LES MOUSSOUSES, LES MATHIEUX

Moussouses route d'accès

Route d'accès des Moussouses

- Relire la 4° partie (présentation de mon parcours sur la commune).
- Revenir sur ma 13° balade (commune de Champcevinel).
- Visite du Lac et des Brousses.
- Visite de Bos Carat.
- Visite de la Combe.
- Visite des Prades et en route vers les Sarthes.
- Visite des Sarthes.
- Foncrose et sa source.
- Le Clédier.

- Je me trouve au sommet du versant de Foncrose, pas loin de la côte Durand avec cette route forestière qui mène droit aux Moussouses. Cette route était bordée surtout par des pins et de gros sapins qui ont énormément souffert au cours de la tempête de 1999.

Moussouses mare

- Selon la toponymie des lieux, les Moussouses est un endroit envahit de mouches. M. Tanneux, 14° maire de la commune résidait ici (mandat de 1919 à 1945). On retrouve la mare, qui a sans doute été creusée pour bâtir les habitations. On remarque aussi les deux piliers d’entrée de la demeure qui est surmontée d’un cèdre, comme c’est le cas de toutes les maisons bourgeoises (photo ci-dessus).

Moussouses habitation

- A la différence des autres maisons de la commune, le toit est recouvert d’ardoises comme l’église du bourg. Deux familles ont habité les Moussouses en 1936. Il y avait Henri Petit médecin retraité, son épouse Blanche, leur fille Madeleine et Denise une bonne à tout faire. Plus loin Armand Tanneux agriculteur, son épouse Marie-Louise, Henri Baconnet son domestique, Hélène Beau leur cuisinière et Robert Buisson cultivateur soit au total neuf personnes. En 1954 parmi les résidents on notait Guillaume Boudy, son épouse Anna. Puis on retrouve Blanche Petit, sa fille Madeleine et Danielle Kabanski leur bonne. S’y ajoutent Ernest Schoemann, Jeannette son épouse, Guy et Myriam leurs enfants soit toujours neuf personnes.

Moussouses en hiver

Ancienne propriété de M. Tanneux ancien maire de la commune

- L’hiver, la nature se retrouve dépouillée. Il fait froid sous ce ciel bleu et les branches frêles tremblent face au vent du Nord. En observant cette demeure, je constate une fois de plus qu’elle ressemble exactement à celle des Vignes, à celle des Graziani à Barbe, mais aussi à celle de la Borie. Seule différence, le toit recouvert d’ardoises comme je l’ai déjà signalé dans les publications précédentes.

Moussouses centre équestre

Ecuries et cèdre aux Moussouses

- Derrière la maison principale, là où résidait M. Tanneux, se trouve une écurie comprenant plusieurs box pour les chevaux (photo janvier 1997). C’est à croire que l’on pratique ici aussi l’équitation. Cernés entre l’Etrier Périgourdin (Borie-Petit) et Péricheval (Foncrose), les Moussouses deviennent à priori le 3° centre équestre de la commune, peut-être même le 4° si Vigier monte son écurie.

Moussouses box équestre

Box à chevaux

Moussouses centre chevaux

- En été les Moussouses respirent la tranquillité. Le cadre est verdoyant. Les chevaux et le cèdre se rallient pour exprimer une certaine noblesse de ce lieu-dit.

Moussouses habitation ouest

- Sur le côté Sud, j’aperçois cette belle maison (ci-dessus) bâtie au ras du versant qui descend sur la côte Durand. D’ailleurs, c’est bel et bien cette bâtisse et sa tour que j’avais repérée depuis Vignéras au cours de l’hiver.

Moussouses près des Mathieux

- Au Nord des Moussouses et en descendant en direction de Foncrose, je rencontre une autre maison nichée au milieu des pins, des chênes et des châtaigniers (photo ci-dessus). Un chien très hargneux me contraint à rebrousser chemin. Ici on est aux "Mathieux", hameau qui se situait juste entre les Moussouses et Foncrose, sans doute au-dessus de la maison Senez. Aujourd'hui il n'est plus mentionné sur la cartographie.

Moussouses carte

Vue aérienne de ma ballade. Le point rouge situe l'ancien hameau des Mathieux

- Ce chemin à flanc de colline conduisait aux Mathieux qui figure sur le cadastre Napoléonien. Il permettait aux charrettes d’accéder chaotiquement sur les lieux des différents vignobles avec les cuves et les matériels de vendanges. Tirées par un cheval ou par des bœufs, un cortège de joyeux vignerons suivait derrière, les paniers à la main, en chantant quelques gais refrains en patois du pays. On escaladait ainsi les coteaux situés de part et d’autre du vallon de Foncrose, ceci durant tout un mois de septembre où la vie agricole de la commune se transformait en véritable fête. C’était voilà plus de deux siècles environ, vers 1750. Sur les registres paroissiaux de la commune on peut lire le mariage de Aubin Deschamps, meunier avec Jeanne Soulier du village des Mathieux (1730-1759), soit une preuve d'existence de ce lieu-dit.

Moussouses près des Mathieux bis

Chemin à flanc de colline en direction des Mathieux

- Mais les Mathieux dans sa toponymie est ni plus ni moins qu’un endroit où résidait la famille Mathieu. Dans ces bois, on retrouve les restes de chemins qui s’effacent avec le temps. On dit aussi qu’il y avait ici une grotte, là où le maréchal de Champcevinel venait faire son bois. J’ai cherché cette grotte, je ne l’ai jamais trouvée. Mais sans doute que cette grotte n’était qu’un abri conçu par un habitant des Mathieux pour ranger son outillage...

Moussouses vallon inondé

- N’ayant pas trouvé ma grotte, je retombe près du Foncrose qui déborde. Désormais il ne me reste plus qu’à remonter cette colline pour rejoindre les Bouboux, lieu de ma prochaine ballade.

CHAMPCEVINEL - LES MOUSSOUSES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Les Bouboux