Parcourir Champcevinel

lundi 25 août 2014

AVANT-PROPOS

parcourir

-  J’ai parcouru Champcevinel par monts et par vaux et vite, j’ai été séduit par la diversité de ses paysages et sa douceur de vivre. Au cours de nombreuses journées, je suis ainsi parti à la rencontre des moindres recoins, des chemins oubliés, de quelques curiosités, toujours muni de mon inséparable appareil à photos, témoin magique de vues inoubliables.

- Au fur et à mesure de mes découvertes, de mes rencontres avec la nature, j’ai senti le besoin de mieux comprendre Champcevinel et plus particulièrement ses racines avec son passé. M. Roger Maligne me donna le précieux tuyau objet de ma curiosité en me parlant d’un ouvrage écrit par Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".

- Après l’avoir lu et relu, le virus de cette terre champcevinelloise me colla encore plus dans la peau. Une rencontre surprise un beau jour du mois d’août avec Christiane Piboyeu renforça mes ambitions pour réaliser un reportage photo sur cette commune. L’échange de nos propos avec Christiane Piboyeu et moi-même avait pour dénominateur commun l’amour envers cette commune. Même si celle-ci n’était pas ma commune, elle restait celle de mon épouse, celle où je m’étais marié un beau jour de l’année 1976 et surtout celle de mes beaux parents, qui eux aussi avaient certainement marqué à leur manière et de leur empreinte la vie de ce paisible bourg du Périgord.

- Je pensais alors à mon beau-père maréchal-ferrant, chasseur acharné et infatigable chercheur de champignons. Je pensais à ma belle-mère, couturière et fine cuisinière du café restaurant "Au bon accueil". Deux personnes en définitive qui avaient eu d’importants contacts avec cette population à connotation rurale lors du siècle dernier, et certainement acteurs d’évènements et de faits divers oubliés…

CHAMPCEVINEL - AVANT-PROPOS © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire
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LE TERRITOIRE DE CHAMPCEVINEL

- Champcevinel ancienne paroisse de Périgueux est devenue commune autonome le 17 février 1800. Bien avant les limites Sud (en rose sur la carte), n’étaient pas les mêmes que celles d’aujourd’hui (tracées en contours jaune sur la carte ci-dessus).

- Autrefois c'est-à-dire bien avant 1800, la paroisse descend jusqu’à la rue Victor Hugo qu’elle côtoie pour rejoindre la rue Combe des Dames, monter la rue Paul Mazy où elle retrouve ses limites actuelles. Par contre, le quadrilatère Peyrinet, La Monzie, le Pigeonnier, Vignéras, appartenait à la ville de Périgueux. A priori, il semblerait qu’un échange de territoire entre les deux communes a été opéré lorsque la nouvelle loi a été promulguée en 1800, ou encore lorsque le 20 novembre 1828, la ville de Périgueux a annexé ces terres. Par ailleurs, Chancelade était limitrophe avec Champcevinel, puisqu’elle longeait jadis la voie romaine, à la place de Château-l’Evêque. Le triangle Vignéras, Combe Donzelle et Maison Neuve appartenait de même à Chancelade, dont les limites ont évolué lors de la création des communes.

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Notre photo : Le territoire de la commune actuelle en jaune. En rose la limite Sud de la commune au XVIII° siècle.

CHAMPCEVINEL - LE TERRITOIRE © BERNARD PECCABIN
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LA CARTE BELLEYME DE 1764

Champc 89

Notre photo : La carte de Belleyme et la paroisse de Champcevinel. Remarquez les deux voies de communication, dont à l’Ouest (ancienne voie romaine) et une à l’Est (route de Paris via Agonac) qui existaient vers 1764, c'est-à-dire lorsque cette carte a été conçue.

1750

- Ci-dessus occupation des sols vers 1750 (la vigne en violet, en vert les zones boisées, en rouge les limites Sud de la paroisse à cette époque, en rouge et en marron les fiefs et pavillons). A remarquer le versant de Clos Chassaing occupé également par la vigne.
au_sujet_de_Pierre_de_Belleyme (ne manquez pas de cliquer sur ce lien)

CHAMPCEVINEL - VERS 1789 © BERNARD PECCABIN

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mardi 26 août 2014

PRESENTATION GENERALE DU TERRITOIRE COMMUNAL

- L’ensemble de la commune de Champcevinel couvre une superficie de 1772 ha, limités à l’Est par Trélissac, au Nord-Est par Cornille, au Nord par Agonac, à l’Ouest et au Nord-Ouest par Château-l’Evêque, au Sud par Périgueux.
- Pour faciliter la découverte de Champcevinel, j’ai découpé sa surface en quatre secteurs géographiques que l’on retrouve sur la carte et la légende ci-dessous, avec ses limites naturelles, comme la route d’Agonac, puis la route que j’ai baptisée des coteaux (axe rte d’Agonac, le Bourg, La Grange).

CARTE

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION GENERALE © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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LE BOURG

- Il se caractérise par sa position géographique puisqu’il se situe presqu’au centre du territoire de la commune. Son clocher d’ardoise (typique à ceux des villages des alentours, excepté Agonac), élancé vers le ciel reste le point de repaire idéal pour tout les habitants de Champcevinel et d’ailleurs. Autour de l’église, on retrouve les bâtiments publics entièrement restaurés que nous découvrirons dans les pages de ce reportage. Notons par ailleurs les nouvelles constructions, les lotissements et d’autres infrastructures amenées ici et là suite à l’évolution des besoins de la population locale.

de penlèbre 2001

Notre photo : Vue générale du Bourg, depuis Penlèbre (octobre 1996)

CHAMPCEVINEL - LE BOURG © BERNARD PECCABIN

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LES FAUBOURGS, SES RESIDENCES ET BORIE PETIT

- A l’origine, ce territoire constituait une zone de cultures pour les bourgeois de la ville de Périgueux. Limité à l’Ouest par la route d’Agonac, à l’Est par celle de Paris, au Nord par celle que j’ai baptisée route des coteaux, on y rencontre une succession de plateaux aux surfaces ondulées et des vallons descendant sur Périgueux. Les versants et certaines hauteurs sont occupés par les bois, la vigne, les pâturages et la polyculture, mais aussi et surtout par de nombreuses résidences. Ici la ville voisine est venue rompre le calme de cette campagne. Le hameau de La Grange reste le point haut (210 mètres) de cette zone dominée par l’imposant clocher du bourg, mais aussi par le château de Borie-Petit niché sur une colline boisée surplombant la dépression du fond de laquelle on trouve la route d’Agonac.

faubourgs Sud

 Notre photo : Les faubourgs à peine construits sur les plateaux ondulés au Sud de la commune. Au premier plan, le hameau de Majoulet, à droite et au fond on aperçoit le clocher du village (octobre 1996) 

Les faubourgs Sud de la commune

 CHAMPCEVINEL - LES FAUBOURGS, SES REDIDENCES ET BORIE-PETIT
© BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire

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LES COLLINES AUX TROIS CHATEAUX

- Très boisées, elles sont limitées tour à tour par l’ancienne voie romaine et par la route d’Agonac. On y rencontre deux points hauts avec le plateau de Borie-Brut (201 m) et le hameau de la Bonnélie (185 m). Sur ce territoire on découvre une noyeraie de plus de 27 ha, mais aussi et surtout trois châteaux qui méritent un détour (Borie-Brut, Vignéras, la Roussie).

BB vu du cimetière

Notre photo : Le château de Borie-Brut dans son cadre de verdure, vu du cimetière de la commune (juin 1996)

les collines aux trois châteaux

CHAMPCEVINEL - LES COLLINES AUX TROIS CHÂTEAUX © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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L'ARRIERE PAYS

- Il tire son originalité par une grande dépression qui nait sur la commune de Cornille, pour se diriger ensuite en direction du Sud-Ouest et mourir sur le quartier du Toulon à Périgueux. L’arrière pays (tel que je l’ai baptisé) est limité à l’Ouest par la route d’Agonac, au Sud par notre route des coteaux, à l’Est par la route des Piles. Sur ces vastes territoires on y rencontre un semblant de symétrie de relief à celui de la zone des faubourgs, avec une succession de plateaux partant de la transversale des coteaux pour tomber tous sur cette grande combe, curieusement asséchée mais parsemée de prairies. A l’extrême Nord, une ligne de crête boisée sert grossièrement de limite avec les communes de Château-l’Evêque et Agonac. A noter que l’arrière pays possède le point culminant de la commune avec 239 mètres à Fosse Rouge, 200 mètres au Lac Lagraule et à Sourbarie. Peu de cultures dans ces zones, quelques pâturages, des exploitations abandonnées, mais beaucoup de bois et de taillis. En somme une région isolée, calme, essentiellement à vocation rurale et forestière, lieu privilégié de randonnées, de chasse et de découverte de la nature.

l'arrière pays Champcevinellois

Notre photo : Le lac Lagraule, noyé dans les bois de l’arrière pays (août 1996)

l'arrière pays

CHAMPCEVINEL - L’ARRIERE PAYS - © BERNARD PECCABIN

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jeudi 28 août 2014

ETYMOLOGIE DE CHAMPCEVINEL ET TOPONYMIE

champcevinel

- L’occupation du site à l’époque gallo-romaine est rappelée par le nom du lieu CAMPUS DE SABINELLUS (domaine d’un légionnaire romain démobilisé sur place). Au XIII° siècle, il s’écrit CHANSAVINEL et on relève une forme latinisée avec CAMPI SAVINELLI en 1243, puis CHAMPSAVINEL en 1303 et au XVIII° siècle CHAMPSEVINEL (1774), graphie connue au XIX° siècle.
- Le nom est formé de l’occitan du Nord "champ, terre" (aussi champ en ancien français), issu du latin Campus "plaine cultivée" et du nom de personne SABINEL, diminutif de SABIN, lui-même du nom romain SABINUS.

Résumons-nous avec trois versions :

  • CHAMP DE SAVINEL (diminutif de Sabin, nom propre Nord-Occitan)
  • CHAMP DE VIGNES (par allusion aux vignes plantées au 14° et 15° siècle)

  • CAMPUS SABINELLI (Campus de Sabinellus, domaine d’un légionnaire romain démobilisé sur place).

TOPONYMIE

Champcevinel_au_travers_de_sa_toponymie__lieux_dits_ (cliquez sur le PDF)
Géographie_linguistique_de_Champcevinel  (cliquez sur le PDF)
toponymie_des_lieux_dits_de_la_commune_de_Champcevinel
 (cliquez sur ce PDF)

CHAMPCEVINEL - ETYMOLOGIE - © BERNARD PECCABIN

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lundi 1 septembre 2014

L'ENIGME PREHISTORIQUE DE CHAMPCEVINEL

bifaces et pointes moustériennes trouvés à Périgueux, Fosse Rouge et aux Vignes

Notre photo : Bifaces et pointes moustériennes trouvés à Périgueux, à Fosse Rouge et aux Vignes (collection Roger Aubisse - époque paléolithique soit plus de 10 000 ans avant Jésus-Christ)
NOTA : les premiers outils de pierre sont les galets façonnés avec un tranchant obtenu par enlèvement partiel de matière. Ensuite l’homme améliore sa technique de taille, façonnant totalement le galet et obtient ainsi le biface.
- Sur les points hauts de la commune comme Fosse Rouge, La Grange, La Séparie, Barbe, les Vignes, Boisset, Maison Rouge, Sourbarie, Bureau, des hommes préhistoriques ont probablement séjourné. Les pierres taillées trouvées dans certains de ces sites en témoignent. Celles-ci dateraient des époques paléolithiques.

bifaces et pointes moustériennes

Notre photo : Bifaces et pointes moustériennes trouvées à Château-l’Evêque, à Cosse Noire, à Montrem et Agonac (collection Roger Aubisse - époque paléolithique).
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 Je laisse libre cours à mon imagination en pensant à ces hommes vivant sur ces hauteurs à l’époque du feu. Il est à la fois difficile et ambitieux d’imaginer lors de ces périodes, l’allure du manteau forestier et végétal qui couvrait le territoire de la commune, mais évidemment, il n’aurait certainement rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Peut-être de ces sommets, les tribus observaient les espaces découverts, les prairies et les steppes environnantes. C’est vrai que de là on peut observer la plaine ou les vallons en contre bas, apercevoir qui sait les mouvements des chevaux, des bisons, des rhinocéros, des éléphants et des troupeaux de rennes. C’est vrai aussi que ces plateaux constituent des lieux de protection privilégiée pour ces hommes vivant dans une nature hostile. A la fin du paléolithique, lors de l’adoucissement de la température, certainement que des chasseurs de rennes auraient suivi la migration de leur gibier vers le Nord et se seraient adaptés sur ces terres à de nouvelles conditions de vie.

pointes et flêches du néolithique

Notre photo : Pointes et flèches trouvés aux Vignes. Dessous de gauche à droite un racloir trouvé à Boisset et une hache polie trouvée à Champcevinel(collection Roger Aubisse)
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 Succède ensuite l’époque néolithique (10 000 ans avant Jésus-Christ) avec l’arrivée de la pierre polie et dont des spécimens ont été retrouvés sur les terres de la commune. Le néolithique révèle la transformation du paysage grâce à l’arrivée d’hommes qui pratiquent une agriculture itinérante et d’élevage. 2 500 ans avant Jésus-Christ nous sommes à l’âge des métaux avec le fer et le bronze. La suite on connait, avec la fondation de Rome, la Gaule et la naissance du Christ.

pierres taillées du néolithique

Notre photo : Pierres taillées du néolithique (plus de 5000 ans avant Jésus-Christ) - (collection Roger Aubisse)

anciennes pierres

Notre photo : de gauche à droite deux bifaces trouvés à Barbe et un à La Grange. Rangée ci-dessus avec biface de Barbe, de Borie-Petit, de Barbe encore et pointe moustérienne des Cailloux. (collection Roger Aubisse)

CHAMPCEVINEL - LA PREHISTOIRE- © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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lundi 15 septembre 2014

LES ARMOIRIES DE CHAMPCEVINEL

blason

- "Sur un fond couleur lie de vin, un châtaignier tenu par deux mains serrées qui symbolisent l’amitié".
- Telle la feuille d’érable qui appartient au drapeau Canadien, le châtaignier reste lié à l’histoire de Champcevinel. Que ce soit pour le bois comme pour le fruit, cet arbre bien du Périgord a contribué à procurer un certain confort aux paysans et à améliorer l’ordinaire lors des périodes difficiles de leur vie.
- La vigne destinée avant le 18° siècle à produire le vin aux bourgeois de la ville reste un trait d’union entre la passé et peut-être avec l’étymologie du nom de la commune (Champ de vignes selon certaines hypothèses non fondées).
- L’amitié quand à elle s’affiche par deux mains d’où émerge un châtaignier. Est-ce en signe de gratitude pour cet arbre généreux qui a donné une âme à la commune et l’a aidé à subvenir à ses besoins ? Toujours est-il que cette amitié s’inscrit dans le cadre d’une politique dictée par l’arrivée de nouveaux habitants qui viennent grossir la population de la commune mais aussi par une ouverture sur l’Europe avec le jumelage de Champcevinel et de la ville italienne de Castel Focognano.

(*) l’héraldique du blason de la commune ainsi présenté n’engage que l’auteur. Il se peut qu’une version officielle existe peut-être à la mairie.

CHAMPCEVINEL - LES ARMOIRIES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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mardi 16 septembre 2014

CHAMPCEVINEL LE CHEMIN PARCOURU PAR CHRISTIANE PIBOYEU

chemi parcouru

- Le livre de Christiane Piboyeu constitue un excellent ouvrage qui retrace la vie de Champcevinel depuis ses origines (autrement dit de la paroisse à la commune).
- Pour cela, l’auteur a passé de longs mois de recherches en fouillant et en prenant des notes à la Bibliothèque de l’Evêché, aux archives départementales, à la Bibliothèque de Périgueux, chez le Conservateur du Musée du Périgord, sans oublier la Société Historique et Archéologique du Périgord.
- Ce long travail lui a permis de réaliser une synthèse dans laquelle elle a su rajouter une note plus contemporaine avec des témoignages de Madame de Chasteigner, de Madame Desage, de Mrs. Longueville et Maligne qui ont évoqué leurs souvenirs et ceux de leurs parents et grands-parents.

- L’ouvrage "Champcevinel, le chemin parcouru" comprend trois parties :
- 1° partie avec l’histoire, topographie, évolution des structures au fil des ans
- 2° partie sur les sites et les monuments de la commune
- 3° partie avec de nombreuses notes et procès-verbaux du conseil municipal, etc…
- Pour ceux qui sont intéressés, cet ouvrage "Champcevinel, le chemin parcouru" a été édité par l’imprimerie moderne à Périgueux en 1992. Il se peut que la mairie en possède quelques exemplaires…

CHAMPCEVINEL - LIVRE DE CHRISTIANE PIBOYEU © BERNARD PECCABIN

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LA VISITE DU BOURG

Visite du bourg

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VISITE DE L’EGLISE SAINT-MARC

le clocher

- Le bourg de Champcevinel tire son originalité de par sa faible population par rapport à l’ensemble de la commune, mais aussi et surtout de par son regroupement autour de sa majesté "le clocher". Bien sûr, les lotissements ont permis de donner une nouvelle dimension à l’urbanisation, mais en définitive, on retrouve toujours sur cette bosse haute de 205 mètres une concentration d’habitations rassemblées fidèlement autour de cet ange gardien qui, s’il pouvait parler, pourrait nous raconter une belle page de l’histoire de France. (photo septembre 1996)

- Ci-contre l’extrémité du clocher et son paratonnerre. "La coq des clochers del'extrimité du clocher de Champcevinel France ne symbolise pas le peuple gaulois mais probablement l’attente du soleil levant, toujours salué par le chant des coqs. La dévotion au soleil levant, préchrétienne, mais transformée par Saint-Patrick en dévotion au "Soleil de Justice" (c'est-à-dire au Christ), était restée vive chez les moines irlandais qui ont rechristianisé la Gaule au VI-IX° siècle ; ils ont vers cette époque introduit les coqs sur le continent (photo septembre 1996)

CHAMPCEVINEL - EGLISE SAINT-MARC - © BERNARD PECCABIN

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mercredi 17 septembre 2014

L’EGLISE DE CHAMPCEVINEL EN 1353 ?

- Cette image relève uniquement de mon imagination, de ce qui pourrait être l’allure de notre chère église à cette époque, fière et imposante, prête à résister à tous les assauts et à protéger dans sa nef les villageois apeurés, tel que c’est écrit sur le livre de Christiane Piboyeu.
- Au dessus de la nef il n’est pas impossible qu’il existait une salle refuge pour nos  villageois, par laquelle on accédait par une trappe, alors qu’à l’extérieur, certainement des fossés et des chemins de ronde parachevaient la protection de cette bastille.
- Loin dans la campagne environnante, apparaissait alors ce fort imposant, celui de notre Champcevinel oublié et disparu…

l'église imaginée en 1353

Un brin d’histoire - 1353 : le comte du Périgord, Roger Bernard fortifie l’église qui devient une bastille à tour crénelée, percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Il y place une garnison pour s’opposer aux anglais durant la guerre de Cent Ans. (Imaginons cette tour avec peut-être un chemin de ronde et des soldats en train de guetter de ce point haut et en direction du Sud).
Au cours de la guerre de Cent ans, Champcevinel occupait une place forte pour protéger la ville de Périgueux. C’est certainement pour cette raison que l’église devint une Bastille avec toute une garnison de soldats pour observer, prévenir et se défendre de l’envahisseur anglais. Cette forteresse construite en 1353 par Roger Bernard  comte du Périgord,  possédait une tour crénelée percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Elle avait alors l’entrée située côté cœur actuel, précédée d’un auvent reposant sur des colonnes dont l’une soutient actuellement la charpente d’un hangar de Fosse Rouge.
Au 16° siècle, l’église est incendiée. Vingt-sept personnes qui s’étaient enfermées dans la tour, périrent brûlées vives par les Huguenots (vers 1575). L’église fut reconstruite vers 1577 puis à nouveau vers 1875. (source : livre de Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".)

CHAMPCEVINEL - L’EGLISE en 1353- © BERNARD PECCABIN

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jeudi 18 septembre 2014

L’EGLISE AUJOURD’HUI

entrée de l'église

- Entrée de l’église. C’est de ce côté que se trouvait le cœur de l’église précédente, c'est-à-dire en direction de l’Est (juillet 1996).

NB : Entre 1874 et 1877, l’église Saint-Marc est édifiée sur le même emplacement que l’ancienne, en inversant l’entrée et le chœur. Consacrée le 16 mai 1878 par Monseigneur Dabert évêque de Périgueux, elle est certainement la troisième construite à cet endroit.
Véritable point de repaire des habitants de la commune, le clocher est visible depuis de nombreux hameaux du territoire. Partons à la découverte de ces lieux pour voir toujours ce clocher, et constater que nos ancêtres savaient tout compte fait bien choisir les points stratégiques sur le terrain à ces époques lointaines. (source : livre de Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".)

intérieur de l'église Saint-Marc

- Intérieur de l'église Saint-Marc. Au fond les vitraux provenent de l'atelier de Bessieras (photo novembre 1996)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les choeurs de l'église

- Chœur droit ou chapelle de l’église Saint-Marc (novembre 1996) puis Chœur gauche ou chapelle de l’église.

Ci-dessous, plaque commémorative de la guerre 14-18. Sur le mur, on remarque les panneaux relatant le chemin de croix du Christ (photo nov. 1996).

plaque commémorative 14-18

 - D’autres photos en cliquant sur ce lien

 CHAMPCEVINEL - L’EGLISE AUJOURD’HUI - © BERNARD PECCABIN

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vendredi 19 septembre 2014

AUTOUR DE LA PLACE DE L’ABBE BOISSEUIL

 

centre social

- Le presbytère devenu Centre Social Culturel et Ecole de Musique. Sur le mur, figure une plaque souvenir en mémoire de l’abbé Boisseuil accusé par l’occupant nazi d’avoir hébergé des juifs et des résistants, et déclaré en chaire, qu’il fallait prier pour le peuple russe. Arrêté en 1943, il fut déporté à Drancy et mourut au camp de Dora.
- Voir qui est l’abbé Boisseuilh en cliquant sur ce lien.
- Abbé Boisseuil_(Doc : Isabelle_Horeau)_

Un brin d’histoire - En 1688 le presbytère se trouvait dans un état de délabrement. Sa remise en état avait été effectuée par le Vicaire Michel Brelodie. A l’époque le presbytère comportait huit pièces, une écurie et un jardin de seize ares. Un décret du 16 mars 1813 autorisa l’acquisition d’une maison et d’un terrain au Sieur de Crémoux, pour loger le desservant et placer l’actuel cimetière, là où il se trouve ce jour.
Extrait des constatations écrites par le curé Michel Brolodie le 18 novembre 1688 au sujet de l’église de Champcevinel (rédaction en vieux français avec respect de l’orthographe) (source : livre de Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".)
"… nef n’est voûtée… cymetière n’est fermé. La cloche a besoin d’accorder… la maison (le presbytère) consiste en une seule chambre, le degré rompu, mal planchée. La charpente menace ruine… un petit jardin non fermé. N’a que la pension congrüe et dit avoir mille communiants !!! Le clocher a besoin de couvrir… Ordonne qu’il sera nommé des sindicqs, que l’église et le clocher seront couverts, que la maison sera remise en état, le cymetière fermé et que ceux qui prétendent "droit de bans" en justifieront les titres…"
NOTA : l’église dépendait en cette époque du chapitre de Saint-Front qi y envoyait quelques uns de ses membres pour y lire la messe. La restauration de l’église eut lieu, mais certainement beaucoup plus tard, sans doute vers 1750.

biblio

"La meijou dou dimaire", (16° siècle) ancienne demeure de l’Intendant de la Seigneurie de Champcevinel devenue un temps ferme de la famille Bargain, puis mairie, aujourd’hui Bibliothèque de la commune (1° étage) et siège du club du 3° âge au rez de chaussée (photo juin 1996). Elle a été ferme dépendant de la Seigneurie de Borie-Petit, dite "Maison de la Dime", là où était reçue la redevance des fermiers.

Salle des fêtes

- Ci-dessous la salle des fêtes, autrefois grange et étable de la ferme. Au centre, dans ce qui était la cour de cette ferme, se trouve aujourd’hui un monument de Pierre Carcauzon construit en 1991. Sur celui-ci on peut lire "Union des âmes, source de lumière".

Habitations autour de l'abbé Boisseuil

- Habitations autour de la place de l’abbé Boisseuil, où la vigne vierge prend ses couleurs automnales. (photo novembre 1996)

Contreforts étayant le mur de l'église

- Contreforts étayant la base du mur de l’église, peut-être une petite trace des vestiges de fortification de l’église. (photo juillet 1996). A cet emplacement fut construite en 1949, une grosse citerne pour alimenter la population en eau. D’une contenance équivalent à plus de 400 barriques, le creusement a permis de retrouver des ossements humains, provenant de l’ancien cimetière qui était jadis autour de l’église.
- Voir qui est l’abbé Boisseuilh (son histoire) en cliquant sur ce lien.
- D’autres photos en cliquant sur ce lien

 CHAMPCEVINEL - PLACE ABBE BOISSEUIL - © BERNARD PECCABIN

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samedi 20 septembre 2014

LA PERIPHERIE DU BOURG

Rue Aragon

- La rue Louis Aragon en direction du cimetière communal et ses nouvelles habitations (photo juillet 1996) puis en direction du clocher. (photo juillet 1996)

Le clocher vu du cimetière

- Le clocher toujours aussi dominant, vu du cimetière (photo juin 1996)

Lotissement vu depuis la place du Général de Gaulle

- Le nouveau lotissement vu depuis la place du Général de Gaulle (photo juillet 1996)

Beausoleil et les hauteurs de Fosse Rouge vus depuis le cimetière

- Beausoleil et les hauteurs de Fosse Rouge à l’horizon vu du village (photo juillet 1996)

couleurs d'automne entre cimetière et terrain de boules

- Couleurs d’automne entre cimetière et terrain de boules (photo octobre 1996)

Hameau de Sourbarie au téléobjectif vu depuis place du général de Gaulle

- Le hameau de Sourbarie vu au téléobjectif de la place du Général de Gaulle. Au premier plan, le lotissement du petit pré (photo septembre 1996)

- D’autres photos sur ce sujet en cliquant ici

Extrait du registre tenu à l’époque par le curé Lacombe (source livre de Christiane Piboyeu)

… "le seizième juin 1722, il gresla si fort dans cette paroisse que les grelles estaient presque toutes grosses comme des œufs de poule et on en a rapporté qu’il avait tombé à Périgueux, d’aussi grosses qu’un pain d’un sol. On prétend que la gresle en a fait pour 12 000 livres des vitres que la gresle cassa dans cette ville., ce qui donna occasion aux paroissiens de Champcevinel de me prier, moy soulsigné curé, de faire vœu pour toute la paroisse et que les paroissiens faisaient dire une messe la veille de Saint Jean-Baptiste, et que le Sieur Curé fairait après la messe, la procession commençant par la Véni Créator, après quoy on chanterait les litanies des saints, faisant le tour de l’église, après quoi on fairait le tour du cimetière et la veille de la Saint Jean, ils chaumeraient la feste jusques après la procession aussy bien que le lendemain de la Saint Jean. Le Curé dira la messe à l’honneur des Saints Abdon et Pennem, qui est le 30 juillet, et ont  promi de continuer ce vœu, c’est pourquoi je l’ai mis par écrit afin que celui qui sera Curé, le dimanche, leur annonce ledit vœu et les paroissiens lui donneront chacun ce qu’il voudra pour la messe et la procession…"
Lacombe, curé de Champcevinel

CHAMPCEVINEL - PERIPHERIE DU BOURG - © BERNARD PECCABIN

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mardi 23 septembre 2014

ANCIENS ET NOUVEAUX QUARTIERS DU BOURG

Rue Salvador Dali

- Nouveau quartier avec comme axe principal la rue Salvador Dali (photo octobre 1996)

Rue Arthur Rimbaud

- Ci-dessous l’entrée ouest du bourg avec la rue Arthur Rimbaud qui rejoint Borie-Petit, puis la côté Durand. Au premier plan à droite le restaurant "La Forge" (photo juin 1996)

ancienne école

- Ancienne école du bourg, aujourd’hui entièrement restaurée. Nombreux sont ceux qui en gardent de bons et mauvais souvenirs. Elle accueille garçons et filles du CM2 et est devenu au cours de ce nouveau siècle le nouvel Hôtel de ville (photo juillet 1996)

Rue de la Forge

- La rue de la Forge sans doute en mémoire à l’ancien maréchal de la commune (photo juillet 1996)

- D’autres photos sur ce lien

CHAMPCEVINEL - ANCIENS ET NOUVEAUX QUARTIERS - © BERNARD PECCABIN

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jeudi 25 septembre 2014

LES ECOLES ET LES INSTALLATIONS SPORTIVES

écol maternelle

- L’école maternelle (photo novembre 1996)

école prim

- Nouvelle école primaire de Champcevinel (photo juin 1996)

Courts de tennis

- Les courts de tennis et le nouveau gymnase dont les abords sont en chantier et qui reste à cette époque une des dernières réalisations de la commune (photo juin 1996)

stade

- Stade municipal (photo novembre 1996) et terrain de hand et de basket (photo juillet 1996)

école 1905

- L’école de garçons en 1896. A noter le curieux couvre-chef de l’instituteur M. Bazinet au fond et au centre de ce document.
On reconnaît en arrière plan l’entrée de l’église avec ses deux colonnes. Mais au-delà de ce décor, j’ai une pensée pour les plus petits âgés de 6 ans pour les plus jeunes et 13 et 14 ans peut-être pour les plus vieux. En effet, 18 ans après la guerre éclate ! Les plus jeunes auront 24 ans, les plus vieux 32 ans… Certainement qu’aujourd’hui nombreux d’entre eux figurent sur le monument aux morts et parmi les 40 noms de soldats de la commune morts pour la France. (Archive sud-ouest)

restauration d'une ancienne école

- Restauration de l’ancienne école qui après guerre recevait les classes du certificat d’études. Les anciens ont eu certainement une nostalgie en redécouvrant ces bâtisses, la cour de récréation surveillée par l’instituteur issu peut-être de l’école normale de la III° République et dont le but était d’alphabétiser la population rurale et de leur apprendre les rudiments de la morale, de la politesse et de la propreté. (photo août 1998)

CHAMPCEVINEL - ECOLES ET INSTALLATIONS SPORTIVES - © BERNARD PECCABIN

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