garder les moutons

L’occupation des enfants : Avant d’aller à l’école, il n’était pas rare de garder les moutons. Puis il fallait aller à l’école avec des sabots aux pieds et en passant par le plus court et bien souvent par des sentiers à travers bois. La vie était réglée sur l’heure solaire. La classe comptait près de 45 élèves du cours préparatoire au cours fin d’études (7 à 13 ans). Le repas était pris sous le préau. L’élève qui avait emporté sa gamelle avec des tailles de pain, avait l’avantage de se voir tremper la soupe. Le reste du repas consistait en sandwiches aux rillettes ou à l’omelette froide. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)
La chandeleur : A cette occasion on faisait bénir un cierge que l’on allumait à la fête, dès qu’un orage commençait à gronder, ce qui devait avoir pour effet de conjurer la foudre. Dès que l’orage était terminé, on éteignait le cierge qui devait servir tout au long de l’été. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)
Le prêtre : De 1861 à 1901, l’abbé Fournier a eu la réputation d’être aussi un excellent guérisseur. Un habitant des Chabannes, oncle de M. Maligne fut guéri de la fièvre typhoïde au moyen d’une rate d’agneau placée sous ses pieds, avec recommandation de faire disparaître l’emplâtre à l’annonce de l’arrivée d’un médecin. Ce curé n’avait pas son pareil pour guérir les plaies rebelles, ulcères, etc… Il fut remplacé plus tard par l’abbé Mazeau qui d’une grande simplicité parlait patois et allait à la chasse comme les paysans du coin. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu) 

plantation des pins

 

Planter les pins : De tous temps, la plantation des pins a constitué une grande fête. Une époque où on allait chez tous les conseillers pour planter le pin, mais aussi pour boire ou casser la croute chez les élus, voire y faire un bon repas. Sur cette photo des années 50, on aperçoit un équipage de chevaux de trait sur la route des Brousses qui transporte quatre pins coupés certainement aux Sarthes ou à Vigier. Sur la charrette ci-dessus, on aperçoit le jeune Yves Besse et Yvan Deschant et bien d’autres personnes de la commune coiffés du traditionnel béret occitan. A gauche, on aperçoit la route castinée qui descend pour rejoindre celle d’Agonac via la Combe.

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (5° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)