RANDO AUTOUR DE FOSSE ROUGE

Château d'ean à Fosse Rouge

- Fosse Rouge n’est pas un ancien lieu-dit puisqu’il ne figure pas sur le cadastre Napoléonien. Je me trouve toujours sur le pylône télécom, en mesure de cadrer ce vaste décor avec de gauche à droite le plateau de Borie Brut, Sourbarie, Michoux, (photo ci-dessus) alors qu’au premier plan l’unique château d’eau de Fosse Rouge vient ressusciter les sempiternels problèmes de l’eau que la commune a connu au temps jadis.

le Caillou

Locaux de Radio Périgueux 103

- Je descends de Fosse Rouge pour me rendre aux Cailloux, encore un lieu dit qui ne figure pas au cadastre de 1846. Cette petite maison abritait en 1996 les studios de radio Périgueux 103 qui émettait sur 102,3 Mhz.

Périgueux 103

Les studios de la radio et son antenne en arrière plan

- De part et d’autre de l’entrée, le buis exhale son odeur pénétrante qui se mêle à celle plus légère de la nature environnante. Le buis me rappelle la senteur des églises lors des fêtes de Pâques. D’après le recensement de 1936, le Caillou était habité par Emile Boissavy et son épouse Marie, tous deux jardiniers, soit deux habitants.

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Anciennes maisons de Sept Fonts avec un maréchal ferrant et
un débit de boisson comme commerce en 1936 et après guerre.

 - Je gagne la route des Piles et me voici à Sept Fonts. D’après la toponymie, c’est un lieu où l’on trouve sept fontaines ou sept sources. En fait il s’agirait de plusieurs résurgences de la même fontaine située près de l’ancien Prieuré aujourd’hui disparu et dont on reparlera. Il faut souligner que Sept Fonts empiète sur les communes de Champcevinel, Cornille et Trélissac.

cadastre Napoléonien

En rouge sur la carte, limites des communes (Champcevinel, Cornille, Trélissac)

- Mais le plus étonnant reste la cartographie de cette contrée qui a évolué au fil des siècles. Le cadastre Napoléonien qui a été achevé en 1846 nous donne des noms de lieux situés à d’autres endroits (voir ci-dessus). La carte de l’IGN selon les années nous livre aussi des noms de lieux qui ont été déplacés comme Fosse Rouge aujourd’hui plus au Nord que la maison des Maligne qui constituait jadis l’unique habitation.
NOTA : voir sur ce lien ma balade au Pouyaud et sur sa périphérie.

carte avant et après l'an 2000

A gauche carte IGN avant l'an 2000, à droite celle de nos jours (2013 en principe)
Le Vignaud est  devenu le Pouyaud.
La pastille rouge est l'emplaement du Pouyaud (cadastre Napoléonien).
La pastille jaune indique les Cailloux, le cercle bleu la zone de Sept Fonts.

signaux à 7 Fonts

- La signalisation m’amène aussi sur Fosse Rouge, Sept Fonts, Sebrat et La Grange. Du haut du pylône télécom pris en 1996, on peut voir les premières villas (photo ci-dessous) qui occupent cette contrée. Selon certains on se trouve à Fosse Rouge, pour d’autres à Sept Fonts... Il n'y a aucune unanimité entre carte, cadastre et signalétique.

Sept fonts

Villas de Fosse Rouge ou de Sept Fonts en 1996 ?

vallon de 7 Fonts

- En automne et comme partout les arbres prennent de la couleur. Ce vallon descend droit jusqu’à la grande dépression occupé par le Foncrose.

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- Mais pour l’heure je suis dans le vieux Sept Fonts. Ces maisons restaurées sont celles où se situaient autrefois une forge et un café. A Sept fonts on y trouvait en 1936 six habitants. Il s’agissait des Marois avec Vincent maréchal ferrant, Jeanne son épouse débitante de boissons, ses enfants René (également maréchal ferrant), André, Yvonne et Roger.

1974

- Plus tard la forge s'est déplacée vers le Nord (carrefour route des Chabannes et des Piles) avec Michel Besse, fils du maréchal de Champcevinel. A la saison, les vendanges nous liaient au passé de la commune avec un bon repas, conçu de mains de maître par l'épouse du forgeron, qui avait été la cuisinière de Joséphine Baker aux Milandes, lors de ses années de gloire.

1974

Repas de vendanges familial chez Michel Besse, le forgeron de Sept Fonts (1974)

- J’arrive au Vieux Sébrat, un lieu rattaché à un éleveur de chèvres ou encore diminutif du mot sept bras, à rapprocher des sources de Sept Fonts toutes proches (selon la toponymie)…. Au Sébrat vivaient jadis pas mal de monde. On y comptait André Beaudry métayer, Léonie son épouse, ses cinq enfants et Maria Martial sa belle mère. S’y ajoutait le ménage de Céline Chaillat, sa fille Françoise, son petit fils Marcel Desage et son épouse Yvonne soit un total de douze habitants.

 

Sébrat

Maisons du vieux Sébrat

- Je quitte le Sébrat qui constitue un cul de sac, qui descend sur le vallon du Foncrose. Je me dirige vers le carrefour des Chabannes, près de chez l'ancienne maison du forgeron Besse, là où un Prieuré a existé et là où débute la voie oubliée (ancienne route de Périgueux à Agonac).

A revoir :
- Descriptif de l’Arrière pays Champcevinellois
- Parcours de ma 10° balade

- Visite de Fosse Rouge

- La table du Pouyaud

CHAMPCEVINEL - SEPT FONTS, LE CAILLOU, SEBRAT - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape :
Le Prieuré de Sept Fonts et les Chabannes