balade n° 1
- Sur ce lien, vous trouverez la carte qui représente intégralement le territoire baptisé "les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit". D’ailleurs on retrouve ci-dessus la photo de ce territoire installé entre le bourg et la périphérie de Périgueux, à l’exception de la partie constituée par cette grande combe qui longe la route d’Agonac et par où je vais débuter mon reportage.
- Un reportage baptisé "Une source, un ruisseau et un domaine boisé, celui de Borie-Petit". Vous découvrirez ainsi le parcours par le Pigeonnier, la Monzie, la Quinquérinette, les Granges de Cap blanc, la route d’Agonac, la côte Durand, Borie-Petit, Peyrinet et ses alentours.

le débouché du Foncrose

- Cette première balade débute par une interrogation et pas des moindres. Comme peut en témoigner la photo ci-dessus, je surplombe la route d’Agonac, juste à la sortie de Périgueux. A mes pieds, se situe un vallon, voire une combe ou encore une dépression partiellement asséchée d’après la carte de l’IGN. De l’autre côté, une colline, celle de Cap Blanc au pied de laquelle jaillit dans le quartier du Toulon à Périgueux, deux sources : celle du Cluzeau et celle de l’Abîme qui assurent la distribution en eau pour la ville et sa périphérie, soit environ pour une population de 50 000 habitants.
- Cette vallée ou ce vallon à mes pieds c’est celui au fond duquel coule le Foncrose, un petit ruisseau au modeste débit. Mais au-delà de cette réalité, une interrogation bouscule mon esprit, comme celle de la place de l’eau sur la commune de Champcevinel, qui de tous temps a constitué un grand problème pour ses habitants. Le nombre de puits et de citernes pour récupérer les eaux de pluie, sont là pour attester le bien fondé de ce sujet sensible pour les anciens agriculteurs et métayers qui travaillaient les terres et élevaient du bétail.
- De mon point de station, tout en connaissant les capacités des sources de l’Abîme et du Cluzeau capables de débiter un fort volume, je me suis posé cette question, alors que si près de moi, deux sources surgissaient sous le plateau de la commune en sortant des entrailles de la terre, ceci sous un débit important.

L’HYDROLOGIE DE LA COMMUNE

- Pour éluder le problème, je me suis penché sur deux documents : celui relatif à l’hydrologie du secteur, grâce à une thèse de M. Von Stempel qui date de 1972 et aussi grâce à une étude de la ville de Périgueux menée en 1983, sur la source du Toulon.

Hauteurs de Cap Blanc

Notre photo : Hauteurs de Cap Blanc d'où se situe sur le versant droit la source du Toulon dont la nappe souterraine passe sous le plateau de Champcevinel.
- Le plateau de notre commune se situe en moyenne bien au-dessus de 200 m du niveau de la mer. Formé de calcaires, ces hauteurs dominent la vallée de l’Isle qui elle s’écoule à 80 m d’altitude. La source du Toulon, selon les études menées jaillit de dessous la terre, soit 40 à 60 mètres au dessous du cours de l’Isle et sans doute bien plus, pour sortir sous pression après avoir traversé plus de 60 m de calcaires crayeux blancs (voir schéma ci-joint).

source de l'abîme
Schéma de la source de l’Abîme : l’eau stockée profondément sous la roche (probablement en dessous du niveau de la mer) jaillit par les six grillons où elle se fait un passage.
- La surface des plateaux de Champcevinel qui domine la source, constituent des innombrables dépressions karstiques, dolines et petits gouffres qui s’infiltrent pour rejoindre soit la nappe souterraine, soit le cours du Foncrose, soit des réservoirs annexes. Toujours est-il que les débits des sources du Toulon attestent de très grandes vitesses de circulation de l’eau souterraine, dont la superficie irait de Périgueux à Négrondes avec pour limite la rivière de la Beauronne à l’Ouest et l’axe Sorges-Sarliac à l’Est.
- Donc on est sur que cette immense nappe souterraine, d’une superficie de plus de 100 km2, coule sous la commune de Champcevinel. Nos anciens ont creusé on le sait de nombreux puits, mais jamais, ils ne sont tombés sur ce fabuleux trésor qui coulait si profondément sous leurs pieds. Car pour y parvenir, il aurait fallu creuser de là-haut sur plus de 260 mètres de profondeur, soit une performance techniquement impossible à réaliser. D’autres parts, les études menées sont catégoriques pour affirmer qu’aucun puits des communes du plateau (Champcevinel, Cornille, etc…) ne semble communiquer avec le réseau de la source du Toulon. Par contre, les neuf dolines recensées entre Cap Blanc et Borie-Petit laissent croire que l’eau coule dans une direction Nord Nord-Est et Sud Sud-Ouest et qu’à cet endroit le réseau souterrain est très actif.

schéma d'alimentation des sources du Toulon
Schéma d'alimentation de la source du Toulon : A remarquer que la nappe souterraine passe bien sous la rivière de l’Isle, ce qui atteste bien de l’importance de sa profondeur.
- Nous aurons l’occasion d’évoquer l’hydrologie de Champcevinel, au travers de notre parcours qui débute à peine par cette présentation.

emplacement des dolines

Notre photo : Carte de la zone de notre balade. A noter que quelques dolines y sont recensées (couleur rouge). En jaune, la limite Sud de la commune.

CHAMPCEVINEL - PREMIERE BALADE © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : Le Pigeonnier (cliquez ici)
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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