L’école : Sur la place du village se tenait l’école des filles et des garçons. Ne disposant pas de cour de récréation, les petits écoliers jouaient autour du puits sur la place du village, et le son de la cloche les ramenait sagement en rang pour reprendre les cahiers. Il semble que parfois, le maître d’école devait prolonger la sonnerie pour réunir tous les élèves qui s’étaient un peu trop égaillés. Les instituteurs de l’époque étaient Messieurs Bazinet (voir photo sur ce lien) et Duverneuil. La discipline était bien plus rigoureuse que de nos jours et les coups de baguette sur les doigts pleuvaient facilement. Il y avait seulement deux classes d’environ 20 élèves, où l’enseignement dispensé concernait les enfants de 5 à 12 ans. Pour faciliter la tâche du maître d’école, les plus grands prenaient en charge les plus jeunes, pour leur apprendre à lire. Le certificat d’études sanctionnait la fin de la scolarité vers l’âge de 12 ans. Seuls, quelques privilégiés pouvaient poursuivre leurs études, les autres restants au foyer pour s’occuper de leurs jeunes frères ou participer à l’exploitation de la ferme. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

école vers 1970

- L’école vers 1970 (lecture de gauche à droite)
- Premier rang : Cloarec, Lauseille, Parinet, X, X, X, Roubinet, Lagarde, X, Blandin, Ducouret et Gassert.
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Deuxième rang : X, X, X, Réveillas, Lagarde, Fargeot, X, Dieuaide, X, Lagrange.

école vers 1971

- L’école garçons et filles vers 1971.
Au troisième rang (en haut) : Eric Dieuaide, Philippe Blandin et Thierry Réveillas
Deuxième rang (au centre) : Alain Ducouret, Hervé Blandin, Jean-Marc Trantanba, Jean-François Lauseille, Bernard Condaminas, René Parinet, Brigitte Cloarec, X, Martine Banizette, Patrice Ducouret, Patrick Condaminas.
Premier rang (en bas) : X, X, X, Marie Christine Blandin, Jean-Luc Cheron, Maryse Parinet, Maryline Lauseille, Monique Dieuaide, X, Maguy Henry, Patrick Cloarec, X.
- A compter de septembre 1967, l’école comprenait trois classes avec une seule direction. Les enseignants étaient Mme Dincq (1967), Mme Lascaux (1969), Mme Broit (1976) et Mme Granger (1980-92)

communion 1

La communion : Vers l’âge de 12 ans, avait lieu la communion solennelle qui regroupait la famille autour du communiant, tout raide dans son costume sur la manche duquel il arborait le brassard blanc à franges. Les filles qui ressemblaient à des petites mariées portaient sur la tête des couronnes de fleurs cueillies au jardin, qu’elles offraient au cours de l’office à la Vierge Marie. A cette occasion, petits et grands, vieux et jeunes, assistaient alors à la messe et aux vêpres qui avaient lieu en fin d’après-midi pour ne pas trop abréger le repas qui était généralement copieux et bien arrosé… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

communion

- La sortie des enfants de l’église Saint-Marc un jour de communion solennelle.
Pour les adultes : Il y avait le jeu de quilles sur la place mais aussi le bal du dimanche qui se déroulait "chez Julou". Celui-ci partait à pied avec sa canne et faisait le tour des familles dans les fermes pour les aviser que le bal se déroulerait après les vêpres. Les jeunes filles se rendaient au bal accompagnées de leurs mères, qui, assises sur les bancs qui entouraient la piste, suivaient d’un regard attendri les évolutions des danseurs et de leur progéniture en particulier… Il faut dire que pour venir danser, il leur arrivait de faire plusieurs kilomètres, souvent à travers bois… Chaussées de leurs sabots qui claquaient sur le sol glacé, elles trottaient avec entrain, éclairées par la lanterne qui se balançait… Elles apportaient avec elles les feutres qui glissaient si bien sur le parquet ciré de la salle de bal. Si par aventure, elles rencontraient des loups (M. Longueville précise que sa mère eût l’occasion de voir briller les prunelles phosphorescentes de l’un d’eux) elles retiraient leurs sabots de bois, qu’elles frappaient l’un contre l’autre, ce qui décontenançait l’animal, qui, généralement, restait à distance et finissait par s’éloigner. Dans le souvenir de nos amis, un seul loup aurait été aperçu vers le Clédier à l’occasion d’une messe de minuit qui réunissait pratiquement tout ce que le village comptait de personnes valides… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

bal salle des fêtes

- Bal dans la salle des fêtes (derrière l’église) dans les années 1975

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (2° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)