LA MÉTAIRIE DE LA COMBE

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Métairie de la Combe

La Combe en 1996

- La Combe est une ancienne métairie bâtie sur les bords du Foncrose. Dans sa toponymie, la Combe est un mot gaulois qui signifie un vallon asséché.

vache et son veau

- Une vache et son veau occupent le pâturage de jour comme de nuit, l’hiver comme l’été, sous la pluie, la neige ou sous le soleil. Qu’il est loin le temps où l’on courrait aux champs chercher le bétail lorsque l’averse menaçait...

débroussaillage du chemin de la Combe

Opération débroussaillage à la Combe en 1996

- Cet hiver 1996, le chemin d’accès à la ferme de La Combe a subi un gros nettoyage. Aussi banal que celui puisse paraître, c’est une opération qui m’a permis de connaître sa voie d’accès.

puits à la Combe

Hangar à la Combe et son puits au premier plan

- Ici comme ailleurs le puits appartient au paysage local. En été, il restait le lieu privilégié pour rafraichir la piquette du laboureur et protéger le garde mangé familial que l’on descendait à l’extrémité d’une corde.
- Comment creuser un puits ? Parfois le puisatier essaie de creuser là où il a le plus de chance de trouver de l’eau à une faible profondeur. Il tient compte pour cela de plusieurs indices : la proximité d’une source, d’un cours d’eau ou d’un autre puits ayant un bon rendement, la présence d’eau affleurant en hiver ou au printemps. Parfois ces signes font défaut. Il fait appel alors à un sourcier. Une personne qui a le don pour sentir l’eau à l’aide d’une baguette de noisetier qui se déforme lorsque le sourcier passe au-dessus d’une circulation d’eau souterraine. Les bons sourciers sont capables de déterminer la profondeur de l’eau sous terre et son débit.
- Quand on décide de creuser un puits, il faut choisir bien sur un endroit précis. On commence à tracer au sol la circonférence désirée à l’aide d’un pieu ou d’une ficelle. En fonction de la nature du sol la tâche est plus ou moins longue. On utilise parfois de la dynamite. Lorsque le trou atteint la nappe phréatique, il se remplit et il faut évacuer l’eau en excédent pour exécuter le travail de maçonnerie, c'est-à-dire la construction de ce que l’on appelle la gaine du puits, qui s’achève par une margelle de protection. C’est un travail pénible et dangereux. Il y a les risques d’éboulement sans parler des risques lors d’un curage où l’on cherchera à éviter de passer sous le mur. Le fond d’un puits est souvent rempli de monoxyde de carbone inodore mais toxique. A ce titre, il est conseillé de descendre avec une bougie. Si elle s’éteint faute d’oxygène, il faut vite remonter. Enfin atteindre l’eau est aussi un moment délicat car il ne faut pas se laisser surprendre par une nappe en charge qui noie le puits trop vite et le puisatier en même temps...

couleurs d'automne à la Combe

- Au carrefour de la route d’Agonac, je reste en admiration devant cet érable aux couleurs d’automne. Chaque jour d’octobre, les nuances de jaunes se sont succédées jusqu’au jour où le vent se mettra à l’ouvrage pour dépouiller une à une les frêles feuilles.

la Combe et son pré

- La ferme de la Combe ne dénature pas dans ce paysage où seuls les troupeaux et l’élevage des bovins constituent l’ultime trait d’union avec le monde agricole.

Périgord bois

Route de la Combe

- Il est écrit sur les registres paroissiaux qu’un enfant de la Roussie a été enseveli dans les tombeaux de la Métairie de la Combe en 1729. Aujourd’hui, aucune trace de ce passé subsiste...

Périgord bois et ses dépendances

- La route de la Combe traverse le vallon après avoir longé Périgord Bois, une PME qui se situe dans le paysage local même si les bois préparés dans cette scierie proviennent sans doute des multiples forêts de notre planète.

la Roussie depuis la Combe

- Au bas de la Combe, on aperçoit le repaire noble de la Roussie avec ses hauts résineux qui démarquent bien la position de ce domaine bourgeois.

vue sur la Roussie bis

- Au téléobjectif, on distingue l’enceinte principale du château qui vielle sur ce vallon au fond duquel les métayers faisaient paître leurs troupeaux.

le Foncrose à la Combe

Le lit du foncrose asséché depuis des lustres et plus entretenu.

- Dans le pré, l’eau ne coule plus depuis que les sources se sont taries. Celle de Vigier, mais aussi un point d’eau issu de Touvent ont disparu. Depuis, l’herbe pousse le long du lit qui se remplit lors des épisodes de grosses pluies.

le Foncrose en crue

Petite crue du Foncrose dans sa traversée à la prairie de la Combe

- En 1936, la Combe était habitée par Maurice Lacaud, métayer de Mme Baron. Il a vécu dans cette ferme avec sa femme Edith, ses deux fils et sa belle mère. D'autres personnes se sont succédés notamment en 1954 avec la famille Bernard. Direction maintenant les hauteurs de la Combe, où un ancien hameau existait au 18° siècle : "les Prades" que nous visiteront une  prochaine fois.

CHAMPCEVINEL - LA COMBE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Les Prades et vers les Sarthes