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  • - "Parcourir Champcevinel", c’est découvrir la totalité de son territoire avec sa nature, ses monuments, ses espaces, ses châteaux, son histoire, sa géographie, sa toponymie et bien d’autres informations d'avant le 2° millénaire. (blog en construction)
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26 août 2015

LA GRANGE (commune de Champcevinel)

- Revenir sur ma 6° balade (présentation)
- Les fours à chaux
- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon

- Le petit Pouyaud, le Pouyaud, Chante Coucou

- Avant d’attaquer cette visite je demande à mes fidèles lecteurs de jeter un œil sur la publication du Pouyaud pour laquelle j’ai ajouté un cliché de la course cycliste de 1956.

La Grange (villa)

- Je parviens au hameau de La Grange sans savoir comment l’aborder. Etant donné que Couture a déjà été visité, je décide de l’attaquer sur le flanc Ouest où cette Périgourdine récente et en cette année 1996 occupe une position clé. (photo novembre 1996)

La grange et le lever du soleil

- C’est en effet à partir de ce mouvement de terrain que j’ai pu assister à quelques magnifiques levers de soleil. Selon les jours, les saisons, la météo, l’aube se dessine ici. Dès que le soleil s’élève, il éclaire la nature et le bourg de toute sa splendeur. A tout moment, le ciel change de couleurs. La nuit s’achève, alors que le soleil sort des brumes de Lanmary qu’il vient de réchauffer. Bientôt La Grange s’éclairera à son tour. Une journée débute ainsi sur Champcevinel… (photo octobre 1996)

le bourg vu de La Grange en novembre

- La Grange constitue aussi un observatoire privilégié sur le bourg. Parfois, la brume matinale s’accroche autour de son clocher pointu, qui pour une fois ne semble pas décidé à se faire voir et à s’imposer comme il aime tant (octobre 1996).

La Grange en août

- A la belle saison, les magnifiques chênes nous laissent entrevoir le bourg avec parcimonie (photo août 1996).

La Grange en décembre

- Mais l’hiver, la nature dépouillée donne cette image triste d’un Champcevinel qui grelotte sous son ciel de neige (janvier 1997).

demeure 8

- J’ai toujours éprouvé un certain intérêt pour cette maison périgourdine située entre Couture et La Grange. Elle occupe une position de rêve avec une façade tournée en direction du vallon de la Roussie. En faits, nous sommes comme sur un belvédère.

demeure 4

Villa de La Grange vue depuis Prunier

- Cette villa, on l’aperçoit depuis Prunier, installée là comme pour veiller sur une étendue de terres qui appartenaient au 18° siècle soit au fief de Bureau, soit au domaine de la Borie, soit à celui de la vieille ferme de La Grange dont le propriétaire était en 1996 Monsieur Rabot (photo septembre 1998). Ce site occupe de plus un point stratégique de la commune, avec des vues vers l’Est et sur la route de Paris, mais aussi sur le Sud, le bourg et Périgueux, sans oublier l’Ouest avec le vallon d’Agonac et les lisières de Château-l’Evêque et de Chancelade. Au fur et à mesure de mon approche, la demeure devient majestueuse, bien installée sur ce repaire derrière lequel se situe le vallon qui descend sur Périgueux, via les fours à chaux et la Combe des Dames.

vallon sur la Roussie

- Du carrefour de la Grange et de la Route de la Borie, j’aperçois l’étendue de l’arrière pays, immense océan de bois qui s’étend à perte de vue… Dire qu’en 1789 la paroisse de Champcevinel était dépouillée de ses bois… (on faisait avec la cuisine et le chauffage) En deux siècles, la nature a vraiment pris le dessus. Ce vallon se faufile derrière Bureau, passe entre la Séparie et Prunier, pour mourir ensuite à la scierie des Jeintrat, là-bas, à la Combe (novembre 1996).

traverse de La Grange Nord

- Derrière moi la route monte sur Fosse Rouge et dessert la Grange Nord (photo novembre 1996).

ferme Rabot

- La ferme Rabot constitue une des plus grosses fermes du hameau de La Grange. Comme partout, on y rencontre les deux piliers à l’entrée du domaine, et bien évidemment les éternels résineux (cèdre ou sapin) qui trônent ici près de l’habitation principale (photo ci-dessus novembre 1997).

résineux dans la ferme de La Grange

- Mais au-delà de ces constatations, subsiste l’emplacement de cette ferme installée juste face à cette longue combe qui dévale jusqu’au pied de la Roussie, sans doute pour mieux surveiller les troupeaux et les terres environnantes d’antan (photo novembre 1997)

corridor aérien à La Grange

- De La Grange, le ciel de Champcevinel m’invite à des spectacles très différents les uns des autres. J’ai d’abord remarqué que les voies aériennes de la commune étaient très fréquentées. Que ce soit les avions de ligne, que ce soit les palombes, que ce soit les grues, Champcevinel semble constituer un corridor privilégié pour la navigation. En ce jour de novembre, tout était calme sous le ciel bleu troublé par un petit monomoteur de Bassillac, parti peut-être à la recherche du soleil couchant qui en cette fin d’automne prenait de merveilleuses couleurs (photos novembre 1997)

coucher de soleil à La Grange

WC de jardin

- Ce petit cabanon est un WC de jardin, tel que les gens de la génération 39/45 ont connu, à une époque où les installations sanitaires et parfois l’eau n’existait pas dans certaines habitations. (photo août 1996). (Ndlr) Confirmé par Rémi Lespinasse, ce WC était celui de la famille Albano.

maisons à La Grange

 

- En montant sur Fosse Rouge, on surplombe la route des coteaux et le hameau de la Grange, alors qu’à l’horizon et à droite, on distingue une maison de la Meynie (commune de Trélissac).

mare à La Grange

- Je m’arrête devant cette réserve d’eau qui ne ressemble pas à une mare. Très claire, elle a peutêtre un lien avec la fontaine qui jaillissait en bas de la route depuis fort longtemps.C'était un lieu de distallation et elle a été aménagée en 1950 par la commune en fontaine publique. Je pense aussi à la carte Belleyme et à cette source qui vers 1750 sortait dans le vallon près du Bost, cette à dire au Nord de cette réserve (photo novembre 1996).

fontaine de La Grange (emplacement)

- La route principale de La Grange a subi de nombreuses modifications au fil du temps. C’est sous cette flêche que la fontaine coulait.

fontaine de La grange

- Aujourd’hui, tout a été bouché et ce sont des containers pour le verre qui ont pris le relais.

champignon des près

- Un champignon blanc attire ma curiosité. Mais engageons nous plutôt sur la toponymie de La Grange pour dire que c’était un lieu où l’on logeait et battait les gerbes. Dans la commune il existe deux autres lieux-dits à peu près semblables avec "les Granges" (près du bourg) et "Aux Granges" (le long de la route d’Agonac au Bas Pareyrnou). La Grange a eu une vocation rurale. Ce lieu-dit était relié selon le cadastre Napoléonien à Périgueux, en passant par Majoulet, Penlèbre et les Mazades, comme on l'a déjà vu au cours de cette 6° balade.

Avec ceux qui habitaient La Grange en 1936
(Source : recensement archives départementales)
- En 1936, le recensement nous livrait les noms de ses résidents. On y trouvait Pierre Mathé agriculteur avec son gendre Marcel Réveillas et sa fille.
- Camille Jammet le cantonnier avec Marie son épouse cultivatrice.
- Valentine Marois avec Maurice Albano son gendre, sa fille et ses petites filles tous tournés sur l’agriculture.
- Marguerite Duverneuil agricultrice, Pierre Marois cultivateur et son épouse Louise.
- Louis Lagarde cultivateur avec Françoise son épouse.
- Marie Roussarie cultivatrice et sa fille Léonie couturière.
- Martial Cornut cultivateur avec son épouse Henriette.
- Jeanne Magnen journalière avec sa fille Léa.
- Anna Roche cultivatrice.
- Jeanne Pugnet cultivatrice et son fils Marcel Montagut.
- Gaston Fargeot cultivateur avec Madeleine son épouse (Yves et Abel ses enfants).
- Pierre Régnier charcutier et son épouse Hélène avec leur fils.
- Marie Château sans profession.
- Joseph Charbonneau, son épouse Anna et leur fils cultivateurs et métayers de M. Dénard.
- soit quinze maisons avec trente cinq habitants

CHAMPCEVINEL - LA GRANGE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"
Prochaine étape : Les faubourgs Sud vue d’ailleurs

 

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14 août 2015

LE PETIT POUYAUD, LE POUYAUD, CHANTE COUCOU

- Revenir sur ma 6° balade (présentation)
- Les fours à chaux
- Le Blanquet, Jarijoux et la route Napoléon

LE PETIT POUYAUD

- Nous voici à nouveau sur cette ancienne voie romaine, appelée on ne sait pourquoi route Napoléon, puisqu'après tout, jamais l’empereur n’y est passé… Ici c'est le "Petit Pouyaud" et son ancienne ferme vestige d'une autre époque, celle où l'agriculture régnait en maître...

Le petit Pouyaud

- Napoléon on le sait a fait beaucoup de choses, dont le cadastre en 1826 pour lequel nous sommes contents d’y faire référence afin de pouvoir faire une comparaison entre avant hier et aujourd’hui… Le long de cette route de Paris, il est sans doute temps de se situer les lieux-dits de cette extrémité Nord de notre balade (photo aérienne de 1996).

La Grange en 1996

- Nous ne les verrons pas tous. Nous visiterons le Petit Pouyaud, le Vignaud, le Pouyaud puis Chante Coucou. Les autres lieux feront parti des futures étapes, mais il faut rappeler que cette partie intitulée "les faubourgs, ses résidences et Borie-Petit" s’arrête à la route qui relie le bourg à La Grange, qui elle fera l’objet de la prochaine étape.

- Pour l’heure, disons que le Petit Pouyaud constitue un petit groupe de maisons dont voici en début de page une des anciennes fermes du Champcevinel rural. Y ont vécu Guillaume Veyry, un agriculteur qui travaillait avec son épouse Marguerite, puis Gaston Chartroule charpentier et son épouse Irène également agricultrice, soit deux ménages en tout et pour tout.

le bois du Pouyaud sous le brouillard

LE POUYAUD DE CHAMPCEVINEL

- Un matin d’octobre le brouillard occupe le vallon de Jarijoux qui vient mourir ici près du Pouyaud (photo octobre 1996). Au lointain, les bois de Chante Coucou et leur végétation maintiennent cette brume alors que la rosée de la nuit recouvre l’herbe pacagée par un troupeau de vaches.

le clocher vue de la route de Paris

- Une heure après, le soleil a nettoyé de ses rayons le brouillard envahissant. Les plateaux au modelé mollement ondulés apparaissent avec leurs bois de feuillus et de conifères, avec en prime le clocher de la commune (octobre 1996).

vu depuis Chante Coucou

- A l’Est, les pâturages revivent, la route de Paris s’anime et là-haut "la Meynie" domine et restera une fois de plus le témoin d’une belle journée d’automne, propice aux passages des palombes (octobre 1996). De Chante Coucou, les yeux découvrent cette percée entre les bois, occasionnée sans doute par le passage de cette ligne EDF. A mes pieds le vallon de Jarijoux termine sa longue ascension.

La Meynie là-haut

- La Meynie, je l’avais repéré lors de ma balade près des Granges, juste à côté du bourg. Mais je ne pensais pas en faire mon futur point d’observation, si près du Petit Pouyaud que l'on aperçoit côté gauche grâce à mon téléobjectif.

bois du Pouyaud

- Près du Pouyaud, la fougère tranche sous cette pinède qui abrité le monde des oiseaux mais aussi celui des insectes heureux de trouver les chauds rayons de soleil (photo octobre 1996). Derrière la pinède, un autre laboureur travaille sa vigne qui vient de produire sa récolte et qui mérite des soins particuliers avant la froidure de l’hiver (ci-dessous photo octobre 1996).

travaux de la vigne au Pouyaud

- Sur un virage de la route de Paris,  le "relais de Napoléon" ne peut se manquer... Il est devenu depuis "la Table du Pouyaud". Sur la carte comme sur le cadastre Napoléonien, cet endroit s’appelait "le Vignaud". Mais ce lieu-dit semble avoir été oublié pour devenir le Pouyaud qui se trouve autour du carrefour de la route de Trélissac, soit quelques centaines de mètres plus loin…

auberge du Pouyaud

- Ici et lors de l’ancien temps, une activité avait créé une vie avec un restaurant et une forge. Il y avait même une fête en avril avec son prix cycliste et ses coureurs qui effectuaient un va et vient entre le restaurant et Les Piles. La forge était tenue par Roger Manem, puis ensuite par Michel Besse le fils du maréchal de Champcevinel…, avant qu’il ne s’installe bien plus tard et un peu plus loin, à Sept Fonts... !

prix du Pouyaud en 1956

Le Prix des fêtes du Pouyaud en avril 1956
gagné par Gilles Besse, un des fils du maréchal de Champcevinel

 

pintades au Pouyaud

Troupeau de pintades au Pouyaud, signe de la ruralité

- Le Pouyaud (ou le Vignaud) était assez peuplé en 1936. Le commerce plus les agriculteurs et le passage sur la route de Paris ont contribué à créer un pôle attractif. Il y avait la famille Colombet tous métayers, Jean Pigeassou cultivateur, Alphonse Rousselet retraité avec son épouse couturière, François Gayet cantonnier et son épouse Alice débitante de boissons, Roger Manem maréchal-ferrant, Jean Pelletingeas cultivateur soit cinq maisons pour six ménages et vingt habitants.
- Le Pouyaud est pour sa toponymie un dérivé occitan de pueg/puel qui signifie puy. Un puy c’est ni plus ni moins qu’une colline, un sommet, une hauteur. L’emplacement de l’auberge le vérifie mais on ne sait pas pourquoi on appelait cet endroit "le Vignaud" en 1826, nom que l’on trouve encore de nos jours sur la carte de l’IGN… Le cadastre Napoléonien place le Pouyaud là où se situe aujourd'hui le lieu-dit "les Cailloux". Reste à savoir qui croire ???

CHANTE COUCOU

route de Chante Coucou bis

- On accède à Chante Coucou soit en remontant un chemin venant du Blanquet, soit par cette petite route qui descend depuis La Grange. (photo octobre 1996)

travaux des champs à Chante Coucou

- Les agriculteurs sont en plein travaux, car en mois d’octobre 1996, c’est la période des semailles. Chante Coucou est un quartier résidentiel partagé entre La Grange et le lotissement de Majoulet. Bien évidemment, ce lieu-dit n'existait pas dans l'ancien temps et sa toponymie ne mérite pas de commentaires..., puisque tout le monde imagine sa signification.

maisons à Chante Coucou

- La route de Chante Coucou devient chemin à hauteur de la dernière maison. Un paloumayre de la Vigerie reconnaîtra d'ailleurs cet endroit...

Chante coucou

- Le chemin pénètre dans les bois de Chante Coucou. Nous sommes sous les chênes et certainement que ces lieux constituent des endroits propices à la cueillette des champignons, la saison venue...

Chante coucou bis

- Au fur et à mesure que l'on avance, le chemin devient étroit. Si autrefois les attelages des cultivateurs permettaient de rendre les lieux plus accessibles, il en n'est plus ainsi aujourd'hui... Mais ces chemins constituent de belles balades pour les randonneurs de plus en plus nombreux, d'autant plus que la ville est de plus en plus proche...

CHAMPCEVINEL - LE PETIT POUYAUD, LE POUYAUD, CHANTE COUCOU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : La Grange

 

7 août 2015

BLANQUET, JARIJOUX, ROUTE NAPOLEON

 - Revenir sur ma 6° balade (présentation)
- Les fours à chaux
- Deuxième étape de cette balade avec départ sur Blanquet. Lorsque l’on quitte les fours à chaux, on se retrouve dans la même configuration que lorsque l’on partait du Maine à Saillantrou. Comme là-bas, on démarre d’une combe asséchée pour longer une barre rocheuse, puis on traverse un bois pour arriver à Blanquet et après avoir escaladé une côte, on ne se retrouve pas à Longueville, mais cette fois à Jarijoux.

Vers le Blanquet

Route des fours à chaux vers Blanquet

- Comme déjà dit la route des fours à chaux emprunte le fond du vallon en traversant une zone boisée parsemée de frênes et de noisetiers (photo octobre 1996).

Débouché sur Blanquet

- Le chemin castiné arrive enfin dans une zone découverte où le goudron prend le relais et après une longue chevauchée dans un bois où les arbres forment comme un genre de tunnel. On retrouve la lumière et un nouveau coin de la commune.

Le Blanquet

- Ici nous sommes au Blanquet, un lieu dit qui n’existait pas dans le cadastre Napoléonien, ce qui signifie que ce lieu-dit est devenu depuis une nouvelle zone habitable. La toponymie de Blanquet signifie "petit blanc". Il peut s’agir d’un enfant très blond (albinos) dont l’existence reste attachée à cet endroit. En 1936 il n’y avait qu’une ferme occupée par Jean Pigeassou et son épouse Marthe qui travaillaient la terre.

de Blanquet à Jarijoux

- Blanquet constitue un carrefour pour cette combe. D’ici on peut accéder sur les hauteurs de Jarijoux (photo octobre 1996).

de Blanquet à Chante Coucou

- A défaut, on met le cap sur Chante Coucou après avoir bifurqué sur le flanc Ouest du vallon par cette route (photo octobre 1996).

chemin de Blanquet à Chante Coucou

- Une route qui se transforme vite en chemin qui traverse un bois, celui de Chante Coucou(photo octobre 1996)

Villa à Jarijoux

- Jarijoux c’est la limite Est de la commune qui s’étale parallèlement à la route de Paris à une hauteur variant de 180 à 185 mètres. On y trouve quelques belles villas et trois chemins de traverse.

Jarijoux et son vieux puits

- Mais aussi des vestiges du passé, comme ce puits (appartenant à la famille Sudrie) surmonté par un coq lui-même posé sur un socle armé de ses quatre points cardinaux (photo août 1996). Cette route a d’ailleurs prix le nom de vieux puits pour cette évidence. Plus loin le goudronné fait place à un chemin de terre qui se transforme en sentier dans un bois de chênes (photo ci-dessous).

chemin puis sentier à Jarijoux

- La toponymie de Jarijoux nous indique que le mot vient de garric/jarric, une forme occitane signifiant chêne. Donc probablement un endroit autrfois planté de chênes.

anciennes fermes de Jarijoux

- Il y a aussi des anciennes maisons, certainement celles qui ont fait les débuts de l’existence de ce lieu-dit qui existait dans le cadastre Napoléonien. De l’autre côté de la route de Paris, il y avait un Jarijou (sous une autre orthographe/écrit sans la lettre x), à la même hauteur, mais appartenant à la commune de Trélissac.

poste à gaz à Jarrijoux

Poste à gaz à Jarijoux

- Jarijoux était assez peuplé en 1936. On y trouvait Gaston Lassaigne agriculteur, puis Jacques Sudrie, son épouse Françoise, son fils Fernand et sa petite famille tous cultivateurs. Il y avait aussi Henri Laguionie, son épouse Marie, ses quatre enfants tous métayers de M. Pigeassou. Jean Séneze, son épouse Marie et ses trois enfants eux aussi métayers pour le compte de M. Pigeassou. Puis encore Martial Congé cultivateur, son épouse Marie et leur fils et enfin Léon Gourvat lui aussi cultivateur, son épouse Angèle, son fils René, sa mère et son domestique soit un total de six maisons.
Jarijoux a été un lieu où se tenait une chapelle dont personne ne peut aujourd’hui définir l’endroit. Et comme autrefois la vigne occupait bien le terrain, le conseil municipal avait décidé dans sa réunion du 18 janvier 1948, d’y créer un atelier ambulant de distillerie. De ce point éloigné, le bourg a rempli toujours sa mission, avec comme observateur le clocher encore témoin de ses hameaux... (photo octobre 1996)

 

clocher vu de Jarijoux

 

 

route de Paris

- Après avoir laissé derrière moi les Romains et la proche banlieue de Périgueux, la route de Paris déroule son long ruban de bitume. A gauche, c’est Champcevinel, mais la route et les hameaux comme ici celui de Barberousse et de Chantecor appartiennent à la commune de Trélissac. Cette route en fait est une ancienne voie romaine, tracée d’une manière rectiligne et utilisée par les pèlerins allant de Vézelay à Saint-Jacques de Compostelle. Il est clair que nous sommes bien sur un chemin de pèlerinage puisqu’au Sud de Thiviers, un lieu-dit s’appelle "le Jacquier", un terme pour désigner ces voyageurs vers Compostelle.

route Napoléon

- Aujourd’hui il ne reste plus grand-chose de l’ancien Jarijoux. Une zone économique et artisanale, des habitations et une zone d’activités avec une piscine ont pris le relais des exploitations agricoles du temps jadis… Il suffit pour s'en rendre compte de voir le Jarijoux de 1960 et de le comparer avec celui d'aujourd'hui...

Jarijoux en 1960

CHAMPCEVINEL - BLANQUET, JARIJOUX, ROUTE NAPOLEON - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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