lundi 25 août 2014

AVANT-PROPOS

parcourir

-  J’ai parcouru Champcevinel par monts et par vaux et vite, j’ai été séduit par la diversité de ses paysages et sa douceur de vivre. Au cours de nombreuses journées, je suis ainsi parti à la rencontre des moindres recoins, des chemins oubliés, de quelques curiosités, toujours muni de mon inséparable appareil à photos, témoin magique de vues inoubliables.

- Au fur et à mesure de mes découvertes, de mes rencontres avec la nature, j’ai senti le besoin de mieux comprendre Champcevinel et plus particulièrement ses racines avec son passé. M. Roger Maligne me donna le précieux tuyau objet de ma curiosité en me parlant d’un ouvrage écrit par Christiane Piboyeu "Champcevinel, le chemin parcouru".

- Après l’avoir lu et relu, le virus de cette terre champcevinelloise me colla encore plus dans la peau. Une rencontre surprise un beau jour du mois d’août avec Christiane Piboyeu renforça mes ambitions pour réaliser un reportage photo sur cette commune. L’échange de nos propos avec Christiane Piboyeu et moi-même avait pour dénominateur commun l’amour envers cette commune. Même si celle-ci n’était pas ma commune, elle restait celle de mon épouse, celle où je m’étais marié un beau jour de l’année 1976 et surtout celle de mes beaux parents, qui eux aussi avaient certainement marqué à leur manière et de leur empreinte la vie de ce paisible bourg du Périgord.

- Je pensais alors à mon beau-père maréchal-ferrant, chasseur acharné et infatigable chercheur de champignons. Je pensais à ma belle-mère, couturière et fine cuisinière du café restaurant "Au bon accueil". Deux personnes en définitive qui avaient eu d’importants contacts avec cette population à connotation rurale lors du siècle dernier, et certainement acteurs d’évènements et de faits divers oubliés…

CHAMPCEVINEL - AVANT-PROPOS © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire
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LE TERRITOIRE DE CHAMPCEVINEL

- Champcevinel ancienne paroisse de Périgueux est devenue commune autonome le 17 février 1800. Bien avant les limites Sud (en rose sur la carte), n’étaient pas les mêmes que celles d’aujourd’hui (tracées en contours jaune sur la carte ci-dessus).

- Autrefois c'est-à-dire bien avant 1800, la paroisse descend jusqu’à la rue Victor Hugo qu’elle côtoie pour rejoindre la rue Combe des Dames, monter la rue Paul Mazy où elle retrouve ses limites actuelles. Par contre, le quadrilatère Peyrinet, La Monzie, le Pigeonnier, Vignéras, appartenait à la ville de Périgueux. A priori, il semblerait qu’un échange de territoire entre les deux communes a été opéré lorsque la nouvelle loi a été promulguée en 1800, ou encore lorsque le 20 novembre 1828, la ville de Périgueux a annexé ces terres. Par ailleurs, Chancelade était limitrophe avec Champcevinel, puisqu’elle longeait jadis la voie romaine, à la place de Château-l’Evêque. Le triangle Vignéras, Combe Donzelle et Maison Neuve appartenait de même à Chancelade, dont les limites ont évolué lors de la création des communes.

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Notre photo : Le territoire de la commune actuelle en jaune. En rose la limite Sud de la commune au XVIII° siècle.

CHAMPCEVINEL - LE TERRITOIRE © BERNARD PECCABIN
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LA CARTE BELLEYME DE 1764

Champc 89

Notre photo : La carte de Belleyme et la paroisse de Champcevinel. Remarquez les deux voies de communication, dont à l’Ouest (ancienne voie romaine) et une à l’Est (route de Paris via Agonac) qui existaient vers 1764, c'est-à-dire lorsque cette carte a été conçue.

1750

- Ci-dessus occupation des sols vers 1750 (la vigne en violet, en vert les zones boisées, en rouge les limites Sud de la paroisse à cette époque, en rouge et en marron les fiefs et pavillons). A remarquer le versant de Clos Chassaing occupé également par la vigne.
au_sujet_de_Pierre_de_Belleyme (ne manquez pas de cliquer sur ce lien)

CHAMPCEVINEL - VERS 1789 © BERNARD PECCABIN

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mardi 26 août 2014

PRESENTATION GENERALE DU TERRITOIRE COMMUNAL

- L’ensemble de la commune de Champcevinel couvre une superficie de 1772 ha, limités à l’Est par Trélissac, au Nord-Est par Cornille, au Nord par Agonac, à l’Ouest et au Nord-Ouest par Château-l’Evêque, au Sud par Périgueux.
- Pour faciliter la découverte de Champcevinel, j’ai découpé sa surface en quatre secteurs géographiques que l’on retrouve sur la carte et la légende ci-dessous, avec ses limites naturelles, comme la route d’Agonac, puis la route que j’ai baptisée des coteaux (axe rte d’Agonac, le Bourg, La Grange).

CARTE

CHAMPCEVINEL – PRESENTATION GENERALE © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc avant le deuxième millénaire

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mardi 26 février 2019

ANCIENNES LIMITES DE LA COMMUNE

SUR LA COMBE DES DAMES A PÉRIGUEUX

Champcevinel

A gauche les anciens territoires de la paroisse de Champcevinel

- A la fin du 18° siècle, la paroisse de Champcevinel n’avait pas les mêmes limites Sud. Disons qu’elle avait gagné des terres sur Périgueux (périphérie de la Combe des Dames), et qu’elle avait cédé par contre d’autres terres à Chancelade (près de Vignéras) et à Périgueux (près de la Monzie route d’Agonac). Nous allons au cours de cette balade présenter la zone de la Combe des Dames.....
- Donc à la fin du 18° siècle (décembre 1789), la paroisse (ancien régime) descendait jusqu’à deux cent mètres de la rue Limogeanne à Périgueux (voir carte). Ce secteur de la Combe des Dames se compose de versants avec principalement des jardins, de la vigne et quelques cultures. La route de Paris sert de limite à l’Est, celle d’Angoulême (actuelle rue Victor Hugo) au Sud, alors qu’à l’Ouest la carte Belleyme me donne quelques soucis d’appréciation. Cependant on suppose que la rue Beaulieu ou celle du Terme Saint-Sicaire situent grossièrement cette bordure.

- Dans cet ancien secteur de Champcevinel, quatre lieux-dits découpent cette zone :

  • la Combe des dames pour l’ensemble du vallon.
  • Puyabri (là où se situe l’actuelle maternité).
  • les Pourradiers pour l’extrême Sud (zone de la rue de la Boétie).
  • Notre-Dame de la Garde lieu de culte de ce quartier repris par Périgueux lors de la constitution des communes.

- Avant 1789, on totalisait sur ce secteur : quatre lieux-dits, une église, un bois, une grande étendue de vignes, des jardins et des cultures, tel était ce quartier aujourd’hui construit et appartenant à la ville de Périgueux.

pourradiers

- Les Pourradiers c’est l’angle de l’avenue Pompidou et de la rue Victor Hugo. C’est la partie entre la rue de la Boétie et l’ancienne Taverne de Maître Kanter. C’est donc ici que se situait l’extrême Sud de la paroisse. (photo octobre 1997)

pourradiers 1

- La route de Paris sert de limite Est. De Sept Fonts on rejoignait Agonac (Agonat en vieux français) en suivant la limite Est jusqu’au Lac Lagraule.

Vers Puyabri

- Ici nous sommes à hauteur de Puyabri ex-lieu dit de la paroisse, alors que ci-dessous on aperçoit côté gauche l'entrée principale du cimetière du Nord qui constitue aujourd’hui l’ultime parcelle appartenant à Périgueux.

puyabri

combe des dames

Rue Combe des Dames

- La Combe des Dames c’est un ancien vallon de Champcevinel réservé à la promenade des dames de la ville de Périgueux, dont l’agglomération se situait à quelques encablures à peine, avec la rue Limogeane, principale artère du Périgueux d’antan. La carte Belleyme reste vague quant aux limites Ouest de cette partie Sud de la paroisse. Il se peut que l’actuelle rue de la Combe des Dames sert de limite de ce territoire. Si cette hypothèse se vérifie, la rue Paul Mazy constituerait alors la suite logique de la bordure Ouest de cette époque.

combe des dames paul mazi

Carrefour de la Combe des Dames et de la rue Paul Mazi

paul Mazi

Extrémité rue Paul Mazi à hauteur de l'ancienne Ecole Normale

- On monterait alors droit en direction du bourg pour déboucher ici entre "Boisset" et "les Vignes". Je reste très perplexe quand à la réalité de mes propos que je n’ai pu vérifier. Cependant je pense que je suis plus proche de la vérité avec la thèse de la rue Beaulieu. Bien évidemment celle-ci n’existait pas à l’époque. Il s’agit des limites qui se situeraient dans cette zone, pour longer le côté Ouest de l’actuelle Ecole Normale et plonger ensuite sur le Maine, là où se retrouve l’actuelle limite de la commune.

les vignes

Boisset et les Vignes actuelle porte de la commune

puyabri 1

Puyabri à l'horizon

- "Puyabri" était un hameau à cheval entre la Combe des Dames et la route de Paris. Aujourd’hui les moutons du Centre Hospitalier n’y trouvent pas d’abris, mais un large pâturage que l’on aperçoit depuis Barbe. Voilà 200 ans, une vigne s’étirait juste sur le versant opposé avec des cépages bien exposés au soleil (photo octobre 1997). Puis vient cette Combe des Dames qui s’étire à n’en plus finir. Les dames du Puy Saint-Front tout proche ou de la Cité s’y retrouvaient ici en galante compagnie, qui sait, voire pour se promener dans cette campagne reposante... ? (N’oublions pas que les Vignes étaient l’habitation d’une dame de petite vertu selon M. Aubisse).

combe des dames 1

Vallon de la Combe des Dames

ND de la Garde

Ancienne Notre-Dame de la Garde

- J’ai localisé grâce à la carte Belleyme l’emplacement de Notre-Dame de la Garde. En reportant les distances réduites de la carte par rapport à l’échelle donnée, Notre-Dame de la Garde se situerait à l’emplacement de l’Ecole Saint-Joseph, soit un lieu où la religion a tenu pignon sur rue.

ND de la garde 1

Ancienne Notre-Dame de la Garde

Saint-Jo

- Si l’hypothèse de l’école Saint-Joseph s’avérait inexacte, il se peut à la rigueur que cette église se serait trouvée alors vers l’emplacement du lycée Laure Gatet, c'est-à-dire proche de l’extrémité de la rue des remparts.

rue des remparts

Rue des remparts : entrée annexe de Laure Gatet

CHAMPCEVINEL – ANCIENNES LIMITES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Limites Sud avec Chancelade

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dimanche 17 mars 2019

CAHIER DE DOLÉANCES ET REMONTRANCES

DE LA PAROISSE DE CHAMPCEVINEL (1789)

cahier de doléances

 - Cette paroisse dont le sol montueux, pierreux et sablonneux, en un mot de la nature la plus ingrate, dépouillée de bois, privée de fourrage, obérée de dettes foncières, soit ecclésiastiques, soit laïques et surchargées d’impositions et possédée en majeure partie par des seigneurs puissants et privilégiés qui cotisés sur un Rôle particulier dans la ville de Périgueux laissent supporter au reste de la Paroisse toute la capitation (impôts directs) à laquelle elle est imposée et par là, les petits propriétaires ou le malheureux cultivateur se trouvent payer toute l’imposition, alors qu’ils ne possèdent pas le quart des propriétés.
- A ce fléau, il s’en joint un second qui en est même la suite, la capitation exorbitante qui se trouve versée en entier sur cette dernière classe, les mettant dans l’impossibilité de payer : ils ont tous les mois des contraintes que les Receveurs envient aux syndics, et dont les frais doublent quelquefois l’imposition, ce qui la met dans la cruelle alternative ou de vendre le peu de blé destiné à leur substance, ou de voir enlever impitoyablement leurs misérables meubles.
- Un troisième les suit de près, ne trouvant pas de quoi se sustenter et payer l’impôt, dans le revenu de son peu de biens, elle est forcée d’en abandonner ou d’en négliger la culture pour chercher sa subsistance dans un travail étranger.
- Enfin un quatrième, nombre de malheureux que le travail effraie, que les maladies, les infirmités et la vieillesse assiègent, ne trouvant pas dans le sein de leur digne pasteur réduit à sa portion congrue, tous les secours que son cœur paternel  désirerait leur donner et qui leur seraient nécessaires se répandent dans ladite paroisse et sont une nouvelle charge pour elle.

NOTA : Ce texte ne constitue qu’une introduction démontrant l’état précaire des paysans Champcevinellois en 1789. A signaler qu’à cette époque, Champcevinel était dépouillé de ses bois. Cela n’a en faits, rien de surprenant ! L’unique matière combustible pour se chauffer comme pour préparer les repas, c’était le bois. De plus, celui-ci restait la matière première pour fabriquer les barriques, les charrettes, les outils et souvent même les abris des hommes et des troupeaux. Dans de telles conditions on comprend les besoins de ces hommes et de ces femmes et pourquoi au cours de ces temps la paroisse se retrouvait "dépouillée de ses bois".

CHAMPCEVINEL - CAHIER DE DOLÉANCES - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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