Revoir les étapes de la 4° balade :
- Ma 4° balade à Champcevinel (présentation, carte et itinéraire)
- Les Vignes (avec vue aérienne en 1960)
- La Rudeille et les Petites Alpes (avec carte de 1846)
- Boisset
-
Barbe

- Longueville et les Jarthes

rue Majoral Fournier

La rue majoral Fournier devenu une voie périphérique du bourg

- Et voilà la dernière portion du parcours de ma quatrième balade. Celle qui me conduit de Bricard jusqu’à Beausoleil, tout en évitant le bourg. D’ailleurs sur cette photo ci-dessous, on revoit quel était l’environnement de cette contrée en 1960 (photo aérienne). Un bourg et toutes ses maisons rassemblées autour du clocher, bien éloignées de Bricard et de cette rue qui est devenue depuis celle du Majoral Fournier.

Vue aérienne de Bricard à Beausoleil

- En arrivant à ce calvaire (photo octobre 1996, ci-dessus), on peut soit rejoindre le bourg par la gauche, soit continuer sur Beausoleil par la droite.

croix de Bricard

- En montant côté gauche, on arrive alors à l’atelier du charpentier-menuisier de la commune. Ici c’était l’atelier de Charles Sudret. L’homme qui faisait les cercueils, les meubles, sans doute les roues et bien sur les charpentes de cette époque. Entre le maréchal de Champcevinel et le menuisier, il existait une collaboration pour ces deux artisans dont l’un bien sur travaillait le bois, l’autre le fer. Souvent Charles Sudret mobilisait du monde pour livrer les cercueils aux domiciles des défunts. Et quand il s’agissait de partir au Lac Lagraule ou à Cul de chien, ce n’était pas une partie de plaisir... Et pourtant, à cette époque de l’entre deux guerres où la solidarité restait le maître mot, toute expédition si l’on peut dire s’achevait par un bon casse croute et de bonnes bouteilles.

Menuiserie de Charles Sudret

- L’ancien atelier de menuiserie de Charles Sudret

- Le bourg ramassé autour du clocher nous livre aussi ses secrets. Aux archives départementales, le recensement de 1936 nous apprend qu’il y avait seize maisons, treize cultivateurs déclarés rassemblant 63 personnes au total.
Les_anciens_habitants_du_bourg_de_Champcevinel (cliquez sur ce PDF)

Touvéras

- Vu de Fosse-Rouge, on distingue une partie du lotissement qui longe la rue du Majoral Fournier et les Touvéras, jadis occupée elle aussi par la vigne et ceci depuis les Jarthes (photo août 1996).

Vieux-Bricard

La vieille ferme des Marquet, ultime vestige avec la passé agricole de la commune

- Bricard est un lieu-dit qui existait déjà sous Napoléon. Le cadastre de 1820 en témoigne. Aujourd’hui, Bricard a pris le nom de Vieux-Bricard, pour se différencier des villas environnantes. Car c’est ici que se situait le poumon de cette propriété où vivait Martial Marquet cultivateur, avec son épouse Marguerite. De cette union naîtra Théodore qui prendra la succession agricole. En se mariant avec Julienne Dutheil, ils auront deux enfants (Gilbert et Paul). La toponymie de Bricard nous indique qu’il peut s’agir d’un endroit où résidait un homme un peu fou où d’une personne ainsi surnommée.

Touvéras bas

- Du bas de cette combe à Touvéras, je distingue les maisons de Mazoulet. Ce chemin en castines, qui part du bas du chemin de Jacquou, nous amène à Penlèbre et aux Basses Mazades (photo août 1996).

clocher vu de Bas Touvéras

- Les mouvements du relief me permettent de jouer avec le clocher dans ce vallon de Bricard d’où Claude Philippon décollait en ULM (photo août 1996), de par une piste aménagée sur la prairie.

ferme de Touvéras

- Dans cette ferme des Touvéras habitaient Louis et Marie Rebière, des métayers de M. Simonet qui ont eu Claude et Claudette, . Claude restera une ancienne figure de la commune comme garde-champêtre et cantonnier de Champcevinel. Les Touveras dans sa toponymie signifient un lieu en bordure d’un champ qui n’est pas labourée. Et comme Bricard, c'est une vieille ferme qui figurait déjà sur le cadastre de la commune en 1820.

écureuil surpris à Beausoleil

- Je poursuis ma route sur Beausoleil. Cet écureuil m’a tellement surpris, que j’en ai tremblé provoquant ce flou d’image bien involontaire. L’écureuil vient ici pour décortiquer les pommes de pin en les tenant entre ses doigts et en les faisant tourner devant ses dents pour dégager les graines qu’il affectionne (photo octobre 1996).

biches à Beausoleil

- Un après-midi d’octobre, entre Couture et Beausoleil, ce sont trois biches qui attirent mon attention (photo octobre 1996).
- L’histoire de Beausoleil est courte. Ce lieu-dit n’existait pas sue le cadastre Napoléonien et pas plus sur le recensement de 1901 du village. Mais en 1936, cet endroit était habité par deux familles de cultivateurs (les Chiorozas et les Simonet). Même plus tard, un maraîcher  (M. Cambou) y cultivera des légumes pour être vendus au marché… Sur la vue aérienne en haut de page, on distingue les champs d’asperges, juste en face de la mare de Fontroubade occupée autrefois par de nombreuses lavandières. Du bourg, les femmes venaient avec une brouette pour rincer leur lessive. Parfois, même, il fallait qu’une place se libère avant d’attaquer son linge.

ancienne maison de Maxime Simonet

- Ici subsiste la maison de Maxime Simonet, ancien maire de la commune. Beausoleil dans sa toponymie n’est ni plus ni moins qu’un lieu de la commune ensoleillé du matin jusqu’au soir…

Beausoleil

- De Fosse Rouge, j’aperçois Beausoleil terme de cette étape. Je distingue même la prairie d’où les biches se sont enfuies, puis le cimetière et enfin cette route des coteaux dont je me suis servi de limite pour découper le territoire de la commune (photo août 1996)

ma 4° balade

- Un panneau de signalisation résume alors mon itinéraire, ou presque…, celui de ma 4° balade que j’achève ici.

CHAMPCEVINEL - DE BRICARD A BEAUSOLEIL - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Ma cinquième balade à Champcevinel (Présentation)