- Cette image relève uniquement de mon imagination, de ce qui pourrait être l’allure de notre chère église à cette époque, fière et imposante, prête à résister à tous les assauts et à protéger dans sa nef les villageois apeurés, tel que c’est écrit sur le livre de Christiane Piboyeu.
- Au dessus de la nef il n’est pas impossible qu’il existait une salle refuge pour nos  villageois, par laquelle on accédait par une trappe, alors qu’à l’extérieur, certainement des fossés et des chemins de ronde parachevaient la protection de cette bastille.
- Loin dans la campagne environnante, apparaissait alors ce fort imposant, celui de notre Champcevinel oublié et disparu…

l'église imaginée en 1353

Un brin d’histoire - 1353 : le comte du Périgord, Roger Bernard fortifie l’église qui devient une bastille à tour crénelée, percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Il y place une garnison pour s’opposer aux anglais durant la guerre de Cent Ans. (Imaginons cette tour avec peut-être un chemin de ronde et des soldats en train de guetter de ce point haut et en direction du Sud).
Au cours de la guerre de Cent ans, Champcevinel occupait une place forte pour protéger la ville de Périgueux. C’est certainement pour cette raison que l’église devint une Bastille avec toute une garnison de soldats pour observer, prévenir et se défendre de l’envahisseur anglais. Cette forteresse construite en 1353 par Roger Bernard  comte du Périgord,  possédait une tour crénelée percée d’archières et flanquée d’échauguettes. Elle avait alors l’entrée située côté cœur actuel, précédée d’un auvent reposant sur des colonnes dont l’une soutient actuellement la charpente d’un hangar de Fosse Rouge.
Au 16° siècle, l’église est incendiée. Vingt-sept personnes qui s’étaient enfermées dans la tour, périrent brûlées vives par les Huguenots (vers 1575). L’église fut reconstruite vers 1577 puis à nouveau vers 1875. (source : livre de Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".)

CHAMPCEVINEL - L’EGLISE en 1353- © BERNARD PECCABIN