LA ROUSSIE, SON CHATEAU, SON DOMAINE

la Roussie

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- Touvent, point de départ de ma 9° rando
- Je quitte Touvent pour monter au château. Situé tout au Nord-Ouest de la commune, cet ancien repaire noble du XVII° siècle appartenait aux Laroche-Aymon dont les deux filles, Antoinette et Catherine, furent élevées à Saint-Cyr. Merveilleusement restauré, propriété privée, il ne se visite pas. Dans les registres paroissiaux on trouve en 1668, le baptême de Marie fille d’Antoine de la Roche Aymond, écuyer, seigneurs de la Rivière et de demoiselle Philippe de Flamens. Puis le décès de Jean Marcheys, un métayer du château, inhumé dans le cimetière des pauvres de la commune et en 1674, baptême de François, fils d’Antoine de la Roche Aymond, écuyer, Seigneur de la Roussie et de Jeanne Janty dame de la Roussie.
- La Roussie, c’est dit-on le domaine des Roux, selon sa toponymie.

L'église vue depuis la Roussie

- Perdu dans ce coin de La Roussie, je respirais l’odeur des pins qui parfumaient la forêt, lorsque sur ma droite, le clocher seul au-dessus des bois vint interrompre le cours de mes rêves. C’était la première fois que je l’apercevais ainsi grâce à mon téléobjectif ! Il était seul et même bien seul juste au niveau du dessus des arbres. Il n’avait plus ses copines de maisons pour me narguer de son promontoire haut de ses 205 mètres. Non, cette fois il dominait seul comme pour me dire que jamais je ne pourrais échapper à sa divine attraction, voire à sa puissance (photo juillet 1996).
- Habitaient à la Roussie lors du recensement de 1901 : Gustave Maurel, son épouse Marie ; Louis son fils tous cultivateurs. Avec eux vivaient Jean Barnabé, son épouse Marie et leur fille Albertine soit six personnes qui travaillaient la terre sous le même toit. Ensuite on trouvait Jean Chabot, son épouse Marie et Ferdinand leur fils tous cultivateurs. Puis Jean Mazeau, Marie son épouse, leurs filles Marguerite aînée, Marie, Henriette, à nouveau Marguerite (dernière née) et enfin Anne sœur de Jean Mazeau soit sept personnes tous cultivateurs. La Roussie totalisait en 1901 seize habitants. Mais il est possible que le lieu-dit de Maison Neuve soit incluse à ces statistiques. D'autre part, tous ces cultivateurs travaillaient les terres du châtelin.
1936 : M. Jean Daniel un cantonnier des Ponts et Chaussées qui vivait avec sa mère Marie. Il y avait aussi Ernest Lagarde cultivateur au profit du château, sa femme Anna et leur fille Suzanne apprentie couturière, soit cinq personnes.

le château de la Roussie

- L’édifice du château apparut alors sous les ombrages. Baigné par le soleil de l’après-midi, la façade et ses tuiles rouges tranchaient sous le ciel bleu et au cœur de cette nature verdoyante (photo juillet 1996).

ruches du domaine de la Roussie

- Les abeilles ne connaissaient pas la paresse. Profitant du soleil de l’été et de la floraison de la nature, les ouvrières effectuaient leur ballet incessant entre la ruche et les fleurs des vergers, des jardins et des prairies.

dépendances du château de la Roussie

- Derrière le château, les communs semblaient importants. Les chênes eux aussi avaient pris de la hauteur donnant du cachet à cette résidence seigneuriale dont l’histoire m’échappait et où j’osais m’aventurer en ce jour de juillet 1996.

jeunes noyers à la Roussie

- Je quitte l’allée du château dans la crainte d’être poursuivi par une meute de chiens, lorsque je me retrouve sous une immense noyeraie.

travaux en 1950 la Roussie

- Celle-ci a pris la place des bois. Des jeunes de la commune (photo ci-dessus) ont entrepris un vaste chantier de déforestation dans les années 1950. (voir photo aérienne de cette époque en cliquant en haut de page sur "revoir ma 9° balade")

Maison Neuve de la Roussie

- Plus loin je repère l'ancienne ferme de Maison Neuve, perdue au milieu des noyers, mais bel et bien abandonnée. Etait-elle occupée autrefois par un métayer du château ? Toujours est-il que j’appellerais ce lieu Maison Neuve de la Roussie pour le différencier du Maison Neuve près du château de Vignéras, sans oublier un autre Maison Neuve près de la Grange. Autour de cette vieille bâtisse les reliques des machines agricoles et des voitures témoignent qu’une activité rurale a bien existé ici.

chemin vers Maison Neuve venant de Sourbarie

- Venant de Sourbarie, on peut accéder aussi à Maison Neuve de la Roussie depuis la route d’Agonac. D’ailleurs la maison du fond constitue bien aujourd’hui la seule maison neuve de cet endroit. Une maison que je connais bien, habitée par un ami qui se reconnaîtra...

noyers à la Roussie

- La noyeraie de la Roussie occupe en 1996 près de 27 ha. Composée de jeunes plans, elle reste l’activité agricole essentielle du domaine (photo octobre 1996).

mécanisation à la Roussie

- Je suis revenu à la Roussie lors de la récolte des noix. Je fus étonné et surpris d’assister à une mécanisation de la ramasse des fruits. La Dordogne est le deuxième département producteur de noix après l’Isère, avec une récolte estimée à 7000 tonnes (photo octobre 1996).

ramassage des noix

- On dit que la noix franquette se trouve dans les nouvelles plantations. Peut-être est-ce le cas de la Roussie ? Toujours est-il que je reste pantois devant cette machine qui aspire tout, trie les noix, refoule feuilles et tous les détritus étrangers.

déchets de ramassage de noix

- Je quitte ces vergers pour monter en direction du Nord-Ouest, parti à la découverte d'un ancien lieu-dit "l'Allée", objet de ma future rando dans ce petit coin qui n'a pas fini de nous étonner.

CHAMPCEVINEL - LA ROUSSIE ET SON DOMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : L’Allée, la Bonnélie