en charge les plus jeunes, pour leur apprendre à lire. Le certificat d’études sanctionnait la fin de la scolarité vers l’âge de 12 ans. Seuls, quelques privilégiés pouvaient poursuivre leurs études, les autres restants au foyer pour s’occuper de leurs jeunes frères ou participer à l’exploitation de la ferme. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

école vers 1970

- L’école vers 1970 (lecture de gauche à droite)
- Premier rang : Cloarec, Lauseille, Parinet, X, X, X, Roubinet, Lagarde, X, Blandin, Ducouret et Gassert.
-
Deuxième rang : X, X, X, Réveillas, Lagarde, Fargeot, X, Dieuaide, X, Lagrange.

école vers 1971

- L’école garçons et filles vers 1971.
Au troisième rang (en haut) : Eric Dieuaide, Philippe Blandin et Thierry Réveillas
Deuxième rang (au centre) : Alain Ducouret, Hervé Blandin, Jean-Marc Trantanba, Jean-François Lauseille, Bernard Condaminas, René Parinet, Brigitte Cloarec, X, Martine Banizette, Patrice Ducouret, Patrick Condaminas.
Premier rang (en bas) : X, X, X, Marie Christine Blandin, Jean-Luc Cheron, Maryse Parinet, Maryline Lauseille, Monique Dieuaide, X, Maguy Henry, Patrick Cloarec, X.
- A compter de septembre 1967, l’école comprenait trois classes avec une seule direction. Les enseignants étaient Mme Dincq (1967), Mme Lascaux (1969), Mme Broit (1976) et Mme Granger (1980-92)

communion 1

La communion : Vers l’âge de 12 ans, avait lieu la communion solennelle qui regroupait la famille autour du communiant, tout raide dans son costume sur la manche duquel il arborait le brassard blanc à franges. Les filles qui ressemblaient à des petites mariées portaient sur la tête des couronnes de fleurs cueillies au jardin, qu’elles offraient au cours de l’office à la Vierge Marie. A cette occasion, petits et grands, vieux et jeunes, assistaient alors à la messe et aux vêpres qui avaient lieu en fin d’après-midi pour ne pas trop abréger le repas qui était généralement copieux et bien arrosé… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

communion

- La sortie des enfants de l’église Saint-Marc un jour de communion solennelle.
Pour les adultes : Il y avait le jeu de quilles sur la place mais aussi le bal du dimanche qui se déroulait "chez Julou". Celui-ci partait à pied avec sa canne et faisait le tour des familles dans les fermes pour les aviser que le bal se déroulerait après les vêpres. Les jeunes filles se rendaient au bal accompagnées de leurs mères, qui, assises sur les bancs qui entouraient la piste, suivaient d’un regard attendri les évolutions des danseurs et de leur progéniture en particulier… Il faut dire que pour venir danser, il leur arrivait de faire plusieurs kilomètres, souvent à travers bois… Chaussées de leurs sabots qui claquaient sur le sol glacé, elles trottaient avec entrain, éclairées par la lanterne qui se balançait… Elles apportaient avec elles les feutres qui glissaient si bien sur le parquet ciré de la salle de bal. Si par aventure, elles rencontraient des loups (M. Longueville précise que sa mère eût l’occasion de voir briller les prunelles phosphorescentes de l’un d’eux) elles retiraient leurs sabots de bois, qu’elles frappaient l’un contre l’autre, ce qui décontenançait l’animal, qui, généralement, restait à distance et finissait par s’éloigner. Dans le souvenir de nos amis, un seul loup aurait été aperçu vers le Clédier à l’occasion d’une messe de minuit qui réunissait pratiquement tout ce que le village comptait de personnes valides… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

bal salle des fêtes

- Bal dans la salle des fêtes (derrière l’église) dans les années 1975

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (2° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)

10 octobre 2014

FÊTES ET TRADITIONS DU XIX° ET XX° SIECLE (1° partie)

 

fête de la Saint-Marc

 La Saint-Marc : Au 17° siècle, les maires et consuls de Périgueux, précédés de sergents en robes éclatantes, porteurs de la bannière aux armes de la communauté, défilaient dans le village et jusqu’à l’église où ils assistaient à la messe, et participaient ensuite au repas traditionnel. Cent ans plus tard, c’est le bal du village, lieu où se nouent des idylles qui tient la vedette.

bal au bon accueil

- Par décision du conseil municipal en date du 5 mars 1896, la fête est fixée au troisième dimanche de mai. De nos jours, les festivités commencent le samedi soir et se terminent le lundi. En dehors du bal pour jeunes et vieux, il se déroule diverses épreuves sportives pour petits et grands. L’après-midi du dimanche, un nombreux public assiste au défilé des chars fleuris, accompagnés de danses folkloriques. De chaque côté de la rue principale, se déploie la foire à la brocante. Enfin après le feu d’artifice, la Reine ouvre le bal… Les tout-petits font un dernier tour de manège et la fête se termine tard dans la nuit, avec les flons flons de l’orchestre.

- Le lundi réserve différents jeux pour les enfants. Il y a eu aussi une époque où on bénissait les bœufs. Cette cérémonie se tenait à Borie-Petit chez M. de Chasteigner.

 

fête des cagouilles

- Ces derniers temps, on mangeait les cagouilles le lundi. On se souvient de ceux de la mère Besse "Au bon accueil". A compter de Pâques, toute la famille partait le soir avec une lampe électrique faire les fossés par le Clédier, Foncrose, les Sarthes et retour au bourg… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Naissance au 19° siècle : A cette époque, les enfants naissaient à la ferme, avec l’aide de la sage femme, hormis pour les cas difficiles où il fallait faire appel au médecin… Le bébé dont le bas du corps était alors

bourassou

enveloppé dans un bourassou, couchait dans le lit du couple, sur le bras de sa mère. Lorsqu’il atteignait 8 à 10 jours, un mois au plus, il était baptisé, car disait-on, s’il lui arrbaptèmeivait de mourir sans avoir reçu la Sainte Onction, il ne pouvait être admis au Paradis… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Baptême : c’est l’occasion d’une belle fête de famille qui se déroulait à la maison. Après avoir porté le nouveau né sur les fonts baptismaux, où l’on se rendait à pied, un copieux repas, composé la plupart du temps de volailles et produits de la ferme longtemps réservé à l’avance pour cette occasion, réunissait parents et amis autour de la table et la journée s’achevait ainsi joyeusement. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS - © BERNARD PECCABIN (à suivre)

17 septembre 2014

L’EGLISE DE CHAMPCEVINEL EN 1353 ?

- Cette image relève uniquement de mon imagination, de ce qui pourrait être l’allure de notre chère église à cette époque, fière et imposante, prête à résister à tous les assauts et à protéger dans sa nef les villageois apeurés, tel que c’est écrit sur le livre de Christiane Piboyeu.
- Au dessus de la nef il n’est pas impossible qu’il existait une salle refuge pour nos  villageois, par laquelle on accédait par une trappe, alors qu’à l’extérieur, certainement des fossés et des chemins de ronde parachevaient la protection de cette bastille.
- Loin dans la campagne environnante, apparaissait alors ce fort imposant, celui de notre Champcevinel oublié et disparu…

l'église imaginée en 1353

Un brin d’histoire - 1353 : le comte du Périgord, Roger Bernard fortifie l’église qui devient une bastille à tour crénelée, percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Il y place une garnison pour s’opposer aux anglais durant la guerre de Cent Ans. (Imaginons cette tour avec peut-être un chemin de ronde et des soldats en train de guetter de ce point haut et en direction du Sud).
Au cours de la guerre de Cent ans, Champcevinel occupait une place forte pour protéger la ville de Périgueux. C’est certainement pour cette raison que l’église devint une Bastille avec toute une garnison de soldats pour observer, prévenir et se défendre de l’envahisseur anglais. Cette forteresse construite en 1353 par Roger Bernard  comte du Périgord,  possédait une tour crénelée percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Elle avait alors l’entrée située côté cœur actuel, précédée d’un auvent reposant sur des colonnes dont l’une soutient actuellement la charpente d’un hangar de Fosse Rouge.
Au 16° siècle, l’église est incendiée. Vingt-sept personnes qui s’étaient enfermées dans la tour, périrent brûlées vives par les Huguenots (vers 1575). L’église fut reconstruite vers 1577 puis à nouveau vers 1875. (source : livre de Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".)

CHAMPCEVINEL - L’EGLISE en 1353- © BERNARD PECCABIN

15 septembre 2014

LES ARMOIRIES DE CHAMPCEVINEL

blason

- "Sur un fond couleur lie de vin, un châtaignier tenu par deux mains serrées qui symbolisent l’amitié".
- Telle la feuille d’érable qui appartient au drapeau Canadien, le châtaignier reste lié à l’histoire de Champcevinel. Que ce soit pour le bois comme pour le fruit, cet arbre bien du Périgord a contribué à procurer un certain confort aux paysans et à améliorer l’ordinaire lors des périodes difficiles de leur vie.
- La vigne destinée avant le 18° siècle à produire le vin aux bourgeois de la ville reste un trait d’union entre la passé et peut-être avec l’étymologie du nom de la commune (Champ de vignes selon certaines hypothèses non fondées).
- L’amitié quand à elle s’affiche par deux mains d’où émerge un châtaignier. Est-ce en signe de gratitude pour cet arbre généreux qui a donné une âme à la commune et l’a aidé à subvenir à ses besoins ? Toujours est-il que cette amitié s’inscrit dans le cadre d’une politique dictée par l’arrivée de nouveaux habitants qui viennent grossir la population de la commune mais aussi par une ouverture sur l’Europe avec le jumelage de Champcevinel et de la ville italienne de Castel Focognano.

(*) l’héraldique du blason de la commune ainsi présenté n’engage que l’auteur. Il se peut qu’une version officielle existe peut-être à la mairie.

CHAMPCEVINEL - LES ARMOIRIES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

12 novembre 2023

FONCROSE INONDÉ

PETITE CRUE DE NOVEMBRE 2023

combe sèche

La combe sèche qui longe la RD 3 qui nous amène de Périgueux à Agonac

- Lorsqu’on quitte Périgueux pour rejoindre Agonac, la route départementale 3 longe une combe sèche(1) et traverse les lieux-dits de Champcevinel comme Bas Vignéras, Pareynou, Foncrose et La Combe, avant de prendre de la hauteur vers la Roussie pour quitter ce vallon qui renferme dans son sous sol un mystère, celui de l’eau.
(1) combe sèche par opposition à la combe humide d’Agonac dans laquelle coule la Beauronne

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Le Foncrose et sa petite crue saisonnière

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 Foncrose inondée

- Nous avons déjà évoqué ce problème dans ce LIEN et aujourd’hui, on profite un peu des éléments météorologiques qui ont démontré à nouveau que l’eau circule bien sous terre, et déborde lorsqu’elle atteint un certain niveau comme les images le montre à Foncrose où la résurgence se réveille.

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 Prairies du vallon inondées en bordure de la RD 3

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Sorte de puits d'où jaillit l'eau venue de sous terre à Foncrose

- On peut dire que dans le sous-terrain de cette combe, il doit couler beaucoup d’eau, puisqu’après les années de sécheresse historique que nous venons de vivre, Périgueux et sa ceinture n’ont pas manqué d’eau potable. La source du Toulon sur laquelle repose le plateau de Champcevinel a continué d’alimenter la population… Donc nul doute de la richesse cachée qui s’écoule dans ce sous sol depuis toujours…

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Le Foncrose à hauteur du bas de la côte Durand file vers Périgueux pour se jeter dans l'Isle

CHAMPCEVINEL - CRUE DE FONCROSE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc

7 octobre 2014

LA COMMUNE SOUS LES SUNLIGHTS

Sous les sunlight

- Anne Bureau et Stéphane Carrétéro éclairagistes de talent illuminent le bourg en septembre 1998. Sous les sunlights on a pu admirer, le clocher, l’église et ses vitraux (ci-dessous) ainsi que les vieilles pierres. (photos septembre1998)

Vitraux de l'église sous les sunlights

CHAMPCEVINEL - SOUS LES SUNLIGHTS - © BERNARD PECCABIN

16 septembre 2014

LA VISITE DU BOURG

Visite du bourg

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