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- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon

LE PETIT POUYAUD

- Nous voici à nouveau sur cette ancienne voie romaine, appelée on ne sait pourquoi route Napoléon, puisqu'après tout, jamais l’empereur n’y est passé… Ici c'est le "Petit Pouyaud" et son ancienne ferme vestige d'une autre époque, celle où l'agriculture régnait en maître...

Le petit Pouyaud

- Napoléon on le sait a fait beaucoup de choses, dont le cadastre en 1826 pour lequel nous sommes contents d’y faire référence afin de pouvoir faire une comparaison entre avant hier et aujourd’hui… Le long de cette route de Paris, il est sans doute temps de se situer les lieux-dits de cette extrémité Nord de notre balade (photo aérienne de 1996).

La Grange en 1996

- Nous ne les verrons pas tous. Nous visiterons le Petit Pouyaud, le Vignaud, le Pouyaud puis Chante Coucou. Les autres lieux feront parti des futures étapes, mais il faut rappeler que cette partie intitulée "les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit" s’arrête à la route qui relie le bourg à La Grange, qui elle fera l’objet de la prochaine étape.

- Pour l’heure, disons que le Petit Pouyaud constitue un petit groupe de maisons dont voici en début de page une des anciennes fermes du Champcevinel rural. Y ont vécu Guillaume Veyry, un agriculteur qui travaillait avec son épouse Marguerite, puis Gaston Chartroule charpentier et son épouse Irène également agricultrice, soit deux ménages en tout et pour tout.

le bois du Pouyaud sous le brouillard

LE POUYAUD DE CHAMPCEVINEL

- Un matin d’octobre le brouillard occupe le vallon de Jarijoux qui vient mourir ici près du Pouyaud (photo octobre 1996). Au lointain, les bois de Chante Coucou et leur végétation maintiennent cette brume alors que la rosée de la nuit recouvre l’herbe pacagée par un troupeau de vaches.

le clocher vue de la route de Paris

- Une heure après, le soleil a nettoyé de ses rayons le brouillard envahissant. Les plateaux au modelé mollement ondulés apparaissent avec leurs bois de feuillus et de conifères, avec en prime le clocher de la commune (octobre 1996).

vu depuis Chante Coucou

- A l’Est, les pâturages revivent, la route de Paris s’anime et là-haut "la Meynie" domine et restera une fois de plus le témoin d’une belle journée d’automne, propice aux passages des palombes (octobre 1996). De Chante Coucou, les yeux découvrent cette percée entre les bois, occasionnée sans doute par le passage de cette ligne EDF. A mes pieds le vallon de Jarijoux termine sa longue ascension.

La Meynie là-haut

- La Meynie, je l’avais repéré lors de ma balade près des Granges, juste à côté du bourg. Mais je ne pensais pas en faire mon futur point d’observation, si près du Petit Pouyaud que l'on aperçoit côté gauche grâce à mon téléobjectif.

bois du Pouyaud

- Près du Pouyaud, la fougère tranche sous cette pinède qui abrité le monde des oiseaux mais aussi celui des insectes heureux de trouver les chauds rayons de soleil (photo octobre 1996). Derrière la pinède, un autre laboureur travaille sa vigne qui vient de produire sa récolte et qui mérite des soins particuliers avant la froidure de l’hiver (ci-dessous photo octobre 1996).

travaux de la vigne au Pouyaud

- Sur un virage de la route de Paris,  le "relais de Napoléon" ne peut se manquer... Il est devenu depuis "la Table du Pouyaud". Sur la carte comme sur le cadastre Napoléonien, cet endroit s’appelait "le Vignaud". Mais ce lieu-dit semble avoir été oublié pour devenir le Pouyaud qui se trouve autour du carrefour de la route de Trélissac, soit quelques centaines de mètres plus loin…

auberge du Pouyaud

- Ici et lors de l’ancien temps, une activité avait créé une vie avec un restaurant et une forge. Il y avait même une fête en avril avec son prix cycliste et ses coureurs qui effectuaient un va et vient entre le restaurant et Les Piles. La forge était tenue par Roger Manem, puis ensuite par Michel Besse le fils du maréchal de Champcevinel…, avant qu’il ne s’installe bien plus tard et un peu plus loin, à Sept Fonts... !

prix du Pouyaud en 1956

Le Prix des fêtes du Pouyaud en avril 1956
gagné par Gilles Besse, un des fils du maréchal de Champcevinel

 

pintades au Pouyaud

Troupeau de pintades au Pouyaud, signe de la ruralité

- Le Pouyaud (ou le Vignaud) était assez peuplé en 1936. Le commerce plus les agriculteurs et le passage sur la route de Paris ont contribué à créer un pôle attractif. Il y avait la famille Colombet tous métayers, Jean Pigeassou cultivateur, Alphonse Rousselet retraité avec son épouse couturière, François Gayet cantonnier et son épouse Alice débitante de boissons, Roger Manem maréchal-ferrant, Jean Pelletingeas cultivateur soit cinq maisons pour six ménages et vingt habitants.
- Le Pouyaud est pour sa toponymie un dérivé occitan de pueg/puel qui signifie puy. Un puy c’est ni plus ni moins qu’une colline, un sommet, une hauteur. L’emplacement de l’auberge le vérifie mais on ne sait pas pourquoi on appelait cet endroit "le Vignaud" en 1826, nom que l’on trouve encore de nos jours sur la carte de l’IGN… Le cadastre Napoléonien place le Pouyaud là où se situe aujourd'hui le lieu-dit "les Cailloux". Reste à savoir qui croire ???

CHANTE COUCOU

route de Chante Coucou bis

- On accède à Chante Coucou soit en remontant un chemin venant du Blanquet, soit par cette petite route qui descend depuis La Grange. (photo octobre 1996)

travaux des champs à Chante Coucou

- Les agriculteurs sont en plein travaux, car en mois d’octobre 1996, c’est la période des semailles. Chante Coucou est un quartier résidentiel partagé entre La Grange et le lotissement de Majoulet. Bien évidemment, ce lieu-dit n'existait pas dans l'ancien temps et sa toponymie ne mérite pas de commentaires..., puisque tout le monde imagine sa signification.

maisons à Chante Coucou

- La route de Chante Coucou devient chemin à hauteur de la dernière maison. Un paloumayre de la Vigerie reconnaîtra d'ailleurs cet endroit...

Chante coucou

- Le chemin pénètre dans les bois de Chante Coucou. Nous sommes sous les chênes et certainement que ces lieux constituent des endroits propices à la cueillette des champignons, la saison venue...

Chante coucou bis

- Au fur et à mesure que l'on avance, le chemin devient étroit. Si autrefois les attelages des cultivateurs permettaient de rendre les lieux plus accessibles, il en n'est plus ainsi aujourd'hui... Mais ces chemins constituent de belles balades pour les randonneurs de plus en plus nombreux, d'autant plus que la ville est de plus en plus proche...

CHAMPCEVINEL - LE PETIT POUYAUD, LE POUYAUD, CHANTE COUCOU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : La Grange