mardi 21 mars 2017

DE PRUNIER A VIGIER

VIGIER EN 1996

de Prunier à Vigier

Piste menant en Vigier dans le vallon du Foncrose

- NDLR : En 1996, Vigier était une ferme complètement abandonnée. Nous vous proposons deux visites. Celle que nous avons connu en 1996, puis plus tard celle du Vigier restauré objet de la future publication...

carte autour de Vigier

- Depuis Prunier il y a d’abord un chemin qui va au bourg, puis une piste qui rejoint l’Herbétie et une autre qui rejoint Vigier, lieu de notre nouvelle visite. Cette piste est en partie mangée par la forêt et il vaut mieux s’y rendre par la plus fréquentée, celle qui longe le vallon du Foncrose (photo haut de page).

mare haut Vigier

Mare du Haut-Vigier

- Vigier appartenait à la famille des Sanson. Au-dessus de la ferme, une mare dort dans un bois devenu lugubre en ce mois de novembre. Certainement qu’ici beaucoup de troupeaux venaient s’abreuver à une époque où l’élevage, la vigne constituaient en quelque sorte les deux activités principales du paysan Champcevinellois. Vigier dans sa toponymie est un lieu où résidait un viguier, officier de justice seigneuriale. Ce lieu-dit figure bien sur la cadastre Napoléonien.

Vieux Vigier et sa vigne

- Derrière la vieille ferme des Sanson, une vigne meurt, happée par les ronces et totalement abandonnée.

La Roussie vue depuis Vigier

- En face et sur la colline opposée à Vigier, se dresse la Roussie et ses dépendances (photos novembre 96).

Vigier et sa vigne

Vigier, sa vigne et la Roussie sur la hauteur

- D’ici on peut encore apercevoir la vigne crevée et cette grande ferme de Vigier, bâtie peut-être à l’emplacement d’un château ? Les registres paroissiaux de la commune mentionnent bien la naissance de la fille du Seigneur de Lemzours en 1681 au château de Vigier … ! En 1936, le recensement indique que deux métayers de Mme Bason habitaient ici. On y trouvait Joseph Robert, son épouse Louise et leur fille Thérèse, puis M. Antoine Snieeg avecson épouse Marianne qui travaillaient la propriété soit en tout cinq habitants. Au recensement de 1901, ils étaient onze habitants, pour les deux fermes et le recenseur nous indique que François Magnon et Joseph Beau étaient les patrons (certainement un pour chacune des deux fermes).

chien de garde à Vigier

- En 1996, lors de ce passage, il ne reste plus aucune trace de tout cela, si ce n’est des ruines de cette propriété gardée par un chien toujours fidèle à son poste et dont ma présence étrangère ne dérange même pas (photo octobre 1996). Il serait m’a-t-on dit aveugle… ???

ancien chemin de Vigier

Chemin herbu de Vigier en 1996

- Je suis passé plusieurs fois à Vigier, ultime ferme blottie dans sa verdure et trait d’union entre le bourg et Sourbarie Rien ne bouge, rien ne vit dans ce domaine, à part le chien de garde, qui n’aboie même pas lorsque je me présente dans ce chemin herbu témoin d’un passé certainement plus turbulent et laborieux qu’en ce jour.

Vigier abandonné

- Dans la cour de la vieille ferme, il doit rester un puits qui constitue un mystère avec l'eau de ce vallon. Mais pour l'heure, je constate qu'il ne reste que du vieux matériel dont un tracteur, une vieille voiture et du matériel agricole qui rouille au milieu des herbes folles.

chemin de Vigier au lac Lagraule

- En bas de Vigier, la solitude envahit le vallon du Foncrose. Que ce soit au printemps ou en automne, le chemin de terre repose et se faufile sous les ombrages des noisetiers, d’acacias et de frênes. Il a été la seule desserte de ce vallon dont les versants étaient on le sait recouverts par la vigne, voilà deux siècles déjà ! (photos octobre 96) Desserte importante qui reliait le quartier du Toulon à Périgueux au Lac Lagraule via Agonac, sachant que la route d’Agonac actuelle n’existait pas…

mare bas Vigier

- Cette mare dont l’eau parait limpide constitue certainement le réservoir d’une source ou d’une résurgence de l’immense nappe souterraine qui alimente la source de l’Abîme au quartier du Toulon à Périgueux (photo septembre 1996). Il se peut qu'une des sources du Foncrose naissait ici au début du 20° siècle. Puis l'abandon des terres et la fin de l'entretien a fait que celle-ci se soit perdue, sans parler des aléas climatiques peu favorables...

Le Foncrose asséché

- Au fond du vallon, le lit du Foncrose subsiste, complètement asséché, mais témoin d’une époque où la vie pastorale possédait tous les atouts, non seulement pour faire boire mais aussi pour nourrir les animaux. Ici et parfois lors de grosses pluies, on a observé soit des résurgences soit de grandes euax qui dévalaient de la Roussie. De plus entre Touvent et l'entrée de la Roussie, un pont sur la route d'Agonac enjambe une sorte de bras de ruisseau, où croupit de l'eau, soit un indice fort sur la présence de l'eau dans ce vallon, aujourd'hui asséché par rapport à celui de la Beauronne.

CHAMPCEVINEL – VIEUX VIGIER - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape :
Vigier restauré

 

Posté par Bernard PECCABIN à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]