mardi 26 août 2014

LES COLLINES AUX TROIS CHATEAUX

- Très boisées, elles sont limitées tour à tour par l’ancienne voie romaine et par la route d’Agonac. On y rencontre deux points hauts avec le plateau de Borie-Brut (201 m) et le hameau de la Bonnélie (185 m). Sur ce territoire on découvre une noyeraie de plus de 27 ha, mais aussi et surtout trois châteaux qui méritent un détour (Borie-Brut, Vignéras, la Roussie).

BB vu du cimetière

Notre photo : Le château de Borie-Brut dans son cadre de verdure, vu du cimetière de la commune (juin 1996)

les collines aux trois châteaux

CHAMPCEVINEL - LES COLLINES AUX TROIS CHÂTEAUX © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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mercredi 16 septembre 2015

PARCOURIR CHAMPCEVINEL (troisième partie)

3° partieLES COLLINES ET SES TROIS CHÂTEAUX

Vignéras

La château de Vignéras en été

- Fini les coteaux et les vallons de la zone Sud de la commune, fini les résidences et les lotissements de banlieue ! Maintenant et pour la première fois on abandonne le cœur du territoire, on quitte le bourg et son clocher pour partir non pas à la conquête du Far-West, mais bien pour celle des Territoires de l’Ouest.
- Autrefois on accédait sur ces terres après avoir franchi cette grande dépression que les métayers travaillaient à la sueur de leur front, pendant que les seigneurs des quatre châteaux parcouraient à cheval les collines du haut desquelles ils surveillaient les paysans, leurs cultures et leurs troupeaux. Si cette grande combe constituait la moelle épinière de la vie rurale, aujourd’hui la route démarque ce territoire et l’isole du clocher. Ici j’ai en effet comme le sentiment de ne plus appartenir à Champcevinel, mais bien ailleurs…
- Les bois et les taillis occupent les trois-quarts de la superficie. Seul le plateau de Borie-Brut a résisté à la forêt qui a même reculé face à l’assaut des tronçonneuses qui ont éclairci la ligne de crête en direction de la Borne, puis jusqu’aux Gravettes. Dans cette contrée, l’histoire laisse des traces de son passé avec l’ancienne voie romaine, le château de Vignéras vaste logis du 18° siècle, Borie-Brut ancienne borie du 14° siècle ou enfin la Roussie repaire noble qui daterait vraisemblablement du 17° siècle.
- Assurément les territoires de l’Ouest constituent un témoignage du passage de la bourgeoisie et de la noblesse périgourdine venue en voisins pour s’expatrier sur ces collines isolées et où le gibier trouve refuge sans problèmes. Dans cette région, la grande noyeraie de la Roussie devient un centre d’intérêt économique en plein essor, sans oublier évidemment les chemins forestiers qui permettent ici comme ailleurs d’effectuer des promenades toniques dans un cadre de paix et de solitude.

Principaux lieux-dits visités : Vignéras, Maison Neuve, Combe Donzelle, Missounet, Tête Sèche, les Gravettes, Pareynou, Puyfaucon, Borie-Brut, le Bost, la Borne, Cul de chien, Toutvent, la Roussie, la Bonnélie

- Liens correspondants :
- Le bourg (objet de la première partie de ce reportage)
- Parcourir Champcevinel (présentation de la 2° partie)
- Présentation générale du territoire communal
(plan de visite de la commune)

ZONE GEOGRAPHIQUE DES COLLINES ET DES SES TROIS CHÂTEAUX

zone et carte des collines

- Depuis mon observatoire de Fosse Rouge, je parviens à m’approcher de cette zone des collines de l’Ouest, dont j’aperçois le plateau cultivé près du Bost puis le château de Borie-Brut bâti près de la grande dépression au fond de laquelle serpente la route d’Agonac et le Foncrose lors des grandes pluies. Voilée par la brume matinale, la campagne s’éveille au rythme du soleil qui monte au fil des heures. Une nouvelle journée commence ainsi, à Champcevinel… (photo octobre 1996)

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION 3° PARTIE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Présentation de ma 7° balade

 

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mercredi 28 octobre 2015

7° BALADE A CHAMPCEVINEL

DE VIGNERAS A LA VOIE ROMAINE ET VUES SUR PERIGUEUX

7° balade

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune.
- Revenir sur ma 6° balade.

carte 7° balade

En couleur orange la limite ouest de la commune de Champcevinel

- Me voici maintenant sur ce territoire de l’Ouest de la commune. Une contrée où l’on pourrait penser être à Périgueux, à Chancelade, voire à Château-l’Evêque. Mais non, nous sommes bel et bien à Champcevinel, juste de l’autre côté de la route départementale n°3 qui va sur Agonac.

Voie romaine de Vignéras

La voie romaine qui grimpe du côté de Vignéras

- Nous allons donc visiter d’abord le château de Vignéras, emprunter la voie romaine, avec une escapade sur Bardadeau et Beaupuy. On découvrira des panoramas depuis Vignéras, puis ce sera un parcours vers certains lieux-dit comme Maison Neuve, la Combe Donzelle, Missounet, Tête Sèche et les Gravettes terme de ma sixième balade.
- Mais avant de partir on prendra un peu de recul pour apercevoir Périgueux, la Monzie et le départ de cette longue combe au fond de laquelle coule par temps de grosses pluies le Foncrose.

Périgueux

Périgueux vue depuis le Pigeonnier

- Nous avons découvert en son temps le Pigeonnier en son temps. De cette hauteur, on peut voir Périgueux (photo ci-dessus). Au lointain sur la colline j’aperçois Coulounieix, au centre le quartier du Toulon vestige de la bataille du chemin de fer et au premier plan les pavillons sur la route d’Agonac, ceux qui longent la RD3 (photo mars 1997). C’est aussi ici que le Foncrose vient se jeter dans l’Isle. J’avais déjà aperçu Périgueux depuis les Vignes, je l’avais revu depuis le Petit Maine, je le découvrais à nouveau et pour la dernière fois ici près du Pigeonnier.

La Monzie depuis le Pigeonnier

La Monzie, le Foncrose, la RD 3 sur Agonac au bas de la photo

- De la voie romaine on reconnaît le quartier de la Monzie et la piste recouverte de castine qui grimpe en diagonale pour rejoindre Peyrinet dont on aperçoit les sombres pins au sommet de la colline. En bas je parviens à repérer la route d’Agonac qui fuit sous mes pieds au ras de cette colline de Vignéras. Le souvenir du ruisseau revient dans mon esprit au moment même où je distingue son tracé au fond de cette combe.

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION 7° BALADE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : A l’Ouest de la Voie Romaine

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jeudi 5 novembre 2015

A L’OUEST DE LA VOIE ROMAINE

DE BEAUX BELVEDERES ENCORE SUR PERIGUEUX

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune
- Revenir sur ma 6° balade
- Revoir ma 7° balade (son parcours)

montée de la voie romaine

- C’est incroyable comme la nature change entre deux saisons. L’été la route s’enfonce sous les frais ombrages (photo voie romaine juillet 1996). L’hiver, les haies, les arbres, les talus ont perdu leur parure verdoyante. Tout est devenu désolation ! Voilà deux cents ans, la vigne occupait tout le versant qui descend sur l’actuelle route d’Agonac. C’est peut-être pour cette raison que ces vignes ont donné le nom à Vignéras (photo voie romaine mars 1997).

Périgueux, vu de Barbadeau

- Lorsque la voie romaine (ancienne route de Château l’Evêque) effectue son ascension juste à la sortie de la ville, je n’ai pu résister à la tentation de me rendre jusqu’à Beaupuy. Ce hameau situé à l’ouest de la voie romaine, appartenait bien avant la formation des communes, à la paroisse de Chancelade. Pour s’y rendre il suffit de consulter la carte qui figure sur la présentation de  ma 7° balade. On traverse d'abord Barbadeau, d’où l’on aperçoit la ville de Périgueux (photo décembre 1997, ci-dessus).

Cèdre et ruines de Beaupuy

- Plus loin, près de ce magnifique cèdre, se trouvent les vestiges de Beaupuy et ses mystères avec des ruines sans doute celle d’un ancien château (à droite du cèdre). Quand vous empruntez la rue Pierre Sémard à Périgueux, il suffit de lever la tête pour apercevoir cet arbre planté tout en haut d’une butte. Si vous avez du temps, allez y faire un tour c'est un magnifique panorama qui vous y attend, même si on n'est plus sur la commune de Champcevinel.

La Monzie et le Toulon vue de Barbadeau

- Du haut de ses 160 mètres, Beaupuy nous dévoile Périgueux, mais aussi et surtout le débouché de cette grande combe qui longe la route d’Agonac et qui encercle la commune de Champcevinel (photo décembre 1997). En face on remarque les hauteurs de la Monzie derrière laquelle jaillit la source du Toulon, objet de tant d'interrogations... (à lire sur ce lien)

 

le château de la Monzie vu de Barbadeau

- A l’opposé, on parvient à dénicher le château de la Monzie (appelé aussi de Cap Blanc) et son cèdre dont les verts feuillages tranchent au milieu de ce décor hivernal. (photo décembre 1997).

le Toulon vu de Beaupuy

- PERIGUEUX est là sous mes pieds, gardé par sa ceinture de collines (au nombre de 7), au fond de laquelle l’Isle, très paresseuse, s’étire en dessinant un grand méandre (photo décembre 1997).

Rue Pierre Sémard vu de Beaupuy

- La route et le chemin de fer ont pris le relais de la rivière et de sa batellererie, pour faire de Périgueux la ville que l’on connait aujourd'hui... (photo décembre 1997).

Saint-Georges vu de Beaupuy

- La magie de mon zoom me permet de cibler Saint-Front et ses coupoles qui se mirent dans la rivière, là-bas au lointain, près du quartier Saint-Georges, (photo décembre 1997) puis ci-dessous en gros plan avec en façade, les résidences de la rue Ludovic Trarieux...

Saint-Front vu de Beaupuy

- Le temps me presse, pour quitter ce point de vue de Beaupuy, ses ruines, son cèdre afin de regagner Vignéras, objet de ma future visite, tout en pensant que la proximité des lieux permettait bien cette découverte, même si elle dépasse le cadre de notre commune.

CHAMPCEVINEL - A L’OUEST DE LA VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Visite de Vignéras, côté voie romaine 

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vendredi 13 novembre 2015

LE CHÂTEAU DE VIGNÉRAS (entrée Ouest)

VISITE DE VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune
- Revenir sur ma 6° balade
- Revoir
ma 7° balade (son parcours)
- Lire à  l’Ouest de la voie romaine
- Sûr que j’ai dépassé un peu les limites de la commune en faisant une incursion jusqu’à Beaupuy après avoir traversé Barbadeau. Mais les panoramas en valaient la peine et après tout le maréchal de Champcevinel allait bien là-bas pour y ferrer des chevaux de trait. Même qu’il aimait y aller, car à chaque occasion, un bon casse croûte lui était offert par le chef d’exploitation, une fois le travail terminé...

accès ouest de Vignéras

Route de Vignéras à la voie romaine

- Lorsque l’on quitte la voie romaine, on emprunte cette route bordée de buis qui exhale son odeur bien particulière qui me rappelle l’atmosphère des églises. Cette route nous mène droit à Vignéras (photo juillet 1996). De juillet à mars, la physionomie de la nature sur les bords de la chaussée est d’un contraste aussi saisissant que celui de la voie romaine vu sur la publication précédente. Bien avant 1800, cette route servait de limite entre Périgueux qui se trouvait côté gauche et Chancelade côté droit. Vignéras constituait alors une extrémité de la commune de Champcevinel. (photo mars 1997).

route de Vignéras en hiver

Même route en hiver avec la laurière côté gauche

ancienne allée boisée du château

Ancienne allée du château, aujourd'hui sous les bois

- Autrefois on rentrait dans Vignéras par cette grande allée qui traversait le parc et où se croisaient les cochers et les diligences (photo octobre 1998). Maintenant, les attelages d’antan ont disparu et c’est par ce chemin arrondi qu’on débouche directement dans la cour du château. C’est aussi ici qu’on entrait bien avant 1800 dans la paroisse de Champcevinel. Cette patte d’oie (photo ci-dessous) constituait en quelque sorte la limite entre les paroisses de Saint-Martin (Périgueux), de Chancelade et de Champcevinel (photo juillet 1996)

arrondi entrée Vignéras

Arrondi et entrée du château de Vignéras

pilier d'entrée côté ouest de Vignéras

Pilier d'entrée côté Ouest de Vignéras

- Parallèlement à la petite route d’accès, je découvre au-dessus et plus loin dans le bois, à l’extrémité de l’ancienne grande allée du château, ce grand pilier et les fondations d’un deuxième, qui certainement soutenaient qui sait, un portail ou une imposante grille… ? (photo janvier 1998). C’est donc depuis ici que l’on pénétrait dans le domaine du château au 18° siècle… Au lointain on distingue d’ailleurs difficilement les pierres blanches de Vignéras (photo janvier 1998).

ancienne allée de Vignéras

Ancienne allée avec en toile de fond le château de Vignéras. A gauche le pilier d'entrée

Vignéras aujourdhui

Vignéras et son vieux chemin rocailleux

- Un chemin rocailleux passe sous quelques ombrages qui dévoilent une partie de la façade du château (photo juillet 1996). Une fois la grille franchie, on peut admirer la beauté de cet édifice ayant appartenu autrefois à la famille Bouchier (noblesse de robe) puis plus près de nous à la famille de Mallet. Jamais Vignéras n’a été aussi beau que sous ce chaud soleil de juillet où le ciel et la pierre se marient avec une indéniable harmonie, alors que les volets clos rendent les lieux plus mystérieux (photo juillet 1996).

le château de Vignéras

Façade de Vignéras sous le chaud soleil de juillet

Borie-Petit vu de Vignéras

Château de Borie-Petit vu de Vignéras

- Derrière moi et à l’opposé, le château de Borie-Petit vient soudain me rappeler à son bon souvenir (photo juin 1996). Surpris par la beauté de Vignéras, il vient rompre mon attention comme pour me dire que c’est lui et l’église qui ont fait l’histoire de Champcevinel et qu’il mérite encore certains égards (photo octobre 1996).

Borie-Petit

Borie-Petit et ses dépendances, vu de Vignéras

Vignéras en octobre

Vignéras en octobre

- Je suis revenu un matin d’octobre à Vignéras. Le ciel avait changé de couleur, les pierres du château aussi ! En automne, la luminosité n’est pas comparable à celle de juillet. Les tuiles, le ciel, la façade et ses pierres deviennent autrement (photo octobre 1996). Vu de l’ancienne allée se situant dans le bois, les tons varient encore lorsque je suis repassé l’après-midi du même jour à Vignéras (photo octobre 1996).

Vignéras vue de l'allée boisée

Vignéras vu de l'ancienne allée

- De profil (cliché ci-dessous), la façade inondée par le soleil levant se détache des couches sombres de la végétation environnante (photo novembre 1996). Il est temps pour l’heure d’exploiter ce côté Ouest, puisque la prochaine fois on abordera ce domaine côté Sud par la route d'Agonac et avec de nombreuses découvertes.

Viognéras vu de profil

CHAMPCEVINEL - VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Vignéras côté route d’Agonac

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mardi 24 novembre 2015

LE CHÂTEAU DE VIGNÉRAS (entrée côté route d’Agonac)

VISITE DE VIGNERAS CÔTÉ ROUTE D’AGONAC

 

Vignéras vu côté Sud

Le hameau des Granges, la route d'Agonac et Vignéras qui domine sur les hauteurs

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

chemin de Vignéras en juillet

Le chemin qui monte à Vignéras. A droite la route d'Agonac près des Granges de Cap Blanc

- De 98 mètres au départ de la route d’Agonac, on parvient directement à 165 mètres pour se retrouver sur ce belvédère construit au 18° siècle. Verdoyant en juillet (photo juillet 1996), dénudé de sa végétation en mars, le chemin de Vignéras est aujourd’hui emprunté par les adeptes du GR 36 qui relie la Manche à la Méditerranée. Il faut dire que ce GR 36 se partage en deux itinéraires à partir de l’abbaye de Merlande. Un tronçon traverse Chancelade, Beaupuy pour déboucher au château, une variante arrive de la forêt de Feytaud après avoir traversé Chamarat (commune de Château-l’Evêque), pour déboucher juste derrière le château.

chemin de Vignéras en hiver

Le chemin vers Vignéras en hiver

dépendances du château de Vignéras

Dépendances du château de Vignéras

- Venant de la route d’Agonac, on débouche sur les communs du château de Vignéras. D’apparence vétuste, ils n’ont pas l’importance de ceux de Borie-Petit, château qui avait une vocation tournée vers l’exploitation agricole, de par ses métairies et de par sa superficie (photo octobre 1996). Depuis ce petit jardin de Vignéras, j’aperçois le grand croissant décrit par le vallon du Foncrose. En fouillant le vallon je parviens à dénicher Foncrose, puis la Combe et à l’horizon, les bois du Lac Lagraule (photo octobre 1996).

Vu sur le vallon de Foncrose

Vue sur le vallon de Foncrose et les bois du Lac Lagraule

ferme de Vignéras

Ferme de Vignéras

- Derrière Vignéras, la vieille ferme a conservé son cachet d’antan. Une partie du bâtiment semble servir de gite pour permettre aux citadins de passer quelques vacances en pleine nature (photo mars 1997). En face de la ferme subsiste cette vieille chaudière où l’on fait cuire la nourriture des bêtes ou encore les boudins lorsque la traditionnelle fête du cochon arrivé (photo mars 1997).

chaudière à Vignéras

Ancienne chaudière à Vignéras

étang de Vignéras

Etang derrière le château de Vignéras

- Sur la route qui conduit vers la petite Combe Donzelle, je rencontre cet étang où il y a quelques temps déjà, un héron venait pêcher sa pitance en toute quiétude (photo janvier 1998). Aujourd’hui l’étang mériterait un brin de débroussaillage.

Restes de briqueterie

Restes des bâtiments de l'ancienne briquèterie de Vignéras

-  Situé derrière le château, on peut y rencontrer à ses côtés les vestiges de l’ancienne tuilerie de Vignéras, longée par le GR 36b (photo janvier 1998). C’était la tuilerie d’Etienne Durand maire de la commune de 1872 à 1900. Il résidait au château avec Thérèse son épouse, ses quatre enfants, un enfant d’un hospice, deux domestiques et neuf tuiliers qui exploitaient son affaire (source : recensement de 1872). A Vignéras et toujours à cette époque, il y avait de plus trois cultivateurs et deux autres tuiliers avec leur famille, qui vivaient sur ces hauteurs... Le maire Etienne Durand, fatigué de faire le détour par la Combe, pour rejoindre la mairie du village, fit construire la route qui de la route d'Agonac monte vers Borie-Petit pour déboucher à l'Ouest du bourg. C'est pour cette raison que les anciens on appelé cette portion de route la côte Durand.

sur la route de bas Vignéras

Pilier d'entrée d'une maison au Bas Vignéras

- Dans le jardin d’une villa bâtie sur le versant Est à Bas-Vignéras, je rencontre ce chapiteau avec quelques frises dont l’origine soulève quelques interrogations (photo janvier 1998). Toujours à l’Est et à flanc de collines, on peut découvrir de nombreux trous creusés dans le sol. Le mystère de ces trous a été bien vite élucidé. En faits, ce sont les ouvriers de la tuilerie à la recherche d’argile, qui auraient laissé ces traces, fruit de leurs efforts pour obtenir l’indispensable matière première (photo janvier 1998).

côté Nord de Vignéras

Terrain travaillé par les tuiliers à la recherche d'argile

piliers à Vignéras

Piliers dans les taillis de Vignéras

- Décidément, ce côté Est de Vignéras me livrera encore quelques traces d’un passé avec ces trois colonnes perdues là dans un taillis. La quatrième aurait été basculée dans le vide, vers la route d’Agonac, par des enfants insouciants et heureux de rencontrer une telle aubaine pour jouer avec… Je me pose bien des questions sur ces quatre colonnes. Est-ce l’ancienne entrée du domaine, ou est-ce l’emplacement de l’ancienne chapelle ? Mystères… (photos janvier 1998).

ensemble de piliers à Vignéras

Rencontre avec trois piliers mystérieux dans les taillis de Vignéras

- Avant de quitter Vignéras, je regagne la cour du château. Je me situe sur un belvédère qui domine la dépression qui longe cette route d’Agonac. A mes pieds, le parc du château et son bassin, au loin les maisons des Moussouzes et les sapins qui tranchent près de la côte Durand, dont le parcours avait été tracé par le maître de ces lieux, Etienne Durand alors maire de la commune de 1982 à 1900. (photo novembre 1996).

bassin et parc de Vignéras

Au fond le vallon de Foncrose, la côte Durand et une maison des Moussouzes

- C'est ici, au ras de ce bassin que passait les limites de la commune de Champcevinel avec celle de Chancelade, avant le 19° siècle (voir sur la carte ci-dessous)

avant le 19° siècle

En jaune les limites actuelles, en rouge celle d'avant le 19° siècle. La zone 1 appartenait à Chancelade, la zone 2 à Périgueux

- Le recensement de Vignéras de 1936 nous indique trois cultivateurs avec :
- Pierre Chaminade, son épouse Jeanne, André et Lucien ses enfants
- Sicaire Fournet, son épouse Marie et son fils Jean
- Pierre Le Razer, son épouse Jeanne, Ernestine et René leurs enfants, soit onze personnes.

- Depuis, cette région a bien changé. La vue aérienne ci-dessous nous montre Vignéras et sa périphérie en 1960. On remarque le chemin de terre qui monte au château (1), le château et ses terres (2), le carrefour des routes d'Agonac et de Château l'Evêque (3), la côté Durand et son carefour (4), les Granges de Cap Blanc (5), la voie romaine (6).

vue aérienne de Vignéras en 1960

CHAMPCEVINEL - VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Vers la voie romaine

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vendredi 4 décembre 2015

SUR LA VOIE ROMAINE ( Maison Neuve et Combe Donzelle)

VISITE DE MAISON NEUVE ET DE LA COMBE DONZELLE

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

- Vignéras
(côté route d’Agonac)

Maison Neuve

autour de Maison Neuve (carte)

- Et nous voilà partis de Vignéras. En direction de la voie romaine, la culture du tournesol occupe cette grande clairière, qui appartenait autrefois à la paroisse de Chancelade, ceci sous la monarchie. Sur la carte vous trouverez l’itinéraire parcourue en points bleus et cerclé de rouge la côte 184. Cette balade est effectuée dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Tout cela pour dire que la portion comprise entre le château et la voie romaine constitue le GR 36b qui conduit les randonneurs vers l’abbaye de Merlande, à travers la forêt de Feytaud. (photo juillet 1996)

 

chemin boisée près de la Combe Donzelle

- Le GR 36b s’enfonce maintenant sous les bois puis traverse des clairières (photo mai 1997).  Un apiculteur a installé quelques unes de ses ruches. Dire que pour fabriquer un kilo de miel les ouvrières doivent butiner 800 000 fleurs et parcourir un total de 40 000 kms… !!! (photo mai 1997)

ruches à Maison Neuve

étang à Maison Neuve

- Le chemin arrive à la "petite Combe Donzelle" et longe un petit étang (photo mai 1997). A quelques mètres du point de jonction avec l’ancienne voie romaine, le chemin longe le hangar d’un artisan menuisier. La boucle de ce petit lopin de terre appartenant jadis à Chancelade est bouclée. L’histoire et la constitution des communes sous Bonaparte l’a attribué depuis et on le sait à Champcevinel.

menuiserie

Hangar d'une menuiserie à la Petite Combe Donzelle

construction récente à Maison Neuve

Construction récente à Maison neuve (octobre 1996)

- Je m’approche de cette maison construite en bordure du bois et au milieu d’une friche. On dit que Maison Neuve signifie dans sa toponymie un lieu où il y avait une maison de construction récente. Mais comme ce lieu-dit existait déjà dans le cadastre de Bonaparte, la maison en question n’existe plus depuis bien longtemps.

voie romaine

- Me voici à nouveau sur l’ancienne voie romaine près de Maison-Neuve (photo octobre 1996). Plus loin sur le plateau, on rencontre une clairière, lieu précis du Maison Neuve d’antan. Mais depuis, les nouvelles constructions sont sorties de terre comme des champignons, modifiant ainsi les limites de ce hameau si proche de Périgueux (photo octobre 1996). Il est curieux de constater qu’il n’existe aucun nom de ce lieu-dit sur les registres de recensement de 1901 comme celui de 1936. Ce qui laisse supposer que certaines personnes l’ont appelé "Pierre Plantée", qui lui figure bien dans les recensements, mais pas dans le cadastre Napoléonien… Un mystère encore qui reste à dévoiler, ce qui sera fait lors de la future rando vers Missounet.

Maison Neuve de Vignéras

Anciennes constructions de Maison Neuve près Vignéras

point géodésique

Point géodésique de Maison Neuve matérialisé par une affiche blanche au sol

- La carte de l’Institut Géographique National indique l’implantation d’un point géodésique à Maison Neuve. La position planimétrique de ce point est donnée par l’IGN avec une homogénéité de quelques centimètres sur le terrain, dans le système dit "Lambert" pour la France et pour les cartes à l’échelle 1/25000 (voir la carte en haut à gauche de cette publication avec le pint visé cerclé en rouge). Vers l’an 2000, les données topographiques destinées à gérer l’espace des communes seront effectuées grâce au programme SPOT sur une échelle de 1/5000. C’est encore l’IGN qui est chargé de répertorier ces travaux de recherche d’intérêt général et caractérisés sur le terrain par une borne ou un panneau. A Maison Neuve, j’ai trouvé ce point géodésique dans une plantation ou un verger abandonné à une altitude de 184 mètres selon la définition de la carte. Le cadastre on le voit a matérialisé le point par un piquet et une affiche (photo novembre 1996). Aujourd’hui, tout a disparu et la borne n’a pas été plantée.

point IGN

Affiche provisoire du cadastre à Maison Neuve

- La voie romaine sert de limite entre Champcevinel et Château l’Evêque. Gaz de France a installé son réseau de distribution tout le long pour desservir Château l’Evêque, d’où les travaux engagés ici près de la Combe Donzelle. La voie romaine partait de Vesunna (Périgueux) pour rejoindre Ecolisma (Angoulême). Près de Nontron, on avait la possibilité de bifurquer directement sur le Nord pour atteindre Limonum (Poitiers) (photo juillet 1996). La commune de Champcevinel débute sur le côté droit de la route, tout ceci pour dire que la portion en travaux et la route dépendent de Château-l’Evêque.

Voie romaine à la Combe Donzelle

Route de Château l'Evêque en été 1996

Haut de la Combe Donzelle

Vue depuis le haut de la Combe Donzelle sur Borie-Petit

- Depuis le haut de la Combe Donzelle, j’aperçois au loin Borie-Petit perdu dans les bois. A mes pieds, le vallon de cette combe déboisée m'interroge. Bien avant la révolution, tout le penchant gauche était occupé par la vigne et ceci sur plus de trois hectares (photo mars 1997). Au téléobjectif (photo ci-dessous), je distingue l’Etrier, l’ancienne ferme, le château et son fidèle cèdre. Entre le château et mon point de station, le vallon descend jusqu’au  carrefour de la route d’Agonac, prés des établissements Donzeaud. La toponymie de la Combe Donzelle serait un vallon où les demoiselles venaient peut-être flirter autrefois… Ce nom ne figure pas pour autant sur le cadastre Napoléonien, mais seulement  sur les cartes de l’IGN.

Borie Petit vue de la combe donzelle

Pareynou, Vignéras et Maison Neuve

Une vue qui résume ma balade avec Maison Neuve au lointain
Vignéras et Pareynou en premier plan

CHAMPCEVINEL – MAISON NEUVE DE VIGNERAS - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Combe Donzelle, Missounet, Tête sèche, Pierre Plantée, les Gravettes

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jeudi 10 décembre 2015

MISSOUNET, TÊTE SÈCHE, LES GRAVETTES, PIERRE PLANTÉE

DÉCOUVERTE DE DEUX LIEUX-DITS OUBLIÉS

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

- Vignéras
(côté route d’Agonac)

- Maison Neuve et Combe Donzelle (sur la voie romaine)

Missounet et Tête Sèche sur la carte

- La voie romaine déroule son long tapis de bitume. Côté gauche, des bois, encore des bois, toujours du bois. Sur ma carte, au milieu des bois figure le lieu-dit "Missounet". A priori, c’est une maison isolée au cœur des bois. Après de longues recherches, j’ai retrouvé Missounet. Une sorte de clairière envahit, un ancien jardin mangé par une vigne folle (photo juillet 1996).

verger à Missounet

ruines à Missounet

- Plus loin, seul ce pan de mur me permet de repérer et d’identifier une des maisons de ce hameau. Missounet tans sa toponymie signifie "Michounet", un diminutif de Michel qui a donné son nom au hameau. Un hameau qui figure sur le cadastre Napoléonien et qui comptait en 1936 deux habitants, Paul Pouyade un journalier et son épouse Reine (photo juillet 1996).

Missounet et son aire à sangliers

- Près de Missounet je trouve ce fût de maïs, certainement laissé par des braconniers qui traquent le sanglier. Celui-ci fréquente les fourrés impénétrables où il trouve de bonnes conditions de sécurité (photo juillet 1996).

voie romaine vers Tête Sèche

- Je regagne difficilement la voie romaine à travers des ronciers. Je suis au niveau de Tête Sèche, un autre hameau oublié de la commune, qui figurait aussi sur le cadastre de Napoléon. D’ailleurs il n’était plus habité en 1936, mais en 1901, on trouvait François et Marie Marchive, sa fille Françoise et son gendre Raymond Simon, tous cultivateurs.

Tête Sèche

Emplacement de Tête Sèche avec arbres et lières

- Tête Sèche sur ma carte ce sont des ruines dans les bois. Je m’y rends pour découvrir en définitive cette espèce de clairière qui correspondait peut-être à l’emplacement du jardin voire d’un verger (photo juillet 1996). Au fond du supposé jardin, seules quelques poutres subsistent et finissent de pourrir (photo juillet 1996). Tête Sèche dans sa toponymie est un lieu où se dressait un arbre en train de mourir, dont la cime était déjà sèche, s’agissant sans doute d’un orme.

ruines à Tête Sèche

Ruines à Tête Sèche au milieu des bois

carrefour des Gravettes

- Je parviens au carrefour des "Gravettes" qui marque la limite entre Château-l’Evêque et Champcevinel. La limite passe ici sur cette patte d’oie que l’on voit sur la carte. (photo juillet 1996). Les Gravettes n’existent pas sur le cadastre Napoléonien de Champcevinel. Mais il existe plus bas sur la commune de Château-l’Evêque. Certains appellent cet endroit les Brandes…

les gravettes

Route des Gravettes en direction de "Les Forêts" (Commune de Château-l'Evêque)

- La route file en direction de Cul de Chien. La desserte et le côté gauche sont du domaine de Château-l’Evêque, les maisons à droite de la route sont à Champcevinel. (photo mars 1997). Les Gravettes expriment la nature du sol, quelque peu sablonneux. La toponymie nous indique que le mot vient du mot occitan la grave, les grèzes, (grésa : sable aggloméré)

A LA RECHERCHE DE PIERRE PLANTÉE

- Vous ne trouverez pas de lieu-dit ni dans les archives, ni sur une carte. Ce qui signifie que je ne suis pas arrivé à le situer avec exactitude. Il n’existe pas sur le cadastre Napoléonien, mais il est bien sur les fiches de recensement du village.
Analyse du sujet :
- Au lieu-dit la "Pierre Plantée" (commune de Château-l’Evêque), se trouve une borne anépigraphe (borne militaire) datée du règne de l'empereur Florien en 270 après J.-C. Cette borne se situerait sur la voie romaine. D’autre part, Christiane Piboyeu dans son livre "Champcevinel, le chemin parcouru", nous raconte qu’il a existé une flèche moustérienne à "Peyre Plantade" (Pierre Plantée) qui est exposée au Musée de Périgueux. Elle nous dit aussi que l’on peut remarquer aux extrémités de la commune, trois pierres-borne anciennes : l’une appelée "Pierre Plantée" se trouve placée dans la direction de Château-l’Evêque, les deux autres derrière le village de Sourbarie. (Nota : je n’ai pu voir la réalité de ces bornes sur le terrain)
- L’ensemble de ces éléments soulignent bien, que ce lieu-dit a bien existé. Sur les documents de recensement aux archives départementales, on nous dit bien qu’à "Pierre Plantée" habitait en 1936, un cultivateur Noël Petit, son épouse Marie, sa fille Madeleine et son gendre André Laroche. Parallèlement à cette observation, rien ne figure à Maison Neuve, ceci en matière de recensement. D’autre part, comme les lieux-dits sont recensés avec un ordre de passage de l’agent recenseur, on relève qu’en 1936, Missounet, Pierre Plantée, Vignéras ont été relevés dans cet ordre. Or entre Missounet et Vignéras, il y a Maison Neuve, ce qui nous laisse supposer que Pierre Plantée serait sans doute une habitation de Maison Neuve (la voie romaine à côté, peut confirmer cette hypothèse). Mais au cas où un lecteur connaît la réalité du sujet, prière de le mentionner en commentaires ou de m’écrire (bernard.peccabin@wanadoo.fr)
- Nous sommes arrivés au terme de cette 7° balade. Désormais on met le cap vers Borie-Brut et sa périphérie, point central de notre 8° balade que nous présenterons ultérieurement.

CHAMPCEVINEL - MISSOUNET, TETE SECHE, LES GRAVETTES, PIERRE PLANTEE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Présentation de ma 8° balade

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mardi 15 décembre 2015

8° BALADE A CHAMPCEVINEL

SUR LE PLATEAU DE BORIE BRUT

8° balade

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune
- Revenir sur ma 7° balade
- Revenir sur ma balade à Missounet, Tête Sèche, les Gravettes et Pierre Plantée

route de Borie-Brut

Route de Château-l'Evêque et de Borie-Brut

- Après Borie-Petit et Vignéras, voici le château de Borie-Brut que nous allons visiter, ainsi que tous ses alentours. Notre 8° balade va débuter par l’ascension de Pareynou. Nous visiterons ensuite Puyfaucon, le Bost, Borie-Brut, puis nous filerons sur la Borne et Cul de Chien. Nous nous enfoncerons ensuite dans les bois du vallon de la Borne, pour déboucher au pied de la Roussie et terminer notre parcours à Touvent.
- Cette région de Borie-Brut a beaucoup évolué. Les images aériennes de 1945 (que je publierais au fur et à mesure de ma rando), démontrent que le plateau était particulièrement boisé à cette époque. Mais depuis 1960 environ, un agriculteur a travaillé la terre. D’ailleurs il reste ici le dernier agriculteur de la commune qui vit dans la commune et qui travaille de son élevage comme de ses récoltes. Jean Horeau est venue de Vendée dans le cadre des migrations rurales. Vingt-trois familles se sont installées à cette époque comme lui en Dordogne. Vers l’an 2007, Jean Horeau a collaboré avec les jeunes étudiants en BTS "protection gestion de la nature" de Coulounieix-Chamiers, qui ont établi ensemble, un dossier de gestion patrimoniale de la commune au demeurant très intéressant.
- J’ai rencontré Jean Horeau par hasard sur ses terres de Borie-Brut. Et c’est encore lui qui m’a conduit sur les lieux du crash d’un avion anglais le 5 août 1945. Nous profiterons d’ailleurs au cours d’une randonnée de revenir de plus près sur ce qui s’était passé ce jour là sur la commune.

balade à Borie-Brut

CHAMPCEVINEL - 8° BALADE A CHAMPCEVINEL - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape :
Visite de Pareynou

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mardi 22 décembre 2015

PAREYNOU (commune de Champcevinel)

MA RANDO A PAREYNOU

- Revoir ma 8° balade (son parcours)

parcours vers Pareynou

- Pour rejoindre Pareyrou, je décide de monter par le chemin des écoliers (point 1 sur la carte). En vérité il s’agit d’un chemin de terre qui montre droit à travers un bois. De 101 mètres au bord de la route d’Agonac, je vais me retrouver à la côte 164 mètres, soit un surplomb qui domine le vallon du Foncrose. En bas de Pareynou et face à la côte Durand se tient cette petite villa bâtie dans une clairière verdoyante. Aujourd’hui l’air frais de l’automne et du vallon semblent m’annoncer la fin des beaux jours (photo octobre 1996).

dans les bois de Pareynou

- Si on perce les mystères des bois qui longent cette villa, on attrape vite ce chemin de terre qui grimpe sur la ferme de Pareynou, soit un lieu dit qui se trouvait au cadastre Napoléonien (photo octobre 1996). On y rencontre même à la belle saison des cèpes que les limaces dévorent en toute quiétude (photo octobre 1996). Pas loin, une zone recouverte de petits chênes et bien exposée, semble propice à la pousse des truffes.

bolet dans les bois de Pareynou

ferme de Pareynou

Ferme de Pareynou

- Pareynou dans sa toponymie était un lieu où se trouvait jadis un tailleur de pierres, ou peut être encore un diminutif de Pierre. La ferme est construite sur l’extrémité d’une crête. (photo octobre 1996) En arrivant sur la propriété, une vache et son veau blanc m’accueillent tandis que les chiens prévenus de ma visite n’arrêtent pas d’aboyer (photo octobre 1996). En 1936, le recensement m’indique quatre habitants avec Julien Pacaud un chauffeur de taxi, son épouse Jeanne et ses deux filles Paulette et Janine. En somme un hameau sans agriculteur dans l'entre deux guerres...

vaches à Pareynou

Borie Petit vu depuis Pareynou

- Après avoir traversé la ferme, le zoom me permet de fixer Borie-Petit, son pigeonnier et son cèdre qui se confond avec les bois environnants (photo ci-dessus octobre 1996).

côté Nord de la ferme

- Je quitte la ferme de Pareynou envahie par une multitude de reliques de pièces agricoles en empruntant le chemin en direction de Puyfaucon (photo septembre 1996). Cette piste forestière (en face du point 3 sur la carte) descend sur Foncrose. Elle a reçu cette nuit sans doute, la visite des sangliers. Ils ont retourné la terre à la recherche de petits rongeurs, de plantes à bulbes ou à la saison de glands et de châtaignes (photo ci-dessous de mars 1997).

chemin vers Foncrose à Pareynou

Pareynou vu depuis Borie-Petit

Pareynou et son corps de ferme vu depuis la périphérie de Peyrinet (juillet 1998) 

bois de Pareynou 

- Autour de Pareynou il y a de magnifiques bois de chênes (point n° 2 sur la carte) et de châtaigniers, favorables à la pousse des champignons. Ici tout est calme, la nature repose en paix, dans une solitude troublée par les chants des oiseaux ou par les véhicules qui passent plus bas sur la route d’Agonac (photo octobre 1998).

vue sur le clocher depuis Pareynou

- Avant de quitter ce chemin de Pareynou (point 3 sur la carte), j’aperçois au lointain le clocher qui veille. En face je distingue soit le Clédier soit les Bouboux (photo mars 1997). Un coup de zoom effectué lors d’un précédant passage en septembre me permet de comparer à la fois l’écart des saisons en terme de végétation et l’échelle des distances réelles, puis réduites ensuite par la manipulation de mon téléobjectif (photo septembre 1996).

zoom sur le clocher depuis Pareynou

CHAMPCEVINEL - PAREYNOU - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Visite de Puyfaucon

Posté par Bernard PECCABIN à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]