Départ de la route Sud de la commune

- La rue Paul Mazy à Périgueux monte à n’en plus finir sur Champcevinel. Après le centre universitaire, on négocie un petit virage bordé de hauts murs, pour découvrir et déboucher enfin sur ce sommet tant espéré. Ici on pénètre dans la campagne et on laisse sans transition derrière soi la ville et son concert de klaxons, de bruits, d’odeurs et de fumées. (photo octobre 1997).
- Relire l’exposé sur cette 4° balade.

vue aérienne sud de la commune

- Vous trouverez ci-dessus la physionomie de l’entrée de la commune en 1960. Il s’agit d’une vue aérienne. Certes le cliché n’est pas de qualité, époque oblige,  mais il nous permet de voir tous les espaces cultivés de cette époque. Il existe encore à Périgueux un élément d’une ferme, celle des Chaminade qui se situe rue Clos Chassaing, juste après le collège portant le même nom. De cette ferme et jusqu’aux Vignes, il n’y avait que des terres cultivées (voir photo)… D’autres vues aériennes vous seront proposées, au fur et à mesure de cette balade… (cliquez sur l'image pour mieux découvrir)
NOTA : les vues aériennes ont débuté dans la région en 1945. Les cartes ont été ainsi actualisées au fil du temps et par de nombreuses missions. D’abord en noir et blanc, la couleur est venue agrémenter les clichés. Aujourd’hui, c’est grâce au satellite Spot que nous détenons toutes les informations avec une qualité de plus en plus appréciable…

LES VIGNES PORTE D’ENTRÉE SUD DE LA COMMUNE

Les Vignes

- "Les Vignes" c’est de par la toponymie un endroit planté ou occupé par la vigne. C’est précisément ce qui en était encore lors de la libération. Aujourd’hui, c’est une vaste prairie sur un versant, c’est comme un balcon, un observatoire sur la ville qui s’étire là, juste à nos pieds, avec cette combe des dames entièrement bâtie (photo octobre 1996). D’ici je distingue les limites entre la commune et la ville, matérialisées d’abord par la route du fond, puis par le long mur du cimetière du Nord qui s’étire jusqu’aux Romains (photo ci-dessous de novembre 1996).

la combe des dames vue des Vignes

Puyroger vu des Vignes

- Au lointain, le repaire de Puyroger semble seul, noyé lui aussi dans son cadre verdoyant à l’époque et d’où il lorgne l’incessant ballet des voitures des villageois et des citadins. En observant "les Vignes", je suis surpris par ce patrimoine naturel constitué par cette propriété où la prairie occupe un si vaste espace et qui permet d’emblée d’opérer la rupture avec la ville (photos ci-dessous d'octobre 1996).

autour des Vignes

demeure des Vignes

- "Les Vignes" c’est une ancienne maison bourgeoise du 18° siècle avec ses vieilles pierres, son pigeonnier, son toit, ses tuiles, son jeune cèdre de l’Himalaya (photo août 1996). Cette demeure bâtie au sommet de la côte observe la ville et semble installée là comme si elle assurait une sorte de protection avancée du village (photo juillet 1996).

demeure des Vignes bis

demeure et pigeonnier des Vignes

- "Les Vignes" ont été achetées bien après 1800 à une dame de petite vertu de Périgueux, d’après les propos de M. Roger Aubisse, propriétaire des lieux. Lors de l’achat, ses aïeux auraient trouvé dans les pièces de cette maison, huit lits… !!! Voilà pour la petite histoire. (photo août 1996).

pigeonnier des Vignes

- Ce magnifique pigeonnier d’époque, sert curieusement de WC de jardin. Il a été construit avec un arc trouvé au comptoir des chevaux à Périgueux et une arche de 1670 récupérée au Lac Lagraule (photo août 1996).

fers à chevaux aux Vignes

- Sur les poutres de cet auvent, quelques témoignages du passé où les chevaux remplaçaient la machine… Le maréchal de Champcevinel connaissait bien ces lieux. Lorsqu’il rentrait à pied de la ville, une halte s’imposait chez le père Aubisse qui offrait le verre de l’amitié. (photo août 1996).

Périgueux depuis les Vignes

- Depuis cette ancienne demeure, la ville de Périgueux apparaît comme si elle était sortie de terre, un peu à la manière d’un champignon. L’environnement a en effet conservé son cadre bucolique qui fait de Périgueux vu des Vignes, une ville dans la campagne. (photo août 1996).

ferme des Vignes

- "Les Vignes" c’est une ancienne maison de maître avec sa ferme occupée par des métayers venus de Bretagne en 1928. A cette époque, on recherchait dans le pays de la main d’œuvre pour travailler dans les terres, et la Bretagne certainement excédentaire envoya ainsi un contingent sur le Périgord. La famille Lochou occupait cette ferme et M. Aubisse me fit visiter cette habitation transformée maintenant en musée (photo août 1996).

if des vignes

- A l’intérieur, il me montre cet if trouvé dans l’ancien presbytère du village du village qui constitue une de ses pièces de collection privilégiée (photo août 1996).

bifaces et pointes moustériennes trouvés à Périgueux, Fosse Rouge et aux Vignes

- Au premier étage, les pierres du paléolithique et du néolithique me ramènent à la préhistoire et à la passion du propriétaire des lieux (photo novembre 1996). Voir ce lien pour d’autres informations.

épouvantail aux Vignes

- Dehors, une pie prise au piège sert d’épouvantail pour ses compagnes jugées trop nombreuses par le père Aubisse qui n’en finit pas de me raconter de nombreuses anecdotes sur le pays (photo novembre 1996).

verger des Vignes

- Je suis surpris de constater l’absence de vignes. Elles ont été arrachées comme partout dans tout le pays… Cependant, la carte Belleyme (sous l’ancien régime), nous la situe entre la Rudeille, Barbe et Bricard. Celle-ci descendait même jusqu’aux Basses Mazades. Une autre pièce existait sur le plateau, entre les Vignes, Boisset et le Maine, exposée face au soleil de midi et celui du couchant. Voilà pour l’histoire des Vignes, dont le nom reste aujourd’hui l’ultime mémoire de ce passé (photo septembre 1996).

mare des Vignes

- Cette mare a été creusée pour construire les murs de la ferme des métayers. Grâce aux pierres et à la terre, la maison a été bâtie et M. Aubisse ne manqua pas de me signaler qu’une mare dans le pays, c’est l’indice d’une construction dans les parages (photo novembre 1996).

NOTA :  Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient aux Vignes en 1936.
- Mirabel Eugénie, chef d’exploitation et ses deux enfants soit trois personnes.

- Lochou Jean-Marie, cultivateur et son épouse Marie et ses trois enfants soit cinq personnes.
Total : 8 personnes pour deux maisons tous agriculteurs

CHAMPCEVINEL - LES VIGNES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"

Prochaine étape : La Rudeille et les Petites Alpes