battageLe battage du blé : Il durait environ un mois sur la commune, réunissait à tour de rôle les habitants autour d’un gros repas, confectionné uniquement des produits de la ferme. L’on procédait à trois battages par jour et la batteuse tirée par des vaches, se déplaçait d’une propriété à l’autre. Chacun avait un rôle particulier : l’engrainage, la confection du pailler, le transport des sacs sur l’échine. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Vigne à Barbe

 Notre photo : Vigne de Paul Marquet près de Barbe (septembre 1996)
Les vendanges : Dans les vignes, qui constituaient une des premières ressources agricoles, se retrouvait une troupe d’environ vingt-cinq personnes composée d’une majorité de jeunes, famille, voisins et amis. Souvent les plaisanteries fusaient avec les rires et il n’était pas rare que quelque belle voix entonnât un refrain que tous reprenaient en chœur… (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Travail de la vigne au Pouyaud

 Notre photo : Une vigne près du Pouyaud encore travaillée, mais aujourd’hui disparue (octobre 1996)

La mort : Lorsque l’ancêtre atteignait le port et quittait ce monde, on le parait de ses plus beaux vêtements, qui n’avaient servi que dans les grandes occasions, et allongé sur son lit funèbre, une bougie allumée en permanence sur la table de nuit, avec le brin de buis sur l’assiette remplie d’eau bénite, il recevait la visite des parents et des amis qui venaient se recueillir… Le mort ne restait jamais seul et la veillée funèbre se poursuivait une ou deux nuits, jusqu’à l’inhumation. Les voisins se relayaient auprès des membres de la famille et pour tenir éveillé, on buvait du café. Peu à peu le sujet de la conversation dérivait et s’écartait un peu du mort… C’était le menuisier du village qui fabriquait le cercueil. La levée du corps avait leu à la maison et le cortège funèbre précédé par le prêtre et deux enfants de chœur, dont l’un était chargé de la croix, l’autre de l’encensoir, faisaient parfois plusieurs kilomètres à pied jusqu’à l’église, puis au cimetière. Les cordons du poêle étaient tenus par quatre personnes, hommes ou femmes selon le cas. Le retour avait lieu également en cortège. (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

 

Maxime Simonet

Les notables du village : C’était le maire, le curé et l’instituteur qui lui remplissait bien souvent le rôle du secrétaire de mairie. On connaissait de plus trois familles nobles sur la commune (de Chasteigner à Borie-Petit, du Cheyron à Borie-Bru et de Mallet à Vigneras). (source Champcevinel le chemin parcouru, livre de Christiane Piboyeu)

Notre photo : Maxime Simonet ancien maire de la commune (1945-1977)

CHAMPCEVINEL - FÊTES ET TRADITIONS (4° partie) - © BERNARD PECCABIN (à suivre)