Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Parcourir Champcevinel
Publicité
Publicité
Parcourir Champcevinel
  • - "Parcourir Champcevinel", c’est découvrir la totalité de son territoire avec sa nature, ses monuments, ses espaces, ses châteaux, son histoire, sa géographie, sa toponymie et bien d’autres informations d'avant le 2° millénaire. (blog en construction)
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Parcourir Champcevinel
Publicité
Archives
Pages
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 60 183
Newsletter
Publicité
24 mars 2015

LES VIGNES (commune de Champcevinel)

Départ de la route Sud de la commune

- La rue Paul Mazy à Périgueux monte à n’en plus finir sur Champcevinel. Après le centre universitaire, on négocie un petit virage bordé de hauts murs, pour découvrir et déboucher enfin sur ce sommet tant espéré. Ici on pénètre dans la campagne et on laisse sans transition derrière soi la ville et son concert de klaxons, de bruits, d’odeurs et de fumées. (photo octobre 1997).
- Relire l’exposé sur cette 4° balade.

vue aérienne sud de la commune

- Vous trouverez ci-dessus la physionomie de l’entrée de la commune en 1960. Il s’agit d’une vue aérienne. Certes le cliché n’est pas de qualité, époque oblige,  mais il nous permet de voir tous les espaces cultivés de cette époque. Il existe encore à Périgueux un élément d’une ferme, celle des Chaminade qui se situe rue Clos Chassaing, juste après le collège portant le même nom. De cette ferme et jusqu’aux Vignes, il n’y avait que des terres cultivées (voir photo)… D’autres vues aériennes vous seront proposées, au fur et à mesure de cette balade… (cliquez sur l'image pour mieux découvrir)
NOTA : les vues aériennes ont débuté dans la région en 1945. Les cartes ont été ainsi actualisées au fil du temps et par de nombreuses missions. D’abord en noir et blanc, la couleur est venue agrémenter les clichés. Aujourd’hui, c’est grâce au satellite Spot que nous détenons toutes les informations avec une qualité de plus en plus appréciable…

LES VIGNES PORTE D’ENTRÉE SUD DE LA COMMUNE

Les Vignes

- "Les Vignes" c’est de par la toponymie un endroit planté ou occupé par la vigne. C’est précisément ce qui en était encore lors de la libération. Aujourd’hui, c’est une vaste prairie sur un versant, c’est comme un balcon, un observatoire sur la ville qui s’étire là, juste à nos pieds, avec cette combe des dames entièrement bâtie (photo octobre 1996). D’ici je distingue les limites entre la commune et la ville, matérialisées d’abord par la route du fond, puis par le long mur du cimetière du Nord qui s’étire jusqu’aux Romains (photo ci-dessous de novembre 1996).

la combe des dames vue des Vignes

Puyroger vu des Vignes

- Au lointain, le repaire de Puyroger semble seul, noyé lui aussi dans son cadre verdoyant à l’époque et d’où il lorgne l’incessant ballet des voitures des villageois et des citadins. En observant "les Vignes", je suis surpris par ce patrimoine naturel constitué par cette propriété où la prairie occupe un si vaste espace et qui permet d’emblée d’opérer la rupture avec la ville (photos ci-dessous d'octobre 1996).

autour des Vignes

demeure des Vignes

- "Les Vignes" c’est une ancienne maison bourgeoise du 18° siècle avec ses vieilles pierres, son pigeonnier, son toit, ses tuiles, son jeune cèdre de l’Himalaya (photo août 1996). Cette demeure bâtie au sommet de la côte observe la ville et semble installée là comme si elle assurait une sorte de protection avancée du village (photo juillet 1996).

demeure des Vignes bis

demeure et pigeonnier des Vignes

- "Les Vignes" ont été achetées bien après 1800 à une dame de petite vertu de Périgueux, d’après les propos de M. Roger Aubisse, propriétaire des lieux. Lors de l’achat, ses aïeux auraient trouvé dans les pièces de cette maison, huit lits… !!! Voilà pour la petite histoire. (photo août 1996).

pigeonnier des Vignes

- Ce magnifique pigeonnier d’époque, sert curieusement de WC de jardin. Il a été construit avec un arc trouvé au comptoir des chevaux à Périgueux et une arche de 1670 récupérée au Lac Lagraule (photo août 1996).

fers à chevaux aux Vignes

- Sur les poutres de cet auvent, quelques témoignages du passé où les chevaux remplaçaient la machine… Le maréchal de Champcevinel connaissait bien ces lieux. Lorsqu’il rentrait à pied de la ville, une halte s’imposait chez le père Aubisse qui offrait le verre de l’amitié. (photo août 1996).

Périgueux depuis les Vignes

- Depuis cette ancienne demeure, la ville de Périgueux apparaît comme si elle était sortie de terre, un peu à la manière d’un champignon. L’environnement a en effet conservé son cadre bucolique qui fait de Périgueux vu des Vignes, une ville dans la campagne. (photo août 1996).

ferme des Vignes

- "Les Vignes" c’est une ancienne maison de maître avec sa ferme occupée par des métayers venus de Bretagne en 1928. A cette époque, on recherchait dans le pays de la main d’œuvre pour travailler dans les terres, et la Bretagne certainement excédentaire envoya ainsi un contingent sur le Périgord. La famille Lochou occupait cette ferme et M. Aubisse me fit visiter cette habitation transformée maintenant en musée (photo août 1996).

if des vignes

- A l’intérieur, il me montre cet if trouvé dans l’ancien presbytère du village du village qui constitue une de ses pièces de collection privilégiée (photo août 1996).

bifaces et pointes moustériennes trouvés à Périgueux, Fosse Rouge et aux Vignes

- Au premier étage, les pierres du paléolithique et du néolithique me ramènent à la préhistoire et à la passion du propriétaire des lieux (photo novembre 1996). Voir ce lien pour d’autres informations.

épouvantail aux Vignes

- Dehors, une pie prise au piège sert d’épouvantail pour ses compagnes jugées trop nombreuses par le père Aubisse qui n’en finit pas de me raconter de nombreuses anecdotes sur le pays (photo novembre 1996).

verger des Vignes

- Je suis surpris de constater l’absence de vignes. Elles ont été arrachées comme partout dans tout le pays… Cependant, la carte Belleyme (sous l’ancien régime), nous la situe entre la Rudeille, Barbe et Bricard. Celle-ci descendait même jusqu’aux Basses Mazades. Une autre pièce existait sur le plateau, entre les Vignes, Boisset et le Maine, exposée face au soleil de midi et celui du couchant. Voilà pour l’histoire des Vignes, dont le nom reste aujourd’hui l’ultime mémoire de ce passé (photo septembre 1996).

mare des Vignes

- Cette mare a été creusée pour construire les murs de la ferme des métayers. Grâce aux pierres et à la terre, la maison a été bâtie et M. Aubisse ne manqua pas de me signaler qu’une mare dans le pays, c’est l’indice d’une construction dans les parages (photo novembre 1996).

NOTA :  Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient aux Vignes en 1936.
- Mirabel Eugénie, chef d’exploitation et ses deux enfants soit trois personnes.

- Lochou Jean-Marie, cultivateur et son épouse Marie et ses trois enfants soit cinq personnes.
Total : 8 personnes pour deux maisons tous agriculteurs

CHAMPCEVINEL - LES VIGNES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"

Prochaine étape : La Rudeille et les Petites Alpes
  

Publicité
19 mars 2015

MA 4° BALADE A CHAMPCEVINEL

 4° balade

 SUR LA ROUTE DU CLOCHER DE CHAMPCEVINEL

- Revenir sur ma 3° balade
Après avoir découvert le bourg, son accès par la côte Durand, puis par les Jaures et Saillantrou, voici une quatrième voie, sans doute la principale, celle qui relier le centre ville de Périgueux au clocher de Champcevinel.

Départ de la route Sud de la commune

C'est ici que débute la découverte de Champcevinel, côté Sud, en venant du centre ville

zone de la 4° balade

- Cette voie portait le nom de voie communale numéro un, devenue aujourd’hui avenue du 8 mai 1945. Autrefois c’était un chemin de terre, recouvert ensuite de castines, puis goudronné au fur et à mesure de l’arrivée du progrès. Notre route était bordée de haies de ronces très hautes et comprenait tout son long neuf à dix fermes ou propriétés avant que la commune ne devienne cité dortoir à la suite des trente années glorieuses.

- Cette route encore aurait beaucoup de choses à nous raconter, car elle constituait la voie Sud pour accéder de la commune à la ville de Périgueux. Fallait voir tous ces paysans l’emprunter pour aller au marché de la ville, sans oublier les épouses des fermiers qui a dos de mule, en vélo ou avec une remorque, descendaient les bidons de lait fruit de leur élevage pour les vendre aux citadins. Une descente dangereuse que la rue Paul Mazy, mais très difficile à remonter pour ceux qui rentraient de la ville pour retrouver sur ce terrier, où il faisait si bon vivre…

- Nous allons débuter cette quatrième balade par les Vignes, la Rudeille, les petites Alpes, suivie par quelques arrêts pour des points de vues sur les lieux environnants. Ensuite nous retournerons sur Boisset, Barbe, Longueville, les Jarthes, Vieux Bricard, Tauvéras et Beausoleil, terme de cette rando, sans oublier le côté Est du vallon, dont le fond descend jusqu’aux petites Mazades.
- Cette route, revêt une certaine importance, car c'est par elle et grâce à elle que l'on rejoignait le centre ville, celui de Périgueux.

- Suite de la balade sur ce lien

CHAMPCEVINEL - 4° BALADE - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : les Vignes
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"

4 mars 2015

LES GRANGES

DE SAILLANTROU CAP SUR LES GRANGES 

carte des Granges

- Présentation de ma 3° balade
-
Maison Rouge

- La Chataigneraie

-
Le Petit Maine, le Maine et Saillantrou

 - Je quitte Saillantrou et ses bois pour remonter en direction des Granges. Mais la toponymie me permet de rappeler ce qu’est Saillantrou : c’est un lieu où se trouve peut-être encore une source, ou un cours d’eau qui jaillit d’un creux, d’une anfractuosité. Et c’est en remontant justement le vallon, que je rencontre ce trou d’eau (voir ci-dessus localisation sur la carte et photo ci-dessous de juin 1996) qui est lui-même peut-être à l’origine du nom du lieu-dit. Ici il y a du rocher et de l’eau, soit deux éléments qui peuvent expliquer cela. Toujours est-il que c’est sans doute ici que les biches vues il y a quelques jours viennent ici pour s’abreuver.

mare de Saillantrou

- En remontant le plateau en direction des Granges, j’aperçois le hameau de Longueville, à travers les arbres (photo novembre 96). Mais pas de commentaires, ils seront donnés lors de mon passage au cours d’une autre balade.

LONGUEVILLE

- Il faut savoir que dans la commune de Champcevinel, il existe plusieurs lieux-dits où le mot "grange" est donné. Nous avons "Aux Granges" (à côté de Cap Blanc et déjà visitées) "les Granges", lieu de notre visite et "La Grange" à l’Est de la commune. Ceci étant dit, nous voici maintenant au sommet de notre vallon où se trouve cette mare (photo juin 1996). Selon les dires, cette mare n’a jamais été connue asséchée par la rigueur du temps. Aujourd’hui elle sert d’abreuvoir à un troupeau de limousines. Autrefois et au printemps, les jonquilles s’y cueillaient abondamment ce qui prouve que nous sommes sur un lieu humide, chose rare sur une hauteur…

mare des Granges

- En automne, les chênes (ci-dessous) qui entourent la mare prennent de belles couleurs (photo novembre 1996).

arbres aux Granges

Les Granges

 - Les Granges sont trois métairies appartenant au domaine de Borie-Petit. Aujourd’hui elles sont restaurées en devenant même très coquettes. (photo juillet 1996) Autrefois de nombreux métayers sont venus y habiter pour travailler les terres du château. C’était l’époque où l’on déménageait en attelant les bœufs à la charrette. Il y avait peu de meubles : table, chaise, lit, armoire et buffet, si bien qu’un seul voyage suffisait. Pas de frigo, pas de gazinière, tout se faisait au feu de cheminée…

Mai d'élu aux Granges

 - Le mai du conseiller vient témoigner l’attachement des gens aux traditions du pays (photo septembre 1996).

marronnier

- Les Granges c’est aussi ce magnifique marronnier qui force le respect par son envergure régulière et son éclatante santé (photo octobre 1996).

pommiers des Granges

- C’est aussi et encore des pommiers capables de vous donner des fruits sains et venus grâce au bon air du plateau (photo septembre 1996).

villa des Granges

- Plus loin, cette maison bourgeoise éveille mon esprit. Primitivement, c’était un plain pied avec des dépendances pour les bêtes et le matériel. (photo septembre 1996). Les anciens prétendent que d’un de ses hangars, il partait un souterrain jusqu’au château de Borie-Petit. On transportait même dans ce boyau des barriques de vin, jusqu’au chai du comte…

debet (ferme)

- Au milieu d’une prairie, l’ancienne ferme des Debet reste là avec son mystérieux passé et surtout pour sa place privilégiée sur le plateau, véritable sentinelle pour surveiller les allées et venues entre l’église du bourg et le château (photo septembre 1996).

citerne des granges

- Aujourd’hui cette ferme est transformée. Seule sa grange et ses vieilles pierres témoignent que certainement de nombreuses générations de métayers se sont succédé pour travailler les terres. Sur le côté de la cour, on découvre un puits. Vu l’imposante margelle, c’est sans doute une citerne à eau (photo septembre 1996). Cette supposition peut se confirmer, puisqu’un puits avait été creusé au milieu du pré de ce plateau, par le comte de Chasteigner (voir balade de la Châtaigneraie).

calvaire des Granges

- Je parviens au final de mon étape avec ce calvaire qui aurait été conçu avec les pierres de l’ancienne église construite entre le 16° et le 17° siècle (photo septembre 1996). Ces monuments en forme de croix évoquent les épisodes de la Passion. En 1598, ils furent érigés pour conjurer la peste. Nombreux sur les bords des chemins, parfois détruits ou abandonnés, ils ne sont plus remplacés, les habitants n’ayant plus la foi de leurs aïeuls. Sur la commune il en existe encore comme à Bricard, Borie-Petit, Penlèbre et Sept Fonts. D’autres ont disparus dont ceux construits sous les ordres de la noblesse du château de Borie-Petit…

vu depuis les Granges en hiver

- Deux mois après, la neige et l’hiver sont là. Ni hommes, ni bêtes ne sortent. Seules les cheminées révèlent la vie cachée du bourg. La plaine, les haies, les arbres, semblent morts, tués par le froid (photo janvier 1997).

maison Debet

ferme des Debet

- Quatre mois après je retrouve le plateau des Granges avec un épais tapis d’herbes où flambaient les pissenlits et une variété de renoncules (photos avril 1997).

vers les Granges

- Les noyers au bord de la route des Granges, étaient chargés de leurs fleurs à chatons, un nouveau cycle de la nature débutait après la mort de l’hiver si rigoureux en cette contrée (photos avril 1997). Le maréchal de Champcevinel a été un des derniers qui a ramassé les noix, selon une convention avec le château de Borie-Petit. C'était le temps où l'on faisait l'huile de noix au moulin de Rochevideau (commune de La Chapelle-Faucher), pressée conclue par un bon casse-croûte à base de grillons, de rillettes et de boudins, le tout arrosé par un Bergerac sans oublier le café et sa goutte, histoire de prolonger cette belle fête.

métairie restaurée des Granges

- Nichée dans son parc, cette maison devenue résidence se préparait à accueillir ses hôtes pour des vacances vertes parmi les bois et la verdure de cette campagne calme, paisible et vivifiante (photos avril 1997).

Les Granges - promenade équestre

Les Granges : promenade équestre des enfants sur le chemin en direction de Peyrinet

NOTA :  Les archives départementales nous font découvrir qui étaient les personnes qui résidaient aux Granges en 1936.
- Longueville Etienne, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Marie et ses deux enfants soit quatre personnes.

- Peyrat Jean, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Rose et leur fils soit trois personnes.
-
 Cavillac Elie, métayer de Mme de Chasteigner, son épouse Louise, la mère de Elie et ses trois enfants soit six personnes.
Total : 13 personnes pour trois maisons tous métayers du château

CHAMPCEVINEL - LES GRANGES - © BERNARD PECCABIN
Prochaine étape : 4° Balade sur la route du clocher
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
Cliquez ici pour retrouver la page accueil de "Parcourir Champcevinel"