Maxime Simonet officie à un mariage

 Le MariaRoger Malignege : Il consacrait la vie d’un nouveau couple, car à cette époque, le terme de concubinage était péjoratif. C’était une grande fête de famille qui durait plusieurs jours et se déroulait chez la jeune fille. Les arrangements, par contre avaient lieu chez le jeune homme. Le jour venu, le cortège quittait le domicile de la fiancée, précédé d’un accordéon, plus rarement d’un violon, et l’on se rendait à pied à la mairie puis à l’église. Il y avait à cette occasion un bal dans la salle du village décorée pour la circonstance et lorsque minuit sonnait, les nouveaux mariés, les "novios" s’échappaient pour aller passer leur nuit de noce en un lieu secret, connu seulement de quelques initiés. Ceux-ci, le moment venu, beaucoup plus tard, "vendaient la mèche" afin que les invités puissent apporter le tourin que les époux devaient déguster sous leurs regards amusés. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)
Notre photo : Maxime Simonet (maire de 1945 à début 1977) célèbre un mariage.
 A gauche, Roger Maligne secrétaire de mairie, assiste à un mariage

Les foires : A l’occasion des foires, on amenait le bétail à Négrondes ou Thiviers. A Vigneras, se trouvait un relais avec abreuvoir où s’arrêtaient les maquignons en blouse noire et chapeau de feutre. Le grand-père de M. Longueville, M. Faure accompagnait ces marchands de bestiaux qui rentraient de la foire avec leur portefeuille bien garni, afin de les protéger des brigands qui auraient été éventuellement alléchés par le produit des transactions. Un soir, sur le chemin du retour, son attention fut attirée par de faibles gémissements qui semblaient venir de l’anfractuosité d’un rocher qui bordait la route. Intrigué et s’étant rapproché, il découvrit une portée de louveteaux qu’il amena à la mairie, ce qui lui valut une récompense… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Le baron et les métayers : Le baron de Chasteigner était une figure très populaire de la commune. Très simple, il allait dblason de Louis de Chasteigner ancêtre du barone temps en temps casser la croûte chez ses métayers avec une frotte à l’ail au lard et un verre de rouge. Lorsqu’il se promenait en bordure des champs, il orientait ostensiblement son parapluie vers le sol, afin de détourner son regard et prouver qu’il se surveillait pas ses fermiers dans leur travail, mais qu’il leur faisait entièrement confiance… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)
Notre photo : Blason de Louis de Chasteigner, ancêtre du baron

L’énoisage : Il se pratiquait le samedi et se terminait par un repas sur le coup de minuit. Repas composé de grillons, de boudin, de cerneaux de noix, accompagnant la tourte et le vin blanc. Tout cela dans une ambiance joyeuse où les chants et les rires se succédaient. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

tuer le cochon

Le cochon : Lorsqu’une famille tuait son porc au cours de l’hiver, les voisins étaient invités à venir tremper le jimboura, la soupe traditionnelle où cuisent les boudins avec les légumes. Et chacun repartait avec sa soupière fumante, dans laquelle étaient disposés à l’avance des tailles de pain. On vous glissait discrètement sous le bras, enveloppé dans un morceau de papier, une portion de boudin chaud et odorant et si vous étiez parmi les intimes, une ou deux grillades. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (3° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)