Carte de 1846

- Relire l’exposé sur cette 4° balade.
- Les Vignes
- Autrefois les voies de communication pour accéder au bourg étaient bien différentes de celles d'aujourd'hui. Sur cette carte qui date de 1846, on retrouve pourtant les mêmes chemins. Depuis la ville de Périgueux, il y avait la voie par le vignoble (aujourd’hui rue Paul Mazy), puis celle qui monte très fort des Petites Alpes à Barbe. La voie par le vignoble était peu fréquentée, car il fallait traverser beaucoup de campagne, ce qui était peu rassurant quand on se trouvait seul à une époque où le brigandage était devenu un rituel. Il n’y avait que Boisset et sa maison bourgeoise pour se rassurer, puis plus rien jusqu’à Barbe, si ce n’est des champs et des vignes à perte de vue... On montait alors plus souvent en passant par le vallon de la rue Combe des Dames bordé de jardins potager et de vignes, puis en montant droit pour déboucher à Barbe. Ce chemin existe aujourd’hui. Nous allons d’ailleurs l’emprunter dans le sens de la descente, pour se rendre des Vignes à la Rudeille, puis aux petites Alpes.

EN ROUTE POUR LA RUDEILLE

- A l’extrémité des Vignes, débouche un chemin herbeux, juste au virage qui débouche des Vignes et en direction de Barbe. C’était le raccourci idéal à la Libération et même bien avant pour rejoindre la ville. Ce chemin n'a pas été entretenu, certainement en raison de son dénivellé trop important. Une raison pour laquelle il a été oublié par les gens qui avec la motorisation naissante et la construction de maisons, passent par Boisset pour rejoindre notre capitale.  Autrefois, lorsque les gens de Champcevinel se rendaient à pied au marché, ce chemin constituait l’itinéraire privilégié pour éviter les lacets de la rue Paul Mazy et retrouver plus vite la partie habitée de Périgueux, autrement dit la civilisation. (photo juillet 1996)

carrefour entre les Vignes et Barbe

chemin vers la Rudeille

- Les jeudis, jour de vacance scolaire, les mères de famille, habillées de leur robe longue d’antan, descendaient ce chemin avec leurs enfants, en longeant le domaine des Vignes (photo juillet 1996).

Vers la Rudeille et sous les chênes

- Elles disparaissaient ensuite sous de magnifiques chênes dont la lumière ne parvenait pas à percer l’épaisseur des feuillages (photo juillet 1996).

mi chemin vers la Rudeille

- Que de souvenirs dans les mémoires des enfants que ce petit chemin, véritable cordon entre la paisible campagne et la bruyante agglomération, et où on se remémorait les scènes du marché, des boutiques, de la rue, à une période où "se rendre en ville" constituait une fête. Aujourd’hui le petit chemin se perd et longe des haies d’où les merles effrayés s’enfuient, mécontents de voir leur territoire découvert et troublé par notre passage (juillet 1996).

sureau à la Rudeille

- On longe alors la Rudeille, lorsque le chemin passe sous un magnifique sureau (photo juillet 1996) pour déboucher ensuite sur l’impasse des petites Alpes (ci-dessous).

les Petites alpes

la Rudeille

- La Rudeille c’est toujours le territoire de la commune avec cette ancienne ferme occupée jadis par Henri Pugnet, un métayer, son épouse Marceline et ses trois enfants. Depuis cette bâtisse a été entièrement restaurée. Comme toutes les habitations anciennes, elle cache une histoire, une vie, une époque (photo juillet 1996).

ferme restaurée de la Rudeille

- Côté toponymie, la Rudeille vient de rudélar, c'est-à-dire de rouler. C’est un endroit en faits en pente, à flanc de colline et qui évoque la culbute. C'est le cas de cette ancienne ferme accrochée à flanc de coteau. (photo juillet 1996).

impasse des petites alpes

- Du bas de l’impasse des Petites Alpes, on revoit l’itinéraire qui nous a conduit à la ferme des Pugnet. Tout là-haut, on aperçoit les Vignes et son pigeonnier perché qui semble veiller sur cette combe autrefois cultivée et plantée de vignes, aujourd’hui entièrement bâtie et partagée entre Champcevinel et Périgueux (photo novembre 1996).

les petites alpes et son lotissement

- Je cherche à prendre de la hauteur sur le territoire de Périgueux pour mieux découvrir le flanc Sud de Champcevinel. De l’impasse de Coubertin, se dégage les Petites Alpes et son lotissement et au-dessus la propriété des Vignes (photo août 1996).

panorama sur les Vignes

- C’est sur ces deux photos que l’on peut comparer la différence des saisons. En diagonale ci-dessus, on devine notre petit chemin perdu dans la touffe des arbres (photo août 1996). En automne (ci-dessous), on distingue vraiment son tracé jusqu’à l'ex ferme Pugnet. Au sommet on aperçoit la couleur verte du cèdre de l’Atlas de Boisset et à droite celui plus petit du domaine des Vignes, originaire de l’Himalaya (photo novembre 1996).

panorama sur les vignes en automne

les petites alpes et les Mazades

- En jouant avec mon objectif, le champ de vision me permet d’élargir le territoire sur les Vignes, la Rudeille et les Mazades (photo novembre 1996). Ci-dessous le domaine des Vignes, la ferme restaurée de la Rudeille et les hauteurs de Boisset, toujours vus depuis l’impasse de Coubertin à Périgueux (photo novembre 1996).

vaste espace des Vignes

les vignes au téléobjectif

- Au téléobjectif, j’aperçois le petit pigeonnier placé entre l’ancienne et la nouvelle maison des Vignes, comme s’il restait le trait d’union d’une génération de gens ayant vécu sur ces terres pendant près de trois siècles (photo août 1996). Ci-dessous, la ferme des Soudeix à Barbe semble isolée parmi les bois de chênes et de châtaigniers. Un vestige survit entre le passé et le présent, avec cette ancienne demeure qui n’est plus une ferme, de l’autre la nouvelle villa habitée (photo août 1996).

Barbe vu depuis Périgueux

les petites alpes de nuit

- De nuit, on devine l’arc de cercle décrit par la rue des Petites Alpes qui dessert son lotissement (photo décembre 1996).

petites alpes et mazades by night

- Plus à l’Est, le décor nocturne s’étend sur les Basses Mazades et la côte en direction de Chaumézie (photo décembre 1996).

les Mazades vues depuis les petites alpes

- Vues des Petites Alpes, les Mazades s’étirent le long de la côte qui conduit à Chaumézie (photo août 1996). Un coup de zoom et revoilà Puyroger, ce domaine propriété de l’hôpital qui culmine à 180 mètres et sur lequel un relais radio a été installé (peut-être celui de radio 103 à cette époque) (photo août 1996). Je suis arrivé au terme de cette étape soit le moment de descendre pour monter sur Boisset que nous visiterons une prochaine fois.

 

Puyroger vu depuis les petites alpes

CHAMPCEVINEL - LA RUDEILLE, LES PETITES ALPES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape :
Boisset