L’ALLÉE, LA BONNÉLIE (autour de la Roussie)

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- La Roussie (son château et son domaine)

l'Allée

C'est cette allée de chênes en plein domaine de la Roussie, qui a donné le nom de ce lieu-dit

- La carte de la commune éditée en 1880 tout comme le cadastre Napoléonien nous indique le lieu-dit "l’Allée" en plein domaine de la Roussie. Au Nord du château, j’ai retrouvé ce passé avec cette allée de chênes qui est sans doute à l’origine de ce lieu-dit (photo octobre 1996).

l'Allée en ruines

Derniers vestiges de l'Allée

- A l’extrémité de ce chemin ombragé, on débouche sur un pâté de maisons en ruines, aujourd’hui dévorées par des ronces et du lierre. L’Allée était sans doute une métairie de la Roussie, tout comme Maison neuve vue lors du précédent reportage.

domaine de la Roussie

Extrémité Nord-Ouest du domaine de la Roussie, près de la limite entre la commune et Château-l'Evêque

- En descendant le versant près de l’Allée, je parviens au bas de la noyeraie. Derrière ce bouquet de pins passe la limite entre la commune et celle de Château-l’Evêque. C’est une ancienne zone boisée en friches, où les forestiers ont laissé les branches à la lande, à la végétation, ce qui rend sa pénétration impossible pour les randonneurs (photo mars 1997).

la Bonnélie

- Au Nord de la Roussie on pénètre à la Bonnélie. La toponymie nous dit que cet endroit devait s’appeler "la Bonnetie", autrement dit domaine des Bonnet, propriétaire de l’époque. Ce nom a été façonné par l’évolution phonétique pour devenir la Bonnélie (photo octobre 1996).

la Bonnélie (lieu-dit)

- La Bonnélie semble restauré en partie. On retrouve ci-dessus les édifices d’antan avec des petites bâtisses couvertes de tuiles rouges.

La Bonnélie aujourd'hui

- Mais au milieu de l’ancienne ferme, un immeuble moderne vient détruire le cachet rural de ce site (photo octobre 1996).

Dépendances à la Bonnélie

noix & chataignes

- On a conservé ici de curieuses dépendances, alors que plus loin on a fait sortir un espèce d’immeuble urbain. En 1936, la famille Labrousse occupait ces lieux. C’était des cultivateurs avec Albert, son épouse Thérèse, Solange et Clément leurs premiers enfants plus Jean, un frère d’Albert soit cinq personnes.
Petites histoires : Lili la fille du maréchal de Champcevinel venait souvent en ces lieux passer de bons moments avec les enfants du cultivateur de la Bonnélie. Sa famille s’agrandira avec les naissances de Paulette, Michelle, Yvette et Jacques. Et quand l’heure de rentrer au bourg sonnait, Clément le farceur avait accroché le vélo de la Lili en haut d’un pommier. Alors la petite Lili devait se résoudre à rentrer à pied jusqu’au bourg. D’ailleurs c’est ce Clément qui a surnommé la Lili du surnom de "Ligueux"… Il faut aussi penser à tous les enfants de ces lieux qui sous le soleil, la pluie ou la neige, partaient à pied rejoindre l’école du bourg pour subir le sévère instituteur Etienne Fauconnet. Dans les années 50, les enfants qui n’étaient pas en âge de travailler gardaient les troupeaux de vaches et de moutons. Mais ceux qui n’en avaient pas, passaient leur temps à traîner dans la campagne. Désœuvrés, les gosses qui n’étaient point gâté passaient rendre visite aux anciens de la commune. Ils repartaient contents de ramasser un morceau de sucre dans une ferme, rarement un morceau de chocolat, plus souvent un coup de vin rouge. Ainsi se passaient cette vie oisive dans le village. On repérait les arbres fruitiers et les cerisiers comme les pruniers étaient vite dévalisés, avant l’arrivée du propriétaire, la saison de la récolte venue.
- Autour de la Bonnélie, les noyers de la Roussie viennent rejoindre un bois de chênes propice à la cueillette des cèpes. Ici aussi le déboisement a modifié la flore et les habitudes de la faune (photo octobre 1996).

- C’est l’époque des noix que l’on récolte en Périgord. Il y a la noix Marbot, la noix Grandjean, la noix corne et la franquette, soit quatre variétés qui composent la production de la région. La châtaigne aussi a son importance surtout à Champcevinel puisqu’elle figure dans les armoiries du village et n’oublions pas que dans les temps difficiles de la royauté, elle a sauvé parfois les paysans de la famine.

chataignes de la Roussie

- La châtaigne, c’est pour le Périgord une filière économique en plein essor. Elle peut constituer un revenu complémentaire pour les agriculteurs mais aussi pour les forestiers. Pour ces derniers les débouchés sont plus difficiles et il s'agit maintenant de maintenir une sylviculture rentable afin de redonner au taillis de châtaignier ses lettres de noblesse.

panorama depuis la Bonnélie

- Des lisières de la Bonnélie, j’aperçois cette vaste zone déboisée à l’extrémité de laquelle passe la route qui relie les Gravettes à Rimolas. (Voir angle de vue ci-dessus. Remarquez la vaste étendue boisée sur Château-l'Evêque)

vers les forêts

C'est ces bois de codres que l'on découvre depuis la Bonnélie.
Nous prénètrerons dans ces terres lors de notre future visite, mais programmée au printemps

NOTA : la petite Lili traversait cet ancien bois par une piste qui rejoignait les Forêts (commune de Château-l’Evêque). De là, elle allait avec ses copines de la Bonnélie voir d’autres petites amies jusqu’au Godet de Château-l’Evêque, dans une totale insouciance…

CHAMPCEVINEL - L’ALLÉE, LA BONNÉLIE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Panoramas autour de l’Allée