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  • - "Parcourir Champcevinel", c’est découvrir la totalité de son territoire avec sa nature, ses monuments, ses espaces, ses châteaux, son histoire, sa géographie, sa toponymie et bien d’autres informations d'avant le 2° millénaire. (blog en construction)
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26 août 2014

PRESENTATION GENERALE DU TERRITOIRE COMMUNAL

- L’ensemble de la commune de Champcevinel couvre une superficie de 1772 ha, limités à l’Est par Trélissac, au Nord-Est par Cornille, au Nord par Agonac, à l’Ouest et au Nord-Ouest par Château-l’Evêque, au Sud par Périgueux.
- Pour faciliter la découverte de Champcevinel, j’ai découpé sa surface en quatre secteurs géographiques que l’on retrouve sur la carte et la légende ci-dessous, avec ses limites naturelles, comme la route d’Agonac, puis la route que j’ai baptisée des coteaux (axe rte d’Agonac, le Bourg, La Grange).

CARTE

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION GENERALE © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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2 octobre 2014

HIVER SUR LE VILLAGE

 

Un jour de novembre sous le brouillard

- Le clocher dans le brouillard de novembre puis plus tard ci-dessous sous la neige (photo janvier 1997)

Le bourg sous la neige

Un brin d’histoire - Le 14 février 1790, la paroisse est unie à Périgueux. Le 17 février 1800 les municipalités de canton sont dissoutes pour faire place aux communes. C’est à cette époque que Champcevinel retrouve son autonomie avec son premier maire, M. Lagarde. Rapidement la commune naissante se prend en charge et petit à petit elle se développe tout en conservant son identité de village entouré de paysages champêtres. (source "Champcevinel le chemin parcouru", livre de Christiane Piboyeu)

L'école sous la neige

- Avec la neige les enfants du groupe scolaire de la commune sont heureux. La récréation est attendue avec une certaine impatience, alors que le chauffage laisse échapper son panache de fumée qui monte dans l’air glacial. En ce mois de janvier 1997, il fait froid et Champcevinel n’échappe pas à la rigueur de l’hiver (photo janvier 1997)

 

Le plateau de Borie-Brut vu depuis le bourg en hiver

- Alors que la bise souffle sur les hauteurs de la commune, on distingue au lointain Borie-Brut qui grelotte dans ses bois dépouillés de leurs feuilles. Le ciel est gris, le temps est à la neige  Vraiment il n’y a que les enfants qui apprécient ce temps qui purifie le sol et l’atmosphère. (photo janvier 1997).

 

grues

- Je me souviens des journées du 20 et 21 février 1997 passées au bourg de la commune. Le soleil brillait malgré l’air frais, le ciel était bleu, déjà les aubépines fleurissaient. On avait comme la sensation que l’hiver s’en allait… Soudain des cris ressemblant aux bruits d’une charnière mal huilée vinrent interrompre le calme du village. Ces cris devinrent de plus en plus importants. Dans le ciel au lointain, mais très loin encore, apparut alors une mince ligne mouvante. La ligne se précise. Ce sont des formations en V de 30 à 50 oiseaux qui se succèdent. Ce sont elles, les grues ! En moins de cinq minutes elles sont au-dessus de nous, tournoyant autour du clocher pour attendre les retardataires et repartir sur le Nord (photo février 1997)

 

l'arrivée des grues

 

- Alors que les vagues d’oiseaux se succèdent et que le vent porte les cris des multiples vols, des curieux observent le ciel. Oui assurément l’hiver nous quitte et la nature entame sa marche printanière avec la jonquille qui amorce cette floraison. (photo février 1997)

 

Printemps au bourg

 

CHAMPCEVINEL - HIVER SUR LE VILLAGE - © BERNARD PECCABIN

29 décembre 2014

LA CÔTE DURAND (commune de Champcevinel)

- Présentation de ma 1° balade
- Relire l’étape précédente sur le Pigeonnier
- la
Monzie

- La Quinquérinette

- Aux Granges de Cap blanc

- En venant du vallon du Foncrose, il existe plusieurs itinéraires pour accéder sur le plateau de la commune de Champcevinel. Il y a d’abord un chemin en castine que l’on a vu partant de La Monzie. Il y a aussi un sentier qui s’accroche au versant et qui grimpe en direction du lieu-dit"aux Landes", un autre enfin qui rejoint la métairie de Peyrinet. Mais pour les usagers motorisés, il existe cette côte Durand (ci-dessous) sur laquelle on vient butter et qui serpente sous les arbres, jusqu’au domaine du château de Borie-Petit.

côte Durand

- Le Maréchal de Champcevinel m’a toujours dit que cette côte portait le nom du Maire, Etienne Durand en l’occurrence, car c’est lui qui au cours de ses mandats (1872-1900), a fait tracer cette voie pour lui éviter de faire le détour par la Combe via le Lac pour rejoindre le bourg et sa mairie, alors qu’il demeurait à Vignéras. Voilà pour l’anecdote… !!! Aujourd’hui, cette voie sert de déviation aux habitants du Nord-Ouest de Périgueux qui travaillent sur Trélissac. Compte-tenu de son dénivelé et de sa largeur restreinte, elle est interdite dans le sens de la descente et est devenue une route à sens unique sur laquelle les cyclistes peuvent se tester.

côte Durand début et fin octobre 1996

Ci-dessus la côte Durand début octobre 1996, puis vu fin octobre 1996.

CHAMPCEVINEL - LA COTE DURAND - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : Peyrinet
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"

17 février 2015

LA CHATAIGNERAIE, SON STADE, SA PERIPHERIE

carte la châtaigneraie

- Présentation de ma 3° balade
-
Maison Rouge

- Quittant Maison-Rouge, la balade se poursuit par Peyrinet déjà visité pour rejoindre la Châtaigneraie et son plateau (voir carte). Ce châtaignier* plus que centenaire appartient au domaine de Borie-Petit. Il a résisté à l’assaut des tronçonneuses et appartient au patrimoine local (photo juin 1996).
(*) l’hypothèse de l’ancienneté de ce châtaignier est parfaitement plausible puisqu’une fois de plus la carte Belleyme nous livre ses secrets sur la couverture végétale de la région. A ce sujet, un bois recouvrait le plateau dans un quadrilatère entre les Granges, Les Bouboux, le Clédier, Borie-Petit et Saillantrou. On était alors vers 1780. D’ailleurs, l’origine du nom du lieu-dit (la Châtaigneraie) puise certainement sa source à ce bois occupé ici et jadis par des châtaigniers….

Vieux chataignier entre Peyrinet et les Granges

chemin entre Peyrinet et les Granges

- Aujourd’hui, la plantation du pin constitue la majorité du peuplement forestier. Ce chemin qui s’enfonce dans la forêt fait la joie des promeneurs à pied, à cheval ou en VTT.

stade de la Chataigneraie

camping sauvage à la Chataigneraie

- Le stade de la châtaigneraie (domaine de Borie-Petit) reste un lieu de rencontre sportif et assure en même temps le plein air aux scolaires (photo octobre 1996). En été, c’est aussi un lieu pour le camping sauvage sous les majestueux chênes de l’ex-domaine de Borie-Petit. A noter que ces chênes (sur côté gauche) ont été déracinés lors de la tempête de décembre 1999.

croix de Borie-Petit

- A l’extrémité du terrain, on peut remarquer un calvaire en fer forgé, mais dépourvu de date et d’épitaphe (photo octobre 1996). Cette croix avait été forgée par Michel Besse fils du maréchal de Champcevinel, à la demande de la comtesse de Chasteignier. Aujourd’hui, il ne reste plus de trace de cette croix….

le clocher vu de la Chataigneraie

- Depuis les lisières de Borie-Petit, le clocher continue de veiller sur son territoire (photo juillet 1996). Entre la châtaigneraie et les Granges, un troupeau de limousines (ci-dessous) rumine sous les ombrages alors que le chaud soleil de juillet brille haut dans le ciel (photo juillet 1996)

Limousines à la Chataigneraie

vie grouillante dans un pré de la Chataigneraie

- Au sol, une vie grouillante d’insectes se promène dans les herbes en pleine floraison. C’est une sorte de micro cosmos… A gauche on aperçoit le gymnase alors que le clocher pointe discrètement à l’horizon, du moins pour ceux savent bien observer… (photo juillet 1996)

peuplier à la Chataigneraie

- Ce magnifique arbre situé pas très loin des courts de tennis appartiendrait selon le défunt Monsieur Sudret à une espèce de peuplier. Très majestueux, il domine tout le plateau et reste visible même depuis Sourbarie. Il n’est pas sur qu’il existe encore de nos jours…

le village depuis la chataigneraie

- Depuis les lisières de la Châtaigneraie, je cadre mon appareil photo sur le clocher de la commune et les habitations anciennes, de sorte d’obtenir une vue du bourg comme au temps jadis. (photo novembre 1996).

puits à la chataigneraie

- En élargissant mon champ de visibilité, on remarque un nouveau lotissement et un puits qui a été creusé par le comte de Chasteigner à sa demande (photo novembre 1996). Selon certains témoins, celui serait très profond… sans plus… et aurait servi de ravitaillement pour les métayers du château et pour abreuver leur bétail.

CHAMPCEVINEL - LA CHATAIGNERAIE - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : Le Petit Maine, le Maine et Saillantrou
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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12 février 2015

MAISON ROUGE (commune de Champcevinel)

Maison Rouge

- Présentation de ma 3° balade
- Maison Rouge est une ancienne métairie de Borie-Petit. Elle occupe une place stratégique sur un espèce de promontoire dominant le val de Périgueux. Elle était occupée à une certaine époque par la famille Debet. En bas serpente la route des Jaures, qui sert de limite entre la ville et la commune (lire plus bas sur la carte). Au-delà, on aperçoit une espèce de landes, puis la ferme encerclée par le domaine des bois. Maison Rouge selon la toponymie, est une habitation construite avec de l'argile rouge. (photo juillet 96)

Maison Rouge vu du Puy Bernard

- Vue de la rue Marguerite Eberentz au Puy Bernard (commune de Périgueux), Maison Rouge nous offre son patrimoine naturel avec sa grange, ses dépendances, son jardin et ses toits coiffés de tuiles. (photo octobre 1996).

Carte autour de Maison Rouge

l'eau à Maison Rouge

- Près de la façade Est, une ancienne pompe attire mon attention. Celle-ci (du moins son puits), n’est pas répertoriée comme tant d’autres par l’étude du service géologique régional sur les eaux de la ville de Périgueux. Seuls en ces lieux, les HLM des Jaures, sont désignés comme foyer potentiel de pollution pour la source du Toulon qui coule sous le plateau ou sous le terrier comme on dit ici et comme nous l’avons déjà lu. (photo juin 1996).

Maison Rouge vu de sous les ombrages

- Depuis le Sud, je distingue mieux les communs de cette métairie restaurée en maison de maître, puis des petits bâtiments qui s’alignent sur les deux côtés de la cour. (photo juin 96).

mare près de Maison Rouge

- Par cette belle journée d’été, je me plais à être seul dans les bois des alentours. Alors que je remonte vers le Nord de Maison Rouge, une mare presque asséchée vient réveiller les paroles d’un certain M. Aubisse. A savoir qu’en dehors des mares naturelles, les autres mares aux eaux terreuses ont été creusées, dans le but de récupérer la terre et les cailloux qui servaient à construire les murs des maisons à une époque lointaine où il n'y avait pas de ciment. (photo juin 96)

piste forestière sous la pinède près de Maison Rouge

- Dans cette pinède entre Maison Rouge et la Châtaigneraie, la lumière du soleil parvient à se frayer un passage à travers la verdure. Ce petit chemin reste un lieu de promenade privilégié pour les habitants des Jaures et de Périgueux si proche. Plus loin il débouche sur les Granges (photo juin 96) que nous visiterons plus tard. Selon la carte Belleyme (parue sous l'ancien régime), une vigne existait au dessus de Maison Rouge, mais sur le versant qui descend sur Saillantrou… Aujourd'hui le domaine des bois a pris le dessus...

NOTA : Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient à Maison Rouge en 1936.
- Longueville François, cultivateur, son épouse Catherine et leur fils soit trois personnes.

- Léon Debet, cultivateur, son épouse Léonie et leurs cinq enfants soit sept personnes.
Total : 10 personnes pour deux maisons tous agriculteurs

CHAMPCEVINEL - MAISON ROUGE - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : La Chataigneraie
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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24 février 2015

LE PETIT MAINE, LE MAINE, SAILLANTROU

- Présentation de ma 3° balade
-
Maison Rouge

- La Chataigneraie

- Après la visite de la Chataigneraie, là-haut sur le terrier, on redescend pour reprendre le cours de notre balade, celle qui pénètre dans le vallon de Saillantrou. A ma gauche se trouve la butte de Maison-Rouge, à ma droite la route des coteaux, celle qui va de Boisset à Barbe…

le petit Maine et la route des Jaures

- Le Petit Maine constitue une des portes d’entrée de la commune. A vrai dire, la ville de Périgueux se termine ici, par la rue Jean Secret. En 1996, voilà ce que donnait ce lieu-dit, avec à droite la route qui monte vers Borie-Petit. Aujourd’hui, cet espace de verdure n’existe plus, puisqu’il est occupé comme chacun sait par des petites habitations pour les étudiants du pôle universitaire de la ville de Périgueux. (photo octobre 1996)

Le petit Maine

- Un coup de zoom, me permet de voir ce Petit Maine qui ressemble à une petite ferme abandonnée avec dans le fond des bois qui jouxtent la caserne Ardent du Picq et le pôle universitaire.

carrefour du Maine de Champcevinel

- Du haut du Petit Maine, on aperçoit au premier plan le carrefour du chemin du Maine et de la route qui monte vers Borie-Petit. Aujourd’hui, un grand giratoire occupe ce fond de vallon. En quelque sorte, un lieu où la ville est venue manger notre belle campagne. (photo octobre 1996). Plus loin, les hauteurs des Jaures, en direction de Borie-Petit. 

vallon de la rue Jean Secret

- Côté Sud, on aperçoit une combe étroite où la ville de Périgueux s’étrangle entre les hauteurs du Puy Bernard et la rue Jean Secret. Ici encore se termine la ville pour passer le relais à la commune de Champcevinel. (photo octobre 1996)

cour du Petit Maine

- Le Petit Maine semble compter de nombreuses années d’existence. Une ancienne ferme, certainement occupé maintenant par des citadins ? (photo octobre 1996)

Roncier au puits du Petit Maine

- Au bas, ce vieux puits dévoré par les ronces signale une trace de vie, peut-être celui d’un ancien jardin, qui s’estompe avec le temps… (photo octobre 1996)

puits débroussaillé du Petit Maine

- En repassant quelques temps après, un toilettage des lieux nous permet de voir sa margelle et son système de puisage. L’étude du service géologique régional sur les eaux de la ville de Périgueux a recensé ce puits pour lequel il a été relevé une profondeur de 7,30 m, un niveau d’eau de 2,36 m et une température de l’eau évoluant entre 7,4° et 9,7°.

squash du Maine

- Nous sommes en route pour Saillantrou, via la ferme du Maine. Au bord du chemin, un squash bâti dans ce vallon occupe les lieux, mais aussi une ancienne ferme (ci-dessous) dont on a cherché à conserver son aspect primitif. La toponymie du Maine nous indique qu’il s’agit de la forme occitane d’un manoir, voire d’un château. Cette ferme a été occupée un temps par la famille Jean. Elle appartenait à un pharmacien de la ville de Périgueux…

corps de ferme du Maine

abeille butinant une fleur de lière

 

- Alors que nous sommes fin octobre, il fait doux et des abeilles butinent encore les fleurs de lierre. J’observe ces vaillantes ouvrières, en pensant qu’au stade de la saison actuelle, c’est certainement leur dernière sortie avant les mauvais jours. (photo octobre 1996)

 

La ferme du Maine

 - Cette ferme du Maine est extraordinaire. Je me trouve à peine à 300 mètres de la ville et ici rien ne laisse présager que la ville soit si proche. La nature est verte, reposante, calme et solitaire (photo octobre 1997).

Le Maine vu des lisières de Boisset

- Vue du vallon qui mène vers Boisset, je cadre une dernière fois cette ferme, son chemin de terre avec en toile de fond les ultimes maisons de la rue Jean Secret à Périgueux.

vallon de Saillantrou

- Il fait bon dans le vallon de Saillantrou fréquenté par de nombreux promeneurs qui effectuent la traditionnelle boucle en passant par le Maine, Saillantrou, Longueville, le bourg, Borie-Petit, les Jaures et retour. Ci-dessus l’automne amène ses teintes traditionnelles (photo octobre 1996).

Rochers sur le chemin de Saillantrou

- Sur le côté gauche du vallon, un abrupt rocheux renforce le massif forestier de Maison-Rouge. Et là encore l’étude du service géologique régional sur les eaux de la ville de Périgueux a décelé de nombreuses fissures remplies d’argile et de petites grottes. Il n’est pas impossible que l’Isle ou l’eau, remontait jusqu’ici, il y a des millions d’années…

chemin de Saillantrou

- Tout le long de ce chemin herbu, on ne rencontre que du bois ou de la prairie et même parfois les deux. Ce chemin a d’ailleurs un temps servi il faut le dire, aux gens de la commune de Champcevinel. Il constituait un raccourci pour rejoindre directement le quartier Clos Chassaing, à Périgueux… (photo septembre 1996).

Saillantrou

 - Au fond du vallon, blotti autour des bois, se trouve enfin "Saillantrou" avec ses murs de pierres restaurées (photo juin 1996).

piste forestière de Saillantroux à les granges

- Je poursuis à pas lents ce vieux chemin devenu forestier en direction de Longueville, l’esprit parti dans les rêves par cette belle nature, lorsque soudain des biches prises de panique s’enfuient dans les fourrés, en direction des Granges, objet de notre prochaine visite.

NOTA : Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient au Maine en 1936.
- Alicot André, cultivateur, son épouse René domestiques de M. Sénillon soit deux personnes.
- Jean Gaston, métayer, son épouse Berthe, ses trois enfants et un domestique Edouard, soit six personnes.

Total : 8 personnes pour deux maisons tous agriculteurs

- En 1936, Saillantrou n'était pas habité semble t-il, mais au recensement de 1901, un certain Albert Chabert cultivateur, occupait les lieux avec son épouse et sa mère.

CHAMPCEVINEL - LE PETIT MAINE, LE MAINE et SAILLANTROU - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : Les Granges
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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25 août 2014

LE TERRITOIRE DE CHAMPCEVINEL

- Champcevinel ancienne paroisse de Périgueux est devenue commune autonome le 17 février 1800. Bien avant les limites Sud (en rose sur la carte), n’étaient pas les mêmes que celles d’aujourd’hui (tracées en contours jaune sur la carte ci-dessus).

- Autrefois c'est-à-dire bien avant 1800, la paroisse descend jusqu’à la rue Victor Hugo qu’elle côtoie pour rejoindre la rue Combe des Dames, monter la rue Paul Mazy où elle retrouve ses limites actuelles. Par contre, le quadrilatère Peyrinet, La Monzie, le Pigeonnier, Vignéras, appartenait à la ville de Périgueux. A priori, il semblerait qu’un échange de territoire entre les deux communes a été opéré lorsque la nouvelle loi a été promulguée en 1800, ou encore lorsque le 20 novembre 1828, la ville de Périgueux a annexé ces terres. Par ailleurs, Chancelade était limitrophe avec Champcevinel, puisqu’elle longeait jadis la voie romaine, à la place de Château-l’Evêque. Le triangle Vignéras, Combe Donzelle et Maison Neuve appartenait de même à Chancelade, dont les limites ont évolué lors de la création des communes.

ign

Notre photo : Le territoire de la commune actuelle en jaune. En rose la limite Sud de la commune au XVIII° siècle.

CHAMPCEVINEL - LE TERRITOIRE © BERNARD PECCABIN
Pour en savoir plus, cliquez aussi sur ce lien

24 novembre 2015

LE CHÂTEAU DE VIGNÉRAS (entrée côté route d’Agonac)

VISITE DE VIGNERAS CÔTÉ ROUTE D’AGONAC

 

Vignéras vu côté Sud

Le hameau des Granges, la route d'Agonac et Vignéras qui domine sur les hauteurs

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

chemin de Vignéras en juillet

Le chemin qui monte à Vignéras. A droite la route d'Agonac près des Granges de Cap Blanc

- De 98 mètres au départ de la route d’Agonac, on parvient directement à 165 mètres pour se retrouver sur ce belvédère construit au 18° siècle. Verdoyant en juillet (photo juillet 1996), dénudé de sa végétation en mars, le chemin de Vignéras est aujourd’hui emprunté par les adeptes du GR 36 qui relie la Manche à la Méditerranée. Il faut dire que ce GR 36 se partage en deux itinéraires à partir de l’abbaye de Merlande. Un tronçon traverse Chancelade, Beaupuy pour déboucher au château, une variante arrive de la forêt de Feytaud après avoir traversé Chamarat (commune de Château-l’Evêque), pour déboucher juste derrière le château.

chemin de Vignéras en hiver

Le chemin vers Vignéras en hiver

dépendances du château de Vignéras

Dépendances du château de Vignéras

- Venant de la route d’Agonac, on débouche sur les communs du château de Vignéras. D’apparence vétuste, ils n’ont pas l’importance de ceux de Borie-Petit, château qui avait une vocation tournée vers l’exploitation agricole, de par ses métairies et de par sa superficie (photo octobre 1996). Depuis ce petit jardin de Vignéras, j’aperçois le grand croissant décrit par le vallon du Foncrose. En fouillant le vallon je parviens à dénicher Foncrose, puis la Combe et à l’horizon, les bois du Lac Lagraule (photo octobre 1996).

Vu sur le vallon de Foncrose

Vue sur le vallon de Foncrose et les bois du Lac Lagraule

ferme de Vignéras

Ferme de Vignéras

- Derrière Vignéras, la vieille ferme a conservé son cachet d’antan. Une partie du bâtiment semble servir de gite pour permettre aux citadins de passer quelques vacances en pleine nature (photo mars 1997). En face de la ferme subsiste cette vieille chaudière où l’on fait cuire la nourriture des bêtes ou encore les boudins lorsque la traditionnelle fête du cochon arrivé (photo mars 1997).

chaudière à Vignéras

Ancienne chaudière à Vignéras

étang de Vignéras

Etang derrière le château de Vignéras

- Sur la route qui conduit vers la petite Combe Donzelle, je rencontre cet étang où il y a quelques temps déjà, un héron venait pêcher sa pitance en toute quiétude (photo janvier 1998). Aujourd’hui l’étang mériterait un brin de débroussaillage.

Restes de briqueterie

Restes des bâtiments de l'ancienne briquèterie de Vignéras

-  Situé derrière le château, on peut y rencontrer à ses côtés les vestiges de l’ancienne tuilerie de Vignéras, longée par le GR 36b (photo janvier 1998). C’était la tuilerie d’Etienne Durand maire de la commune de 1872 à 1900. Il résidait au château avec Thérèse son épouse, ses quatre enfants, un enfant d’un hospice, deux domestiques et neuf tuiliers qui exploitaient son affaire (source : recensement de 1872). A Vignéras et toujours à cette époque, il y avait de plus trois cultivateurs et deux autres tuiliers avec leur famille, qui vivaient sur ces hauteurs... Le maire Etienne Durand, fatigué de faire le détour par la Combe, pour rejoindre la mairie du village, fit construire la route qui de la route d'Agonac monte vers Borie-Petit pour déboucher à l'Ouest du bourg. C'est pour cette raison que les anciens on appelé cette portion de route la côte Durand.

sur la route de bas Vignéras

Pilier d'entrée d'une maison au Bas Vignéras

- Dans le jardin d’une villa bâtie sur le versant Est à Bas-Vignéras, je rencontre ce chapiteau avec quelques frises dont l’origine soulève quelques interrogations (photo janvier 1998). Toujours à l’Est et à flanc de collines, on peut découvrir de nombreux trous creusés dans le sol. Le mystère de ces trous a été bien vite élucidé. En faits, ce sont les ouvriers de la tuilerie à la recherche d’argile, qui auraient laissé ces traces, fruit de leurs efforts pour obtenir l’indispensable matière première (photo janvier 1998).

côté Nord de Vignéras

Terrain travaillé par les tuiliers à la recherche d'argile

piliers à Vignéras

Piliers dans les taillis de Vignéras

- Décidément, ce côté Est de Vignéras me livrera encore quelques traces d’un passé avec ces trois colonnes perdues là dans un taillis. La quatrième aurait été basculée dans le vide, vers la route d’Agonac, par des enfants insouciants et heureux de rencontrer une telle aubaine pour jouer avec… Je me pose bien des questions sur ces quatre colonnes. Est-ce l’ancienne entrée du domaine, ou est-ce l’emplacement de l’ancienne chapelle ? Mystères… (photos janvier 1998).

ensemble de piliers à Vignéras

Rencontre avec trois piliers mystérieux dans les taillis de Vignéras

- Avant de quitter Vignéras, je regagne la cour du château. Je me situe sur un belvédère qui domine la dépression qui longe cette route d’Agonac. A mes pieds, le parc du château et son bassin, au loin les maisons des Moussouzes et les sapins qui tranchent près de la côte Durand, dont le parcours avait été tracé par le maître de ces lieux, Etienne Durand alors maire de la commune de 1982 à 1900. (photo novembre 1996).

bassin et parc de Vignéras

Au fond le vallon de Foncrose, la côte Durand et une maison des Moussouzes

- C'est ici, au ras de ce bassin que passait les limites de la commune de Champcevinel avec celle de Chancelade, avant le 19° siècle (voir sur la carte ci-dessous)

avant le 19° siècle

En jaune les limites actuelles, en rouge celle d'avant le 19° siècle. La zone 1 appartenait à Chancelade, la zone 2 à Périgueux

- Le recensement de Vignéras de 1936 nous indique trois cultivateurs avec :
- Pierre Chaminade, son épouse Jeanne, André et Lucien ses enfants
- Sicaire Fournet, son épouse Marie et son fils Jean
- Pierre Le Razer, son épouse Jeanne, Ernestine et René leurs enfants, soit onze personnes.

- Depuis, cette région a bien changé. La vue aérienne ci-dessous nous montre Vignéras et sa périphérie en 1960. On remarque le chemin de terre qui monte au château (1), le château et ses terres (2), le carrefour des routes d'Agonac et de Château l'Evêque (3), la côté Durand et son carefour (4), les Granges de Cap Blanc (5), la voie romaine (6).

vue aérienne de Vignéras en 1960

CHAMPCEVINEL - VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"
Prochaine étape : Vers la voie romaine

24 juin 2016

FOSSE ROUGE (commune de Champcevinel)

LE POINT LE PLUS HAUT DE LA COMMUNE

- Fosse Rouge constitue on le sait le point culminant de la commune avec ses 239 mètres. Dans sa toponymie on relève que Fosse Rouge serait une dépression de terrain composée de terre rougeâtre.

Fosse Rouge

Petite route menant à Fosse Rouge

Grange chez Maligne

- Il subsiste ici de vieux bâtiments agricoles. Sur celui-ci, on retrouve la colonne ayant soutenu l’auvent de l’ancienne église de Champcevinel (celle du 16° siècle) à lire sur ce lien. A côté du hangar, une maison construite avec des pierres imposantes et d’une exceptionnelle qualité (photo octobre 1996). Cette ferme constituait autrefois l'unique propriété rurale de Fosse Rouge, appartenant à la famille Maligne.

ancienne ferme de chez Maligne

-  Lors du recensement de 1936, Fosse Rouge ne comptait que trois habitants. Il y avait Guillaume Maligne, Augustine son épouse et leur fils Roger qui a été on le sait le dévoué secrétaire de mairie au cours de la deuxième partie du siècle dernier.

ruches à Fosse Rouge

Ruches de Roger Maligne photographiées en 1996 à Fosse Rouge

- De Fosse Rouge, les abeilles peuvent partir en direction d’un vaste territoire pour butiner les milliers de fleurs que la nature offre à toute saison. Les 40 000 ouvrières d’une ruche ne perdent pas une minute de leur courte vie. D’abord nettoyeuses de ruche, puis nourrices de larves, elles vont successivement fabriquer les alvéoles de cire et garder la ruche avant de pouvoir au 22° jour, butiner les fleurs jusqu’à ce que mort s’en suive…

pylône Télécom

- Le pylone télécom de Fosse Rouge constitue un excellent point de repaire autour de la commune. J’y suis monté à plusieurs reprises, mais à mon très grand regret, jamais jusqu’à son sommet (photo juin 1996).

pylône de Fosse Rouge

- Les photos prises d’ici l’ont été à partir de la première plate forme. Jamais au-delà ne voulant pas me créer de problèmes avec les services de l’Etat, même si à cette époque (août 1996), j'aurais pu tenter de le faire…

point géodésique

Point géodésique de Fosse Rouge, attenant à la base bétonnée du pylône Télécom

- Fosse Rouge on l’a dit constitue le point haut de la commune. On y trouvait le pylône télécom, une radio locale, les ruches du père Maligne, un château d’eau, une colonne de l’ancienne église, mais tout cela c’était en 1996… On y a trouvé de même des pierres du paléolithique, on y trouve enfin la borne qui signale un point géodésique tout comme on l’avait remarquée à Maison Neuve près de la voie romaine. De couleur rouge, elle est enterrée près d’un point d’encrage qui soutient le pylône télécom. On peut la découvrir à l’intérieur de l’enceinte grillagée que j’avais escaladée à plusieurs reprises.

croix de Fosse rouge

- Entre Fosse Rouge et Sept Fonts je rencontre ce calvaire qui cache à n’en pas douter une histoire… peut-être connue de nos anciens…

le vallon du Foncrose vu depuis Fosse Rouge

- Du pylône télécom, je découvre le Nord-Est de la commune avec au lointain les terres cultivées de la commune de Cornille, là où le vallon du Foncrose prend naissance pour encercler tout l’Ouest du territoire (photo août 1996).

Sourbarie depuis Fosse Rouge

- En direction de l’Ouest, Sourbarie se dévoile, puis le château d’eau entre "les Forêts et la Fouillarge", mais là déjà je suis sur la commune de Château l’Evêque, alors qu’au premier plan on distingue des villas du Clos Fournier et du Haut Réjaillac.

serrureri du Lac Lagraule depuis fosse rouge

- Derrière la première ligne de crête, on devine la dépression au fond de laquelle s’étire la Beauronne entre Preyssac et Agonac, puis au premier plan le Lac Lagraule et sa serrurerie.

Michoux depuis Fosse Rouge

- Le soleil joue avec les nuages. Michoux parait bien isolé à côté de sa prairie. Il est temps de partir vers les Cailloux, lieu de départ de ma future rando…

vue aérienne 10° balade (1960)

Vue aérienne en 1960 de Sept Fonts et de sa périphérie.
Point 1 : La Grange, point 2 : Fosse Rouge, point 3 : les Cailloux,
Point 4 : Le Sébrat, point 5 : Château de Sept Fonts (Cne de Trélissac),
Point 6 : Sept Fonts (Cne de Champcevinel), point 7 : les Chabannes

A revoir :
- Descriptif de l’Arrière pays Champcevinellois
- Parcours de ma 10° balade

CHAMPCEVINEL - FOSSE ROUGE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Les Cailloux, Sept Fonts

7 janvier 2016

BORIE BRU (commune de Champcevinel)

LE CHATEAU ET SON SITE

- Revoir ma 8° balade (son parcours)
- Visiter Pareynou
- Visiter Puyfaucon

Borie-Bru vu depuis Puyfaucon

- Après Puyfaucon, je mets le cap sur le château de Borie-Brut. Nous avons visité Borie-Petit, Vignéras, voici donc la troisième merveille de la commune qui se présente à l'horizon. Je laisse sur le côté gauche le Bost et son hameau sur lequel je reviendrais pour rejoindre le château.
- La toponymie nous indique que c’était une borie appartenant à une famille Bru. Je parviens donc directement par la route au château, gardé par son cèdre qui siège sur son parc (photo juillet 1996). (Nota : Bru est écrit tantôt avec un "t", tantôt sans la lettre "t")

route du château (au fond Puyfaucon)

- Venant de Puyfaucon et du Bost, une petite route bitumée m’amène droit au château (photo ci-dessus septembre 1996).

champ de maïs près du château

- Un champ de maïs en pleine floraison occupe le terrain alentour (photo juillet 1996). Puis la mare qui a longtemps servi aux bouilleurs de crus. Un arrêté municipal en date du 13 octobre 1940 autorisait d’ailleurs ici même la distillation des alcools en ces lieux, tout comme à la mare de Barbe ou à la fontaine de la Grange (photo septembre 1996).

mare de Borie Bru

bourg vu de borie bru

- Soudain à ma droite, le bourg de la commune et son clocher sont là pour me surveiller, une fois de plus (photo juillet 1996).

entrée du château de Borie-Bru

- Ancienne borie, puis repaire tenu en arrière fief par le maire et consuls de Périgueux, Borie-Bru appartenait au 14° siècle à M. de Méredieu, conseiller du roi au siège Présidial de Périgueux, puis à la famille de La Douze. C’est actuellement un centre aéré très moderne, propriété de la Caisse d’Allocations Familiales de la Dordogne (photo juillet 1996).

cour du château et son arbre

- Dans la cour les bâtiments destinés aux enfants entourent ce sapin visible à plusieurs kilomètres à la ronde avec le cèdre son compère (photo septembre 1996).

Piscine de Borie-Brut

- Plus loin, la piscine fait la joie des petits périgourdins durant les vacances scolaires. J’ai alors une pensée pour les aviateurs anglais tombés si près un 5 août 1944, et pour qui nous devons une parcelle de notre liberté et pour lesquels on évoquera leur drame lors de la future publication (photo septembre 1996).

portail d'entrée de Borie-Brut

- Ici se trouve l’entrée initiale du château, lorsque celui-ci n’était qu’une Borie accessible (peut-être) depuis la route d’Agonac (photo septembre 1996). Pourtant le cadastre Napoléonien ne nous indique pas une entrée de ce côté..., ce qui signifie que celle-ci date sans doute du début du 20° siècle.

portail d'entrée et terrain de jeu à Borie-Bru

- Aujourd’hui et pour la sécurité des enfants, on a agrandi et clôturé le domaine. Au fond on retrouve les deux piliers d’entrée spécifiques aux grandes propriétés du temps jadis, puis devant, une grande allée avec des rochers d’où l’eau jaillissait et ruisselait (photo septembre 1996).

façade Est de Borie-Brut

- Je ne me lasse pas de prendre des photos de ce château, notamment la façade Est derrière laquelle se dégage les deux cèdres vus à plusieurs kilomètres à la ronde (photo juillet 1997).

communs du château Borie Bru

- Les communs aussi ont eu leur histoire avec les valets et les métayers qui allaient et venaient pour travailler, pour stocker les récoltes et la nourriture des bêtes (photo juillet 1997).

espaces verts autour de Borie-Bru

- A part tout cela, Borie-Brut c’est comme ailleurs : avec son calme et sa verdure devenus pour l’heure paradis des enfants de Périgueux et de sa périphérie (photo juillet 1997).

façade est du château

- Retour sur cette façade Est que l’on peut apercevoir depuis Fosse Rouge, depuis la place de Gaulle au bourg ou encore du cimetière. On reconnait d’ailleurs l’alignement des petites niches situées au niveau au niveau du toit et visibles à des kilomètres à la ronde (photo janvier 1996).

le bourg vu de puis Borie-Bru

- Avant de quitter ce site, je jette un dernier regard sur le clocher dont le téléobjectif trahit la distance (1750 mètres à vol d’oiseau) (photo janvier 1997). En 1936 vivaient Marie-René Hées, ingénieur civil patron du domaine avec son épouse Suzanne Arnaud de la Ménardière, plus Marie-René Chaix sa belle fille et Lydia Luppio bonne à tout faire. Au château vivaient aussi une famille de métayers de M. Hées avec Corentin Andro, son épouse Marie, Raymond, Louis, Janine ses enfants. Résidaient enfin M. Marc Paul le jardinier de M. Hées avec son épouse Corentine et son fils Joseph, soit 12 habitants.

CHAMPCEVINEL – BORIE BRUT ET SON CHATEAU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : 5 août 1944 à Borie-Brut

16 septembre 2015

PARCOURIR CHAMPCEVINEL (troisième partie)

3° partieLES COLLINES ET SES TROIS CHÂTEAUX

Vignéras

La château de Vignéras en été

- Fini les coteaux et les vallons de la zone Sud de la commune, fini les résidences et les lotissements de banlieue ! Maintenant et pour la première fois on abandonne le cœur du territoire, on quitte le bourg et son clocher pour partir non pas à la conquête du Far-West, mais bien pour celle des Territoires de l’Ouest.
- Autrefois on accédait sur ces terres après avoir franchi cette grande dépression que les métayers travaillaient à la sueur de leur front, pendant que les seigneurs des quatre châteaux parcouraient à cheval les collines du haut desquelles ils surveillaient les paysans, leurs cultures et leurs troupeaux. Si cette grande combe constituait la moelle épinière de la vie rurale, aujourd’hui la route démarque ce territoire et l’isole du clocher. Ici j’ai en effet comme le sentiment de ne plus appartenir à Champcevinel, mais bien ailleurs…
- Les bois et les taillis occupent les trois-quarts de la superficie. Seul le plateau de Borie-Brut a résisté à la forêt qui a même reculé face à l’assaut des tronçonneuses qui ont éclairci la ligne de crête en direction de la Borne, puis jusqu’aux Gravettes. Dans cette contrée, l’histoire laisse des traces de son passé avec l’ancienne voie romaine, le château de Vignéras vaste logis du 18° siècle, Borie-Brut ancienne borie du 14° siècle ou enfin la Roussie repaire noble qui daterait vraisemblablement du 17° siècle.
- Assurément les territoires de l’Ouest constituent un témoignage du passage de la bourgeoisie et de la noblesse périgourdine venue en voisins pour s’expatrier sur ces collines isolées et où le gibier trouve refuge sans problèmes. Dans cette région, la grande noyeraie de la Roussie devient un centre d’intérêt économique en plein essor, sans oublier évidemment les chemins forestiers qui permettent ici comme ailleurs d’effectuer des promenades toniques dans un cadre de paix et de solitude.

Principaux lieux-dits visités : Vignéras, Maison Neuve, Combe Donzelle, Missounet, Tête Sèche, les Gravettes, Pareynou, Puyfaucon, Borie-Brut, le Bost, la Borne, Cul de chien, Toutvent, la Roussie, la Bonnélie

- Liens correspondants :
- Le bourg (objet de la première partie de ce reportage)
- Parcourir Champcevinel (présentation de la 2° partie)
- Présentation générale du territoire communal
(plan de visite de la commune)

ZONE GEOGRAPHIQUE DES COLLINES ET DES SES TROIS CHÂTEAUX

zone et carte des collines

- Depuis mon observatoire de Fosse Rouge, je parviens à m’approcher de cette zone des collines de l’Ouest, dont j’aperçois le plateau cultivé près du Bost puis le château de Borie-Brut bâti près de la grande dépression au fond de laquelle serpente la route d’Agonac et le Foncrose lors des grandes pluies. Voilée par la brume matinale, la campagne s’éveille au rythme du soleil qui monte au fil des heures. Une nouvelle journée commence ainsi, à Champcevinel… (photo octobre 1996)

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION 3° PARTIE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Présentation de ma 7° balade

 

11 décembre 2014

LE PIGEONNIER

Territoire cédé en 1828 à la commune

- Relire la publication précédente
- Ce territoire de Périgueux cédé en 1828 à Champcevinel (voir ci-contre), porte comme nom de lieu-dit "le Pigeonnier". Vous ne trouverez pas cet endroit sur la carte de l’IGN, mais il figure bien sur le plan de la commune.
- A cet endroit où se termine la ville et où la campagne débute, j’ai longtemps cherché la raison de ce lieu baptisé ainsi. La toponymie dit ni plus ni moins, que c’est un lieu où se situe un pigeonnier… A force de chercher, j’ai fini par trouver cette ancienne tour sur le territoire de Périgueux, juste à quelques mètres de la limite de Champcevinel (emplacement précisé par une étoile rouge sur la carte ci-dessous).
- Je présume donc que cette ruine en pierres constitue sans doute un clin d’œil avec ce nom de lieu, à une époque où toute cette combe appartenait à la ville de Périgueux. Depuis seule la nouvelle frontière entre les deux communes, a partagé cette agglomération qui a conservé son identité et son pigeonnier.

Carte et lieu-dit du Pigeonnier


Ci-dessus : La route d’Agonac à la sortie de Périgueux et à l’entrée de Champcevinel
- A signaler que sous l’Ancien régime (avant 1789), la route d’Agonac n’existait pas. C’est par la route de Paris qu’on rejoignait Agonac d’après la carte Belleyme. Une route qui se partageait en deux à Sept Fonts, pour rejoindre Chabannes, le lac Lagraule puis Agonac, l’autre filant sur Sorges via Limoges… (ci-dessous la Tour qui domine la combe de Foncrose)

Genre de Pigeonnier

CHAMPCEVINEL – LE PIGEONNIER © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : La Monzie (cliquez ici)
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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10 janvier 2018

LA COMBE (commune de Champcevinel)

LA MÉTAIRIE DE LA COMBE

- Relire la 4° partie (présentation de mon parcours sur la commune)
-
Revenir sur ma 13° balade(commune de Champcevinel).
-
Visite du Lac et des Brousses
-
Visite de Bos Carat

Métairie de la Combe

La Combe en 1996

- La Combe est une ancienne métairie bâtie sur les bords du Foncrose. Dans sa toponymie, la Combe est un mot gaulois qui signifie un vallon asséché.

vache et son veau

- Une vache et son veau occupent le pâturage de jour comme de nuit, l’hiver comme l’été, sous la pluie, la neige ou sous le soleil. Qu’il est loin le temps où l’on courrait aux champs chercher le bétail lorsque l’averse menaçait...

débroussaillage du chemin de la Combe

Opération débroussaillage à la Combe en 1996

- Cet hiver 1996, le chemin d’accès à la ferme de La Combe a subi un gros nettoyage. Aussi banal que celui puisse paraître, c’est une opération qui m’a permis de connaître sa voie d’accès.

puits à la Combe

Hangar à la Combe et son puits au premier plan

- Ici comme ailleurs le puits appartient au paysage local. En été, il restait le lieu privilégié pour rafraichir la piquette du laboureur et protéger le garde mangé familial que l’on descendait à l’extrémité d’une corde.
- Comment creuser un puits ? Parfois le puisatier essaie de creuser là où il a le plus de chance de trouver de l’eau à une faible profondeur. Il tient compte pour cela de plusieurs indices : la proximité d’une source, d’un cours d’eau ou d’un autre puits ayant un bon rendement, la présence d’eau affleurant en hiver ou au printemps. Parfois ces signes font défaut. Il fait appel alors à un sourcier. Une personne qui a le don pour sentir l’eau à l’aide d’une baguette de noisetier qui se déforme lorsque le sourcier passe au-dessus d’une circulation d’eau souterraine. Les bons sourciers sont capables de déterminer la profondeur de l’eau sous terre et son débit.
- Quand on décide de creuser un puits, il faut choisir bien sur un endroit précis. On commence à tracer au sol la circonférence désirée à l’aide d’un pieu ou d’une ficelle. En fonction de la nature du sol la tâche est plus ou moins longue. On utilise parfois de la dynamite. Lorsque le trou atteint la nappe phréatique, il se remplit et il faut évacuer l’eau en excédent pour exécuter le travail de maçonnerie, c'est-à-dire la construction de ce que l’on appelle la gaine du puits, qui s’achève par une margelle de protection. C’est un travail pénible et dangereux. Il y a les risques d’éboulement sans parler des risques lors d’un curage où l’on cherchera à éviter de passer sous le mur. Le fond d’un puits est souvent rempli de monoxyde de carbone inodore mais toxique. A ce titre, il est conseillé de descendre avec une bougie. Si elle s’éteint faute d’oxygène, il faut vite remonter. Enfin atteindre l’eau est aussi un moment délicat car il ne faut pas se laisser surprendre par une nappe en charge qui noie le puits trop vite et le puisatier en même temps...

couleurs d'automne à la Combe

- Au carrefour de la route d’Agonac, je reste en admiration devant cet érable aux couleurs d’automne. Chaque jour d’octobre, les nuances de jaunes se sont succédées jusqu’au jour où le vent se mettra à l’ouvrage pour dépouiller une à une les frêles feuilles.

la Combe et son pré

- La ferme de la Combe ne dénature pas dans ce paysage où seuls les troupeaux et l’élevage des bovins constituent l’ultime trait d’union avec le monde agricole.

Périgord bois

Route de la Combe

- Il est écrit sur les registres paroissiaux qu’un enfant de la Roussie a été enseveli dans les tombeaux de la Métairie de la Combe en 1729. Aujourd’hui, aucune trace de ce passé subsiste...

Périgord bois et ses dépendances

- La route de la Combe traverse le vallon après avoir longé Périgord Bois, une PME qui se situe dans le paysage local même si les bois préparés dans cette scierie proviennent sans doute des multiples forêts de notre planète.

la Roussie depuis la Combe

- Au bas de la Combe, on aperçoit le repaire noble de la Roussie avec ses hauts résineux qui démarquent bien la position de ce domaine bourgeois.

vue sur la Roussie bis

- Au téléobjectif, on distingue l’enceinte principale du château qui vielle sur ce vallon au fond duquel les métayers faisaient paître leurs troupeaux.

le Foncrose à la Combe

Le lit du foncrose asséché depuis des lustres et plus entretenu.

- Dans le pré, l’eau ne coule plus depuis que les sources se sont taries. Celle de Vigier, mais aussi un point d’eau issu de Touvent ont disparu. Depuis, l’herbe pousse le long du lit qui se remplit lors des épisodes de grosses pluies.

le Foncrose en crue

Petite crue du Foncrose dans sa traversée à la prairie de la Combe

- En 1936, la Combe était habitée par Maurice Lacaud, métayer de Mme Baron. Il a vécu dans cette ferme avec sa femme Edith, ses deux fils et sa belle mère. D'autres personnes se sont succédés notamment en 1954 avec la famille Bernard. Direction maintenant les hauteurs de la Combe, où un ancien hameau existait au 18° siècle : "les Prades" que nous visiteront une  prochaine fois.

CHAMPCEVINEL - LA COMBE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Les Prades et vers les Sarthes

22 décembre 2015

PAREYNOU (commune de Champcevinel)

MA RANDO A PAREYNOU

- Revoir ma 8° balade (son parcours)

parcours vers Pareynou

- Pour rejoindre Pareyrou, je décide de monter par le chemin des écoliers (point 1 sur la carte). En vérité il s’agit d’un chemin de terre qui montre droit à travers un bois. De 101 mètres au bord de la route d’Agonac, je vais me retrouver à la côte 164 mètres, soit un surplomb qui domine le vallon du Foncrose. En bas de Pareynou et face à la côte Durand se tient cette petite villa bâtie dans une clairière verdoyante. Aujourd’hui l’air frais de l’automne et du vallon semblent m’annoncer la fin des beaux jours (photo octobre 1996).

dans les bois de Pareynou

- Si on perce les mystères des bois qui longent cette villa, on attrape vite ce chemin de terre qui grimpe sur la ferme de Pareynou, soit un lieu dit qui se trouvait au cadastre Napoléonien (photo octobre 1996). On y rencontre même à la belle saison des cèpes que les limaces dévorent en toute quiétude (photo octobre 1996). Pas loin, une zone recouverte de petits chênes et bien exposée, semble propice à la pousse des truffes.

bolet dans les bois de Pareynou

ferme de Pareynou

Ferme de Pareynou

- Pareynou dans sa toponymie était un lieu où se trouvait jadis un tailleur de pierres, ou peut être encore un diminutif de Pierre. La ferme est construite sur l’extrémité d’une crête. (photo octobre 1996) En arrivant sur la propriété, une vache et son veau blanc m’accueillent tandis que les chiens prévenus de ma visite n’arrêtent pas d’aboyer (photo octobre 1996). En 1936, le recensement m’indique quatre habitants avec Julien Pacaud un chauffeur de taxi, son épouse Jeanne et ses deux filles Paulette et Janine. En somme un hameau sans agriculteur dans l'entre deux guerres...

vaches à Pareynou

Borie Petit vu depuis Pareynou

- Après avoir traversé la ferme, le zoom me permet de fixer Borie-Petit, son pigeonnier et son cèdre qui se confond avec les bois environnants (photo ci-dessus octobre 1996).

côté Nord de la ferme

- Je quitte la ferme de Pareynou envahie par une multitude de reliques de pièces agricoles en empruntant le chemin en direction de Puyfaucon (photo septembre 1996). Cette piste forestière (en face du point 3 sur la carte) descend sur Foncrose. Elle a reçu cette nuit sans doute, la visite des sangliers. Ils ont retourné la terre à la recherche de petits rongeurs, de plantes à bulbes ou à la saison de glands et de châtaignes (photo ci-dessous de mars 1997).

chemin vers Foncrose à Pareynou

Pareynou vu depuis Borie-Petit

Pareynou et son corps de ferme vu depuis la périphérie de Peyrinet (juillet 1998) 

bois de Pareynou 

- Autour de Pareynou il y a de magnifiques bois de chênes (point n° 2 sur la carte) et de châtaigniers, favorables à la pousse des champignons. Ici tout est calme, la nature repose en paix, dans une solitude troublée par les chants des oiseaux ou par les véhicules qui passent plus bas sur la route d’Agonac (photo octobre 1998).

vue sur le clocher depuis Pareynou

- Avant de quitter ce chemin de Pareynou (point 3 sur la carte), j’aperçois au lointain le clocher qui veille. En face je distingue soit le Clédier soit les Bouboux (photo mars 1997). Un coup de zoom effectué lors d’un précédant passage en septembre me permet de comparer à la fois l’écart des saisons en terme de végétation et l’échelle des distances réelles, puis réduites ensuite par la manipulation de mon téléobjectif (photo septembre 1996).

zoom sur le clocher depuis Pareynou

CHAMPCEVINEL - PAREYNOU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Visite de Puyfaucon

23 octobre 2023

SAILLANTROU BAS

UN ANCIEN LIEU-DIT DE LA COMMUNE

le Maine

Le chemin de Saillantrou, en quittant le Maine

- Cette petite publication constitue une petite mise à jour sur les lieux-dits de la commune. Certains de ceux-ci ont existé au XIX° et XX° siècle, pour disparaître au fur et a mesure de l’évolution d’une population rurale qui évoluait pour se regrouper vers des terres plus riches et plus accessibles à travailler.

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C'est en abordant ce muret que le promeneur passe à Saillantrou Bas

- C’est en consultant le cadastre Napoléonien et sa feuille qui date de 1822, que j’ai trouvé entre le Maine et Saillantrou un petit hameau qui portait le nom de "Saillantron Bas". Saillantron est devenu par la suite Saillantrou, mais pour revenir à Saillantron Bas, disons qu’il reste des traces.
- Ce lieu-dit se situe juste au-dessus du Maine, à environ deux cent mètres de cette ferme qui comptait selon le dénombrement de la population de 1876, trois agriculteurs et leur famille.

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Dans la végétation on aperçoit le mur d'ancienne maison

- On peut repérer "Saillantron Bas" avec son muret en pierre le long du chemin d’accès, destiné à soutenir une ferme, du moins une habitation qui semble noyée et mangée par la végétation et par une petite forêt de bambous. Le lieu est de même difficilement accessible car il est entouré de clôtures électriques sensées à protéger le bétail et que l’on doit respecté.

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Localisation de Saillantrou Bas depuis le Maine

- Pour l’heure ces habitations ont été sans doute associées à celles du Maine, du moins lors des recensements successifs, car si Saillantrou apparait bien sur les feuillets, celui de Saillantrou Bas n’y figure point.

Pour mémoire, liste des lieux-dits de la commune aujourd’hui disparus : Missounet, l’Allée, la Fouillarge, les Prades, Les Mathieux, Saillantrou Bas.

CHAMPCEVINEL - SAILLANTROU BAS - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc

17 mars 2019

CAHIER DE DOLÉANCES ET REMONTRANCES

DE LA PAROISSE DE CHAMPCEVINEL (1789)

cahier de doléances

 - Cette paroisse dont le sol montueux, pierreux et sablonneux, en un mot de la nature la plus ingrate, dépouillée de bois, privée de fourrage, obérée de dettes foncières, soit ecclésiastiques, soit laïques et surchargées d’impositions et possédée en majeure partie par des seigneurs puissants et privilégiés qui cotisés sur un Rôle particulier dans la ville de Périgueux laissent supporter au reste de la Paroisse toute la capitation (impôts directs) à laquelle elle est imposée et par là, les petits propriétaires ou le malheureux cultivateur se trouvent payer toute l’imposition, alors qu’ils ne possèdent pas le quart des propriétés.
- A ce fléau, il s’en joint un second qui en est même la suite, la capitation exorbitante qui se trouve versée en entier sur cette dernière classe, les mettant dans l’impossibilité de payer : ils ont tous les mois des contraintes que les Receveurs envient aux syndics, et dont les frais doublent quelquefois l’imposition, ce qui la met dans la cruelle alternative ou de vendre le peu de blé destiné à leur substance, ou de voir enlever impitoyablement leurs misérables meubles.
- Un troisième les suit de près, ne trouvant pas de quoi se sustenter et payer l’impôt, dans le revenu de son peu de biens, elle est forcée d’en abandonner ou d’en négliger la culture pour chercher sa subsistance dans un travail étranger.
- Enfin un quatrième, nombre de malheureux que le travail effraie, que les maladies, les infirmités et la vieillesse assiègent, ne trouvant pas dans le sein de leur digne pasteur réduit à sa portion congrue, tous les secours que son cœur paternel  désirerait leur donner et qui leur seraient nécessaires se répandent dans ladite paroisse et sont une nouvelle charge pour elle.

NOTA : Ce texte ne constitue qu’une introduction démontrant l’état précaire des paysans Champcevinellois en 1789. A signaler qu’à cette époque, Champcevinel était dépouillé de ses bois. Cela n’a en faits, rien de surprenant ! L’unique matière combustible pour se chauffer comme pour préparer les repas, c’était le bois. De plus, celui-ci restait la matière première pour fabriquer les barriques, les charrettes, les outils et souvent même les abris des hommes et des troupeaux. Dans de telles conditions on comprend les besoins de ces hommes et de ces femmes et pourquoi au cours de ces temps la paroisse se retrouvait "dépouillée de ses bois".

CHAMPCEVINEL - CAHIER DE DOLÉANCES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Limites Sud avec Chancelade.

24 mai 2018

FONCROSE (commune de Champcevinel)

FONCROSE, SA SOURCE, SON RUISSEAU

Foncrose

La ferme de Foncrose en 1996

- Relire la 4° partie (présentation de mon parcours sur la commune).
- Revenir sur ma 13° balade(commune de Champcevinel).
- Visite du Lac et des Brousses.
- Visite de Bos Carat.
- Visite de la Combe.
- Visite des Prades et en route vers les Sarthes.
- Visite des Sarthes.

Foncrose et sa cour

- Venant des Sarthes, je me retrouve dans le vallon du Foncrose. Située juste après la ferme de la Combe, voilà cette ancienne ferme, tournée vers l’élevage des ovins à une certaine époque. Foncrose a occupé une grande place dans la vie agricole du vallon. Au 18° siècle, presque la quasi-totalité des versants étaient couverts de vignes, donnant à cette métairie de Borie-Brut, une grande importance. En 1936, la ferme était habitée par Louis Dozol, originaire de Guérande qui vivait avec son épouse Louise plus un couple de domestiques Italiens. Puis en 1954, c’est Raymond Dupuy et son épouse qui ont pris l’exploitation, aidés de leurs trois enfants et de trois domestiques, soulignant ainsi la grande activité agricole de ce lieu.

Foncrose et ses dépendances

Les dépendances de Péri-Cheval en 1996

Foncrose et son terrain hyppique

Terrain équestre de Foncrose (1996)

- Foncrose signifie "fontaine creuse" pour reprendre les explications du colonel Fulchi qui vers 1996 a transformé cette ferme en centre équestre. Aujourd’hui on a réaménagé le site baptisé Péricheval et ceci depuis que notre officier de cavalerie s’est lancé avec acharnement dans cette entreprise.

Foncrose et ses chevaux

- Dans cet enclos transformé en manège, les cavaliers prennent leur leçon de dressage sous l’œil d’un moniteur diplômé de la Fédération Française des Sports Equestres. Ainsi nait une nouvelle activité dans un site où la vie paysanne a été très marquée.

Foncrose vue générale

Vue générale de Foncrose en 1996

Foncrose et box cheval

- Dans leur box, les chevaux attendant les cavaliers (mars 1997). Dehors la nature respire la douceur automnale. Cette piste (ci-dessous) longe les terres située en bordure de la route d’Agonac. Bien entretenue par le colonel Fulchi, elle permet aux chevaux de promener leur cavalier jusqu’au Lac Lagraule et même bien au-delà…

Foncrose et sa piste cavalière

Piste cavalière reliant Foncrose au Lac Lagraule

Foncrose et sa source

Foncrose et sa source

- Mais pour moi le mystère de Foncrose se dissimule dans son étymologie "fontaine creuse". Le colonel Fulchi me montra d’ailleurs celle-ci. Entourée de vieilles pierres, elle coule là, tout au fond de cette sorte de puits. (photo octobre 1997) Un système électrique permet de puiser l’eau qui alimente un petit château d’eau que l’on aperçoit ci-dessous et sur le côté gauche de la source, ceci lorsque les chevaux viennent s’abreuver.

Foncrose et son château d'eau

Foncrose et sa partie habitée

Foncrose et sa partie habitée

- Foncrose bien évidemment a un passé. C’était d’abord une ancienne métairie qui dépendait du château de Borie-Brut. La fontaine située en aval de la ferme coulait si forte en ces temps là, que les métayers pêchaient les écrevisses dans le petit lit du ruisseau qui s’étire dans cette grande combe maintenant asséchée (octobre 1997).

Foncrose en crue

En amont de la ferme, crue du Foncrose juillet 1997

- Fin juin, début juillet 1997, le ciel avait été particulièrement chargé de nuages. Durant des jours, l’eau tombait sans interruption sur la grande dépression. Je fus surpris en passant à Foncrose d’apercevoir cette fois et en amont de la ferme, un large filet d’eau qui coulait. Je m’approchais vite de ce ruisseau pour découvrir un trou qui débitait l’eau tel un volcan crache sa lave, la puissance en moins bien évidemment.

Foncrose et sa résurgence

Foncrose et sa résurgence (trou d'eau)

- Assurément il s’agissait d’une résurgence, certainement celle de la nappe souterraine de la source du Toulon, qui se trouvait dans le sous sol de Foncrose et de ce grand vallon. Le Colonel Fulchi me parlait lui de cinq ruisseaux souterrains qui passeraient ici en plus de sa fontaine, qui elle appartiendrait à un autre réseau. Comme quoi, l’eau ne manquait pas à Champcevinel mais son tracé restait flou et même encore bien mystérieux. (photo juillet 1997)

Foncrose et son trou d'eau (résurgence)

L'eau jaillit de son trou (ci-dessus)

- Ce phénomène de résurgence avait tout de même des antécédents. Je me souviens d’un éleveur de bovins rencontré à Barbe, qui m’avait parlé de l’existence dans le vallon de Sept Fonts près de Fromental (commune de Cornille) de plusieurs irruptions d’eau par gros temps de pluie. Je me souviens de cet ingénieur de la Lyonnaise des Eaux qui lui m’avait tout simplement énoncé que la nappe souterraine qui sortait sous pression au Toulon, s’étendait jusqu’à la commune de Sorges. Et puis pour alimenter encore le débat, il y avait cette conversation avec l’ancien maire d’Agonac, mon ami Jean-Claude Brouillaud, qui en plusieurs points de sa commune avait coloré les eaux ressorties quelques jours après… au Toulon ! Pour clôturer ce problème de l’eau je pensais finalement que toutes ces hypothèses restaient possibles ne serait-ce qu’avec ces céréaliers, qui en été, arrosent sans arrêts leurs cultures entre les Piles et Sorges. C’est encore une preuve de l’existence de cette grande nappe, véritable réservoir d’alimentation de ce Périgord Central. A préciser tout de même que l’eau des puits de la commune n’ont aucune liaison avec cette nappe (source : rapport scientifique).

CHAMPCEVINEL - FONCROSE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : A travers bois vers le Clédier

5 novembre 2018

LES BOUBOUX (commune de Champcevinel)

DES BOUBOUX AU BOURG DE LA COMMUNE

- Relire la 4° partie (présentation de mon parcours sur la commune).
- Revenir sur ma 13° balade (commune de Champcevinel).
- Visite du Lac et des Brousses.
- Visite de Bos Carat.
- Visite de la Combe.
- Visite des Prades et en route vers les Sarthes.
- Visite des Sarthes.
- Foncrose et sa source.
- Le Clédier.
- Les Moussouses

Les bouboux 1

- Nous sommes en vue du bourg pour cet ultime parcours à travers la commune de Champcevinel qui m’a offert de si bons moments. Sur les bords de la route entre le Clédier et Borie-Petit, des bucherons n’ont pas manqué leur opération de déboisage. Ce pin servira ainsi à approvisionner la papèterie de Condat ou une des nombreuses scieries qui se sont tournées sur la fabrication des palettes (photo mai 1997).

les bouboux 2

- La fougère ne manque pas à Champcevinel. Autrefois elle servait de litière pour les bêtes. Aujourd’hui, elle est toujours présente dans les bois et les landes.

les bouboux 3

- Je suis maintenant en vue des Bouboux, lieu-dit qui figurait déjà sur le cadastre Napoléonien. Dans cette clairière, les genets sont en fleurs. Les Bouboux c’est un lieu-dit situé au Nord-Ouest de la commune. Autrefois les Bouboux étaient une des quatorze métairies de Borie-Petit tout proche (photo mai 1997). La toponymie des Bouboux est à l’origine le hameau où résidait Antoine de Boubout, nom qui figure sur les registres paroissiaux de la commune. En 1936, cette métairie était occupée par Adrien Dupuy, son frère Jean, son épouse Louise et Albert, Yvon, Ginette, Georgette leurs enfants soit sept habitants. En 1954 on retrouve la même famille qui a grandi. Il y reste Adrien, Louise et leur fils Albert, mais aussi Georgette mariée à Julien Chiron et qui avait leur fille Christiane à cette époque, soit six habitants.

les bouboux 4

- Aujourd’hui cette ferme trace de l’ancienne noblesse a été restaurée et aménagée en maison d’habitation. Autour les bois sont bien présents et sous la chaleur du soleil de juillet, les moutons apprécient les ombrages des châtaigniers. Certains de ces châtaigniers sont très âgés, mais rien d’étonnant car ils sont le vestige d’un ancien bois qui s’étendait entre les Bouboux et les Granges en 1780 (photo ci-dessous).

les bouboux 6

les bouboux 5

Ancienne métairie des Bouboux

les bouboux 7

- Depuis les Bouboux ont peut rejoindre les Sarthes par ce petit sentier qui passe sous les châtaigniers omni-présents. Les Cavaliers de l’Etrier ne manquent pas d’emprunter cet itinéraire sauvage mais très prisé par les promeneurs et les vététistes.

les bouboux 8

- Plus loin, ce vallon issu du bourg rejoint celui des Sarthes. A l'oposé de ce vallon un versant où les anciens lui ont donné le nom des "Piquettes".

les bouboux 9

- Les prairies sont bordées de chênes et les châtaigniers. Ici les clairières sont propices aux premières pousses de champignons.

les bouboux 10

- Entre les Bouboux et le village, un gymnase a pris place. Juste à coté, cette cabane ou du moins ce qu’il en reste en 1996... Je marque ici une pause pris entre le souvenir de ce passé qui revient, qui nous ramène toujours une foule d’images, de faits divers, de paroles et de gestes. Car cette cabane à la lisière des Sermonces, c’était celle du jardin du maréchal de Champcevinel, mon beau-père qui m’avait tant parlé de Champcevinel, de son histoire, de son passé...

les bouboux 11

- Il ne me restait plus qu’à monter en direction du bourg et de son clocher. Les premières maisons aux toits recouverts de tuiles brunes bordaient ce sentier qui me permettait ainsi de boucler enfin cette grande boucle, celle de ce coin de la commune que j’avais baptisé l’arrière pays.

les bouboux 12

- Sur le plateau les pissenlits flambaient. L’herbe était criblée de fleurs de champs. L’air tiède de ce mois de mai soufflait nous amenant une caresse d’odeur de fenaison.

les bouboux 13

- Du haut de la rue Salvador Dali, j’apercevais Sourbarie et les lisières de la commune de Château-l’Evêque. Entre ces deux hauteurs, je distinguais la dépression où coulait jadis le Foncrose. Mon parcours prenait fin ici, juste derrière ce gymnase en cours de finition. (photo mars 1997).

les bouboux 14

CHAMPCEVINEL - LES BOUBOUX - © BERNARD PECCABIN
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4 janvier 2017

L’HERBÉTIE (commune de Champcevinel)

L'HERBETIE ET SON CADRE BUCOLIQUE

-  En quittant la Séparie, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour l’avion qui en 1944, s’est crasher sur Borie-Bru. Venant des ateliers du Toulon à Périgueux, l’avion avait bombardé les ateliers. Pris par la DCA allemande, il avait décrit un arc de cercle dans le ciel de Champcevinel, se délestant de ses bombes à la Séparie avant de s’écraser sur Borie Bru.

vu de Prunier depuis le cimetière

- Cette maison qu’on aperçoit depuis le cimetière de la commune juste en lisière de bois, dépend de l’Herbétie pour certains, de Prunier pour d’autres… Elle est le point de liaison entre le bourg et l’arrière pays.

panneaux directionnels

- On peut rejoindre l’Herbétie (ici mal orthographiée) soit par la Borie, soit par la route de la Séparie.

chemin de l'Herbétie

- De toute façon, que l’on vienne d’un côté ou de l’autre, c’est par ce petit chemin qu’on parvient à la grande ferme restaurée de cet ancien fief (photo avril 1997).

l'Herbétie depuis Bureau

- Depuis un champ au Nord de Bureau, on aperçoit l’ancienne maison du docteur Chignaguet, sur le mouvement de terrain. Entre le labouré et le champ de blé, on peut voir le petit chemin herbu qui servait de raccourci pour se rendre à l’Herbétie, en venant du bourg.

entre la Borie et l'Herbétie

- La sécheresse du printemps 1997 empêche les agriculteurs de faire les semailles de la saison. Les terres de l’ex-fief de l’Herbétie attendent que la providence amène de lourds nuages chargés d’eau (photo avril 1997)

chemin d'accès à l'Herbétie

- Et voilà ce petit chemin bordé de haies et qui sent bon le terroir. C’est celui qu’on apercevait depuis Bureau. Trait d’union entre le bourg et l’Herbétie, il a été longtemps utilisé par les paysans du pays.

mare de l'Herbétie

- En arrivant en haut de l’Herbétie, je rencontre cette mare, probablement creusée lors de la construction de la grande ferme restaurée depuis… Dans sa toponymie, l’Herbétie est un endroit qui a appartenu à Herbert, peut-être le nom d’un des premiers propriétaires du coin…

vue sur l'Herbétie en octobre

- On revoit l’Herbétie l’année précédente en 1996, au milieu d’un champ de tournesol. En bas, le chemin de Prunier.

l'Herbétie maison de maître

- L’Herbétie possède aussi comme la Borie ses deux piliers d’entrée, caractéristique des grandes maisons de maître.

façade nord de l'Herbétie

- C’est vrai que les pierres sont anciennes et que cette propriété était qui sait autrefois, la résidence d’un Seigneur, pourquoi pas celui de Messire Joseph du Chassaing de Fombressein seigneur de Ratevoulps dont son nom figure sur les registre paroissiaux entre 1760 et 1792.

ancienne borne

- Sur le chemin qui descend de la Borie, je rencontre cette vieille borne à l’entrée d’une propriété en cours de rénovation, voisine de la maison des Chignaguet.

l'Herbétie Nord

Ancienne maison partie Nord de l'Herbétie. Ci-dessous la cour de l'habitation

ancienne bâtisse de l'Herbétie

- Plus loin, cette deuxième habitation se cache sous les feuillages. En 1936, ces deux fermes existaient avec Charles Fichet agriculteur, son épouse Gabrielle et leur quatre fils. Il y avait aussi Jean Gentrat également agriculteur, son épouse Henriette, sa fille Aline, son gendre François Cuménal et leur fille Suzanne, soit onze résidents.
- Aujourd’hui, ce bâtiment n’existe plus. Détruit, les maçons s’affairent à bâtir du neuf. Ce sont donc les dernières images de ce lieu calme, reposant et où la solitude trouve une place propice pour les randonneurs et les amoureux de la nature.

allée Nord de l'Herbétie

- En contournant la maison, on rencontre ce long chemin d’accès laissé à l’abandon. Cette allée a certainement une histoire, mais très curieusement, elle débouche sur les bois en direction du lac des fées que nous visiterons en allant sur Prunier. Dans le cadastre Napoléonien, cette allée est bien mentionnée et le lieu-dit est orthographié "Lerbétie" sur le cadastre.

maison en construction à l'Herbétie

- Je suis revenu voir le chantier de l’Herbétie quelques mois après la destruction des vieilles maisons. Les travaux avançaient, un nouveau bâtiment prenait naissance. Désormais, il allait appartenir à une autre époque, celle du 21° siècle naissant…

- Relire la 4° partie (présentation de mon parcours sur la commune)
- Présentation de ma 11° balade
-
La Borie, le Bost

-
Bureau, la Séparie

CHAMPCEVINEL - L’HERBÉTIE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape :
Prunier

15 septembre 2017

DU LAC LAGRAULE A LA FOUILLARGE

DU LAC LAGRAULE A LA FOUILLARGE EN PASSANT
PAR MAISON NEUVE DE SOURBARIE

 - Revenir sur ma 11° balade
- Le parcours de ma 12° balade

- Visite du
Lac Lagraule

Palombières Lac Lagraule

- Le lac Lagraule c’était autrfois un lieu pour les chasseurs de palombes. Aujourd’hui ces derniers ont quitté ses hauteurs pour s’installer vers Michoux, le Prunier ou encore vers les Landes, près de Peyrinet. Il ne reste plus que les cabanes et les longues échelles d’accès qui pourrissent après les chênes pleins de vigueur (septembre 96).

panneau de chasse lac lagraule

- De nombreux panneaux signalent la présence de la Société de Chasse de la commune qui gère la faune et la flore de ces espaces naturels et qui interdisent aussi la cueillette des champignons. Plus loin, je rencontre plusieurs mares.

trou d'eau lac lagraule

- Une fois de plus je ne pouvais mettre en doute les paroles de M. Aubisse, propriétaire des "Vignes". C'est lui qui m'avait dit que les mares avaient été creusées dans le but de récupérer de la terre pour bâtir les murs des habitations d'antan. Je découvrais ces mares qui avaient servies à contruire le hameau de la Fouillarge à quelques mètres des palombières et en direction de l’Ouest. De la Fouillarge, il ne subsistait que quelques traces de murs et de fossés, mais assurément je me trouvais bien à l’emplacement de ce hameau vivant lors du 18° siècle. La toponymie de la Fouillarge signifie : "c'est un lieu situé sous les arbres, un endroit particulièrement feuillu, ce qui est le cas". (voir emplacement sur la carte)

restes de mur la fouillarge

Restes de murs d'une habitation à La Fouillarge (voir localisation sur la carte)

chemin d'accès vallon du lac lagraule

Chemin d'accès dans le vallon qui mène du Lac Lagraule à Vigier
(voir localisation sur la carte)

- Après avoir descendu le plateau du Lac Lagraule, je me glisse dans le vallon situé à quelques encablures de la limite de la commune d’Agonac. Dans ces lieux, les versants étaient recouverts en 1780 par la vigne, aujourd’hui par les bois...

veillée nocturne lac lagraule

Veillée nocturne dans les bois du Lac Lagraule

- Dans le ciel, la lune commence son voyage. Elle sera le témoin éloigné des drames de la nuit vécus par la faune sauvage du Lac Lagraule. Les oiseaux nocturnes lancent des cris qui inquiètent, qui effraient et qui épouvantent les passereaux et les rongeurs transis de peur dans un creux d’arbres voire dans une galerie souterraine. Lorsqu’au lointain retentit enfin le chant du coq, je pense aux renards de Puyroger qui rentrent dans leurs trous, alors qu’ici le chant du coq rassure, car le jour se lève enfin... !

carte Maison Neuve de Sourbarie

Points principaux de passage de ma randonnée
(en bleu à droite le vieux chemin Périgueux-Agonac via les Chabanes)

maison neuve de sourbarie

- En poursuivant ma progression au fond du vallon (piste en petits traits sur la carte) j’arrive sur un carrefour de chemins et de sentiers, celui de Maison Neuve (côte 151 sur la carte) que j’ai volontairement baptisé Maison Neuve de Sourbarie, afin de le différencier Maison Neuve qui côtoie Vignéras et celle située au Nord de La Grange. Je me situe à un carrefour entre Vigier, Sourbarie et le Lac lagraule, là où est plantée cette ruine, celle de Maison Neuve. Des murs, une charpente sommaire, une mare (ci-dessus et ci-dessous) constituent les traces d’une ancienne métairie où les troupeaux de brebis vivaient en pleine nature. Maison Neuve existe sur le cadastre Napoléonien, mais pas du tout sur la carte Belleyme contrairement à La Fouillarge... (pour info : le cadastre c'est vers 1840, la carte Belleyme vers 1750)

maison neuve de sourbarie, réserve d'eau

chemin vers sourbarie venant de Maison neuve

Chemin venant de Maison Neuve et ayant accès à Sourbarie (voir carte)

- J’escalade maintenant un chemin bordé de haies et de chênes qui me conduit droit et en montant en direction de  Sourbarie. Ici les cultures sont abandonnées. Seules des prairies parviennent à conserver un certain équilibre grâce aux quelques brebis qui viennent régulièrement y paître.

prairie à sourbarie

Prairies abandonnées à la périphérie de Sourbarie

- Mais cette situation reste précaire. Déjà les ronces commencent à se mettre à l’ouvrage pour envahir les pâturages. Assurément, les traces d'abandon pèsent sur le pays et plus particulièrement celui de l'absence d'agriculteurs...

sortie d'un sous bois vers sourbarie

Sortie des sous bois entre Maison Neuve et Sourbarie

- Les chemins aussi manquent d’entretien, les tracteurs parviennent à percer le passage alors que les épais ombrages empêchent bien heureusement l’herbe de pousser, privée de soleil et de lumière (photo août 1996).

hauteurs de sourbarie

Terres de Sourbarie recouverte par les genévriers

- Je parviens en haut de Sourbarie par ce dénivelé où les genévriers trouvent une terre pauvre mais propice à leur essor. Nous sommes en plein hiver et après les dures gelées, la nature se retrouve purifiée mais aussi toute dénudée. Je me retourne pour découvrir un point de vue remarquable avec le fond du vallon de Vigier, les hauteurs de Réjaillac et de la Borie juchées sur son belvédère haut de ses 222 mètres (photo ci-dessous). Pour aujourd’hui je termine mon tour d’horizon, Sourbarie et sa découverte sera pour la prochaine fois.

panorama vu depuis sourbarie

CHAMPCEVINEL - LE VALLON DE VIGIER - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Sourbarie

22 août 2017

EN ROUTE POUR LE LAC LAGRAULE

LE LAC LAGRAULE

- Venant de la Borie, je descends vers le Lac Lagraule. Je longe Michoux puis je descends vers cette dépression où naît plus bas le Foncrose, ce petit ruisseau qui ressuscite lorsque les pluies deviennent très  abondantes.
- Revenir sur ma 11° balade
- Le parcours de ma 12° balade

Lagraule 22

- Dans cette calme nature, un troupeau de brebis broute paisiblement l’herbe sauvage (photo novembre 96, point 1 sur la carte).

Lagraule1

Pour suivre de points en points ma balade (en bleu tracè sommaire de l'ancienne voie Périgueux-Agonac)
En jaune, les limites de la commune

Lagraule 3

- Six mois plus tard, un cultivateur laboure à ma grande surprise cette terre qui n’est pas très riche pour les céréales…

Lagraule 4

- La route monte à l’assaut du plateau. Les pins occupent une large place dans ce massif forestier où se mêlent les chênes et les châtaigniers (septembre 96, point 2 sur la carte). Ici nous sommes au Lac Lagraule qui selon la toponymie est une étendue d'eau fréquentée par les corbeaux (graule en occitan).

Lagraule 5

- Une trouée faîte par les bucherons (point 3 sur la carte) me permet d’apercevoir à l’opposé de ma position, "les Chabannes", là où est installée cette palombière avec tant de perfection. Depuis, le temps a passé, (plus de vingt ans déjà) et aujourd’hui il ne reste peut-être plus rien…

Lagraule 5

- Je parviens au sommet du Lac Lagraule où cette habitation reste une des plus anciennes constructions de ce lieu-dit (point 4 sur la carte). Le cadastre Napoléonien indique bien cet endroit qui était bâti plus que maintenant (excepté les maisons nouvelles). On dit que dans cette maison  un chevrier qui vivait des fromages fabriqués était installé.

Lagraule 5

- Tout le long du virage qui m’amène vers le Lyonnet, subsiste un gros taillis. Derrière, on retrouve un chemin dévoré par les bois : c’est l’ancienne route de Périgueux à Agonac qui passait par Sept Fonts et Chabannes. Seule une comparaison des cartes anciennes avec celles d’aujourd’hui me laisse le soin d’indiquer cette information. Je pense alors aux nombreux attelages qui ont franchi le sommet pour basculer sur le versant qui descend droit jusqu’à l’église d’Agonac. Cette route suit la limite entre Cornille et Champcevinel, elle est matérialisée par la carte avec un trait bleu épais.

Lagraule 6

- Le Lac Lagraule, je l’ai déjà dit était bien avant 1800 un plateau cultivé et un village qui côtoyait le grand domaine de Puypouzy sis sur la commune d’Agonac. Aujourd’hui la forêt a remplacé les cultures et on rencontre maintenant que quelques villas isolées et perdues dans la masse des bois (photo septembre 96, point 5 sur la carte).

Lagraule 6

- La route bitumée venant de Champcevinel se termine ici (point 6 sur la carte). Elle laisse place à un chemin castiné qui nous mène vers le Lyonnet.

Lagraule 7

- Les fermes ont disparu et pour le bonheur du randonneur on rencontre cette basse cour d’agrément heureuse de picorer les vers et les insectes qui peuplent cette vaste surface boisée (août 96).

Lagraule 8

- Ici les animaux sont tranquilles, du moins en apparence…, car la loi du milieu existe bien avec les rapaces et certaines espèces qui n’hésitent pas à venir troubler la sérénité de cette volaille qui évite et pour cause de s’éloigner du poulailler protecteur.

Lagraule 9

- La piste forestière (point 7 sur la carte) traverse le plateau du Lac Lagraule d’Est en Ouest. Je suis dans une zone où le gibier trouve refuge sans problèmes. Cette piste est un peu la colonne vertébrale de cette zone forestière. C'est par elle que l'on rejoint La Fouillarge puis Maison Neuve, deux anciens lieux-dits du 19° siècle. Aujourd'hui, elle sert aussi à rejoindre Vigier et Sourbarie.

Lagraule 11

- Volant de branches en branches, le geai véritable vagabond des forêts signale ma progression vers Sourbarie par des cris perçants et désagréables (photo septembre 96)

Lagraule 12

- Rien ne trouble le silence de la forêt si ce n’est parfois un rapace qui surgit de son aire planquée je ne sais où… Des passereaux fuient, surpris de mon passage dans ces bois retirés et où le chemin se fait de plus en plus étroit. Je suis encore sur le plateau du Lac Lagraule et seule cette piste sur la carte constitue l’épine dorsale de ces fourrés de plus en plus épais et sauvages. (point 7 sur la carte)
- La population du Lac Lagraule comptait treize habitants en 1901. Au recensement de 1936, il en restait quatre avec la famille de Louis Bouche un agriculteur qui vivait avec Marguerite son épouse, son beau fils et un journalier. Aujourd'hui avec la construction de maisons neuves, ils sont certainement plus nombreux. Mais attention, de nombreuses habitations sont bâties sur le territoire d'Agonac, entre Le Lyonnet et la limite Nord de notre commune.

CHAMPCEVINEL - LE LAC LAGRAULE - © BERNARD PECCABIN
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Prochaine étape :
La Fouillarge et Maison Neuve

 

28 juin 2017

FLEURS, CHAMPIGNONS ET INSECTES A VIGIER

La nature à Vigier et sur sa périphérie

- Nous terminons notre balade dans ce vallon de Vigier par une galeire de photos représentant cette nature d’un lieu, duquel on ne peut pas apercevoir le clocher du bourg.

Vigier 1

Vigier 2

Vigier 3

Vigier 4

Vigier 5

Vigier 6

Vigier 7

Vigier vu depuis le Lac Lagraule

- Je quitte Vigier pour une nouvelle visite dans l'arrière pays. Direction le Lac Lagraule, des hauteurs duquel j'aperçois cette combe, qui nous alivré de belles images de cette nature.

- Revoir les reportages de cette balade

- Ma 11° balade (présentation)
- La Borie, le Bost
-
Clos Fournier, Réjaillac

-
Bureau, la Séparie

-
L’Herbétie

- De
l’Herbétie à Prunier

- De
Prunier à Vigier

-
Vigier restauré

- Promenade dans le vallon de Vigier

CHAMPCEVINEL - LE VALLON DE VIGIER - © BERNARD PECCABIN
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Prochaine étape :
Présentation de ma 12° balade

31 mars 2016

TOUVENT (commune de Champcevinel)

TOUVENT POINT DE DÉPART DE MA RANDO

- Revoir ma 9° balade (son parcours)

- Touvent c’est un petit balcon sur le carrefour de deux combes. Celle qui vient du Nord (La Roussie), celle qui vient de l’Est (le Foncrose).

le vallon de Vigier en été vu depuis Touvent

Troupeau de limousines sur les bords du Foncrose

- Comme nous avons déjà visité la combe venant du Nord, nous nous intéressons sur celle du Foncrose. Près de Vigier, un troupeau de limousines est en train de paître paisiblement autour de l’ancienne ferme abandonnée, alors que les meules de foin issues de la fenaison attendent d’être rentrées (photo juillet 1996).

Vigier

Vigier et sa périphérie vue depuis Touvent

- En agrandissant mon objectif, voici Vigier perdu dans les bois. C’est l’ancienne propriété de la famille Samson pour ceux qui ont connu le Champcevinel d'avant et d'après guerre.

le foncrose vu de Touvent

Le Foncrose ancien ruisseau n'a plus de débit. Même en hiver il est à sec sauf lors de grosses pluies

Vigier vu depuis Touvent

- Au téléobjectif, j’aperçois cette grande bâtisse surmontée d’un toit qui témoigne bien que cette propriété devait compter de nombreux domestiques. (photo juillet 1996). Je laisse Vigier qui sera visité en détails lors de la 4° partie de mon périple.

Touvent vu côté ouest

Touvent vu du pied de sa butte

- Pour l’instant je jette un dernier coup d’œil sur Touvent (octobre 1996).

Touvent vu depuis la Roussie

Vallon de Touvent venant de la Roussie

- En remontant vers la Roussie, je laisse derrière moi Touvent, son vallon, ses chiens et ses espaces verts. Au fond j’aperçois le versant boisé au-dessus de Foncrose et celle de la région du Clédier (photo octobre 1996).

printemps à Touvent (8)

- Le printemps cherche à chasser l’hiver avec papillons, pâquerettes, renoncules, violettes, aubépines, primevères et bourgeons qui cherchent à pousser.

ZA la Combe

Zone Artisanale de La Combe, vue de Touvent

- En prenant de la hauteur, j’aperçois la zone artisanale de la Combe occupée par l’entreprise Jeintrat, une PME qui a fait son trou dans la commune par le négoce de bois et de quincaillerie.

Parc de la Roussie

Parc du château de la Roussie

- Je commence à pénétrer à la Roussie. Ici les résineux ont remplacé l’ancienne vigne. D’ailleurs, d’ici j’aperçois le château objet de ma future visite.

la Roussie vu de Touvent

Château de la Roussie

CHAMPCEVINEL - DE TOUVENT A LA ROUSSIE - © BERNARD PECCABIN
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Prochaine étape : Le château de la Roussie

27 juillet 2015

LES FOURS A CHAUX À CHAMPCEVINEL

- Revenir sur ma 6° balade (présentation)

Vue des Romains

- Alors que je me promène un beau jour du mois d’août en direction de la route de Paris, le clocher de Champcevinel une fois de plus vient me surprendre. Du haut de la rue Pierre de Coubertin à Périgueux, je l’aperçois, fier comme Artaban, en train de me surveiller comme le lait sur le feu. Décidément, il n’arrête pas de me fasciner. Son site m’étonne d’ailleurs de plus en plus ! Pire, je peste contre lui, malheureux et jaloux de ne pouvoir bénéficier d’une telle situation stratégique, qui en ont fait de lui un témoin de choix lors de la Guerre de Cent Ans et même bien après ! (photo août 1996) Je profite de cet instant pour signaler que tout le côté droit de la route de Paris appartenait au 19° siècle à la commune de Champcevinel, ceci jusqu’au carrefour de chez Maître Kanter. Toute cette zone s’appelait Puyabri et était couverte de vignes…

barre rocheuse de Puyroger

- En descendant la rue de Coubertin à Périgueux, j’observe le domaine de Puyroger, lorsque dans un abrupt rocheux je suis intrigué par une espèce de grotte(photo septembre 1996). Pour y accéder, je me rends à Puyroger. Je descends une barre rocheuse après avoir laissé le fond de mon pantalon dans la clôture de barbelés qui protégeait elle-même le pourtour de cette zone, somme toute dangereuse qui s’ouvrait sur un ravin.

abrupt de Puyroger

- Après de nombreuses tentatives infructueuses et très acrobatiques, je parviens dans un milieu hostile au pied de la barre,  composé de végétations sauvages, de ronces, de lierres et d’acacias, d’où je ne peux ni avancer, ni reculer… Je rebrousse chemin ne pouvant accéder à mon but dans cette zone impénétrable. Plus loin, je finis par apercevoir l’entrée de la grotte, objet de mes interrogations (photo septembre 1996). Mais je suis vite déçu de constater que cette cavité n’est qu’un petit boyau long de trois mètres, en point c’est tout (photo ci-dessous de septembre 1996). Il n'y aura pas de nouveau Lascaux à Champcevinel (mdr)...

grotte dans la falaise de Puyroger

Vue aérienne des fours à chaux en 1960

Vue aérienne des fours à chaux et de sa périphérie en 1960 et ci-dessous actuellement
En jaune, limite sud de la commune

Vue aérienne des fours à chaux (2012)

Puyabri

- En me retournant, j’aperçois la ville de Périgueux et tout là-haut le domaine de l’hôpital avec sa maison de retraite et sa maternité d’où j’avais pris à plusieurs reprises des vues sur la Rudeille, les Vignes, les Mazades et Puyroger. En fait il s’agit d’une colline de la ville de Périgueux, celle de Puyabri qui et comme déjà signalé faisait partie intégrante de la commune au 19° siècle.

LES FOURS A CHAUX : LE DOMAINE DES RENARDS

trou de renard à Puyroger

- Soudain je suis surpris par une odeur de putréfaction ! Je découvre des plumes d’oiseaux disséminées. Plus loin, surprise des trous de renards ! Grâce à cette grotte, je venais de trouver le repaire de Goupil le renard, maître des ces lieux et tout proche de la ville. Je me pose des questions sur ce canidé au museau pointu ? Comment peut-il accéder jusqu’à son trou ? En remontant péniblement la barre rocheuse, je comprends le manège du renard qui utilise les racines des arbres plantées au bord du précipice et qui sortent de terre. Comme moi, il doit s’aider de ces éléments pour se hisser vers son territoire de chasse, ou pour s’agripper et se retenir lorsqu’il descend dans sa tanière. Sous les barbelés, je relève des indices tels des poils de sa robe lorsque la nuit notre voleur rentre ici avec peut-être une poule encore chaude entre ses crocs, volée à Bonneau ou ailleurs… Dans le ciel, les buses n’arrêtent pas de tournoyer autour de ce ravin, véritable repaire et cimetière des victimes de ces carnassiers.

route de Blanquet aux fours à chaux

- Je reprends mon chemin en direction des fours à chaux. Coincé entre le cimetière du Nord et les habitations, je traverse ce lieu dit qui de par sa toponymie constitue une zone où on exploitait au 19° siècle des carrières pour fabriquer de la chaux. Au fond, on distingue le cimetière...
NOTA : Le four à chaux est une catégorie de four à calcination dans lequel on transforme le calcaire en chaux par calcination et accessoirement où l’on cuit la céramique. C'est généralement un ouvrage vertical fixe et ouvert par le haut, mais on trouve également des fours horizontaux et rotatifs.

habitations des fours à chaux

- Derrière les habitations, l’abrupt rocheux soutient la colline de Puyroger (photo septembre 1996).

les poudrettes

- Je reprends mon chemin au fond de cette combe. Derrière cette barrière se trouve les vestiges des Poudrettes de la ville de Périgueux (photo septembre 1996). Un lieu qui a de tous temps occasionné des querelles des gens habitant le secteur. On en comprend d’ailleurs les raisons… Une délibération du conseil municipal de la commune de Champcevinel, en date du 20 août 1936 stipule : "En ce qui concerne la demande d’ouverture d’un dépôt de vidanges au lieu-dit les Roches, étant donné qu’à diverses reprises, notamment en 1923, les fosses situées aux endroits indiqués sur le plan annexé, à la suite de fortes pluies ont débordé en entraîné les matières jusqu’à l’intérieur du bas du cimetière de Nord, emplissant les tombeaux, ainsi que les immeubles des fours à chaux, et le puits de Madame Bonnet, il ne faut pas que de pareils faits puissent se reproduire." La situation aux fours à chaux a été à maintes reprises tendues. Entre la vue du cimetière et l’odeur des fosses de vidanges, on comprend le problème…

les fours à chaux vus du cimetière du Nord

- Vu du cimetière du Nord, j’aperçois cette zone boisée et la barre rocheuse d’où nos renards se faufilent pour partir chasser soit sur les hauteurs, soit dans cette combe étroite (photo septembre 1996).

les fours à chaux et son bois

- Plus loin, la zone s’éclaircit. Les bucherons laissent quelques chênes qui eux pourront prendre de l’ampleur, libérés des pousses embarrassantes qui ont été nettoyées tout autour. Reste à découvrir qui était les gens qui habitaient ces lieux en 1936, date de référence de notre reportage en la matière. S’y trouvaient Etienne Roche, sa femme Anna et son fils Lucien cultivateurs. Léon Faure manœuvre au Paris-Orléans; sa femme Léa et leurs trois enfants. François Petit, son épouse Marguerite et Emilienne leur petite fille, journaliers. Joseph Peyronny également journalier, son épouse Marie, leur fils Louis, son épouse Estelle et leurs trois enfants. Maria Vallade et Henry Lalet tous deux journaliers soit en tout cinq maisons. Terminons avec le cadastre Napoléonien sur lequel les fours à chaux, n’existaient pas comme de bien entendu, puisque toute cette zone constituait un grand espace de pâturages, de bois et de vignes.

CHAMPCEVINEL - LES FOURS A CHAUX - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Blanquet, la route Napoléon, Jarijoux

1 mai 2016

LA ROUSSIE (commune de Champcevinel)

LA ROUSSIE, SON CHATEAU, SON DOMAINE

la Roussie

- Revoir ma 9° balade (son parcours)
- Touvent, point de départ de ma 9° rando
- Je quitte Touvent pour monter au château. Situé tout au Nord-Ouest de la commune, cet ancien repaire noble du XVII° siècle appartenait aux Laroche-Aymon dont les deux filles, Antoinette et Catherine, furent élevées à Saint-Cyr. Merveilleusement restauré, propriété privée, il ne se visite pas. Dans les registres paroissiaux on trouve en 1668, le baptême de Marie fille d’Antoine de la Roche Aymond, écuyer, seigneurs de la Rivière et de demoiselle Philippe de Flamens. Puis le décès de Jean Marcheys, un métayer du château, inhumé dans le cimetière des pauvres de la commune et en 1674, baptême de François, fils d’Antoine de la Roche Aymond, écuyer, Seigneur de la Roussie et de Jeanne Janty dame de la Roussie.
- La Roussie, c’est dit-on le domaine des Roux, selon sa toponymie.

L'église vue depuis la Roussie

- Perdu dans ce coin de La Roussie, je respirais l’odeur des pins qui parfumaient la forêt, lorsque sur ma droite, le clocher seul au-dessus des bois vint interrompre le cours de mes rêves. C’était la première fois que je l’apercevais ainsi grâce à mon téléobjectif ! Il était seul et même bien seul juste au niveau du dessus des arbres. Il n’avait plus ses copines de maisons pour me narguer de son promontoire haut de ses 205 mètres. Non, cette fois il dominait seul comme pour me dire que jamais je ne pourrais échapper à sa divine attraction, voire à sa puissance (photo juillet 1996).
- Habitaient à la Roussie lors du recensement de 1901 : Gustave Maurel, son épouse Marie ; Louis son fils tous cultivateurs. Avec eux vivaient Jean Barnabé, son épouse Marie et leur fille Albertine soit six personnes qui travaillaient la terre sous le même toit. Ensuite on trouvait Jean Chabot, son épouse Marie et Ferdinand leur fils tous cultivateurs. Puis Jean Mazeau, Marie son épouse, leurs filles Marguerite aînée, Marie, Henriette, à nouveau Marguerite (dernière née) et enfin Anne sœur de Jean Mazeau soit sept personnes tous cultivateurs. La Roussie totalisait en 1901 seize habitants. Mais il est possible que le lieu-dit de Maison Neuve soit incluse à ces statistiques. D'autre part, tous ces cultivateurs travaillaient les terres du châtelin.
1936 : M. Jean Daniel un cantonnier des Ponts et Chaussées qui vivait avec sa mère Marie. Il y avait aussi Ernest Lagarde cultivateur au profit du château, sa femme Anna et leur fille Suzanne apprentie couturière, soit cinq personnes.

le château de la Roussie

- L’édifice du château apparut alors sous les ombrages. Baigné par le soleil de l’après-midi, la façade et ses tuiles rouges tranchaient sous le ciel bleu et au cœur de cette nature verdoyante (photo juillet 1996).

ruches du domaine de la Roussie

- Les abeilles ne connaissaient pas la paresse. Profitant du soleil de l’été et de la floraison de la nature, les ouvrières effectuaient leur ballet incessant entre la ruche et les fleurs des vergers, des jardins et des prairies.

dépendances du château de la Roussie

- Derrière le château, les communs semblaient importants. Les chênes eux aussi avaient pris de la hauteur donnant du cachet à cette résidence seigneuriale dont l’histoire m’échappait et où j’osais m’aventurer en ce jour de juillet 1996.

jeunes noyers à la Roussie

- Je quitte l’allée du château dans la crainte d’être poursuivi par une meute de chiens, lorsque je me retrouve sous une immense noyeraie.

travaux en 1950 la Roussie

- Celle-ci a pris la place des bois. Des jeunes de la commune (photo ci-dessus) ont entrepris un vaste chantier de déforestation dans les années 1950. (voir photo aérienne de cette époque en cliquant en haut de page sur "revoir ma 9° balade")

Maison Neuve de la Roussie

- Plus loin je repère l'ancienne ferme de Maison Neuve, perdue au milieu des noyers, mais bel et bien abandonnée. Etait-elle occupée autrefois par un métayer du château ? Toujours est-il que j’appellerais ce lieu Maison Neuve de la Roussie pour le différencier du Maison Neuve près du château de Vignéras, sans oublier un autre Maison Neuve près de la Grange. Autour de cette vieille bâtisse les reliques des machines agricoles et des voitures témoignent qu’une activité rurale a bien existé ici.

chemin vers Maison Neuve venant de Sourbarie

- Venant de Sourbarie, on peut accéder aussi à Maison Neuve de la Roussie depuis la route d’Agonac. D’ailleurs la maison du fond constitue bien aujourd’hui la seule maison neuve de cet endroit. Une maison que je connais bien, habitée par un ami qui se reconnaîtra...

noyers à la Roussie

- La noyeraie de la Roussie occupe en 1996 près de 27 ha. Composée de jeunes plans, elle reste l’activité agricole essentielle du domaine (photo octobre 1996).

mécanisation à la Roussie

- Je suis revenu à la Roussie lors de la récolte des noix. Je fus étonné et surpris d’assister à une mécanisation de la ramasse des fruits. La Dordogne est le deuxième département producteur de noix après l’Isère, avec une récolte estimée à 7000 tonnes (photo octobre 1996).

ramassage des noix

- On dit que la noix franquette se trouve dans les nouvelles plantations. Peut-être est-ce le cas de la Roussie ? Toujours est-il que je reste pantois devant cette machine qui aspire tout, trie les noix, refoule feuilles et tous les détritus étrangers.

déchets de ramassage de noix

- Je quitte ces vergers pour monter en direction du Nord-Ouest, parti à la découverte d'un ancien lieu-dit "l'Allée", objet de ma future rando dans ce petit coin qui n'a pas fini de nous étonner.

CHAMPCEVINEL - LA ROUSSIE ET SON DOMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : L’Allée, la Bonnélie

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