jeudi 10 décembre 2015

MISSOUNET, TÊTE SÈCHE, LES GRAVETTES, PIERRE PLANTÉE

DÉCOUVERTE DE DEUX LIEUX-DITS OUBLIÉS

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

- Vignéras
(côté route d’Agonac)

- Maison Neuve et Combe Donzelle (sur la voie romaine)

Missounet et Tête Sèche sur la carte

- La voie romaine déroule son long tapis de bitume. Côté gauche, des bois, encore des bois, toujours du bois. Sur ma carte, au milieu des bois figure le lieu-dit "Missounet". A priori, c’est une maison isolée au cœur des bois. Après de longues recherches, j’ai retrouvé Missounet. Une sorte de clairière envahit, un ancien jardin mangé par une vigne folle (photo juillet 1996).

verger à Missounet

ruines à Missounet

- Plus loin, seul ce pan de mur me permet de repérer et d’identifier une des maisons de ce hameau. Missounet tans sa toponymie signifie "Michounet", un diminutif de Michel qui a donné son nom au hameau. Un hameau qui figure sur le cadastre Napoléonien et qui comptait en 1936 deux habitants, Paul Pouyade un journalier et son épouse Reine (photo juillet 1996).

Missounet et son aire à sangliers

- Près de Missounet je trouve ce fût de maïs, certainement laissé par des braconniers qui traquent le sanglier. Celui-ci fréquente les fourrés impénétrables où il trouve de bonnes conditions de sécurité (photo juillet 1996).

voie romaine vers Tête Sèche

- Je regagne difficilement la voie romaine à travers des ronciers. Je suis au niveau de Tête Sèche, un autre hameau oublié de la commune, qui figurait aussi sur le cadastre de Napoléon. D’ailleurs il n’était plus habité en 1936, mais en 1901, on trouvait François et Marie Marchive, sa fille Françoise et son gendre Raymond Simon, tous cultivateurs.

Tête Sèche

Emplacement de Tête Sèche avec arbres et lières

- Tête Sèche sur ma carte ce sont des ruines dans les bois. Je m’y rends pour découvrir en définitive cette espèce de clairière qui correspondait peut-être à l’emplacement du jardin voire d’un verger (photo juillet 1996). Au fond du supposé jardin, seules quelques poutres subsistent et finissent de pourrir (photo juillet 1996). Tête Sèche dans sa toponymie est un lieu où se dressait un arbre en train de mourir, dont la cime était déjà sèche, s’agissant sans doute d’un orme.

ruines à Tête Sèche

Ruines à Tête Sèche au milieu des bois

carrefour des Gravettes

- Je parviens au carrefour des "Gravettes" qui marque la limite entre Château-l’Evêque et Champcevinel. La limite passe ici sur cette patte d’oie que l’on voit sur la carte. (photo juillet 1996). Les Gravettes n’existent pas sur le cadastre Napoléonien de Champcevinel. Mais il existe plus bas sur la commune de Château-l’Evêque. Certains appellent cet endroit les Brandes…

les gravettes

Route des Gravettes en direction de "Les Forêts" (Commune de Château-l'Evêque)

- La route file en direction de Cul de Chien. La desserte et le côté gauche sont du domaine de Château-l’Evêque, les maisons à droite de la route sont à Champcevinel. (photo mars 1997). Les Gravettes expriment la nature du sol, quelque peu sablonneux. La toponymie nous indique que le mot vient du mot occitan la grave, les grèzes, (grésa : sable aggloméré)

A LA RECHERCHE DE PIERRE PLANTÉE

- Vous ne trouverez pas de lieu-dit ni dans les archives, ni sur une carte. Ce qui signifie que je ne suis pas arrivé à le situer avec exactitude. Il n’existe pas sur le cadastre Napoléonien, mais il est bien sur les fiches de recensement du village.
Analyse du sujet :
- Au lieu-dit la "Pierre Plantée" (commune de Château-l’Evêque), se trouve une borne anépigraphe (borne militaire) datée du règne de l'empereur Florien en 270 après J.-C. Cette borne se situerait sur la voie romaine. D’autre part, Christiane Piboyeu dans son livre "Champcevinel, le chemin parcouru", nous raconte qu’il a existé une flèche moustérienne à "Peyre Plantade" (Pierre Plantée) qui est exposée au Musée de Périgueux. Elle nous dit aussi que l’on peut remarquer aux extrémités de la commune, trois pierres-borne anciennes : l’une appelée "Pierre Plantée" se trouve placée dans la direction de Château-l’Evêque, les deux autres derrière le village de Sourbarie. (Nota : je n’ai pu voir la réalité de ces bornes sur le terrain)
- L’ensemble de ces éléments soulignent bien, que ce lieu-dit a bien existé. Sur les documents de recensement aux archives départementales, on nous dit bien qu’à "Pierre Plantée" habitait en 1936, un cultivateur Noël Petit, son épouse Marie, sa fille Madeleine et son gendre André Laroche. Parallèlement à cette observation, rien ne figure à Maison Neuve, ceci en matière de recensement. D’autre part, comme les lieux-dits sont recensés avec un ordre de passage de l’agent recenseur, on relève qu’en 1936, Missounet, Pierre Plantée, Vignéras ont été relevés dans cet ordre. Or entre Missounet et Vignéras, il y a Maison Neuve, ce qui nous laisse supposer que Pierre Plantée serait sans doute une habitation de Maison Neuve (la voie romaine à côté, peut confirmer cette hypothèse). Mais au cas où un lecteur connaît la réalité du sujet, prière de le mentionner en commentaires ou de m’écrire (bernard.peccabin@wanadoo.fr)
- Nous sommes arrivés au terme de cette 7° balade. Désormais on met le cap vers Borie-Brut et sa périphérie, point central de notre 8° balade que nous présenterons ultérieurement.

CHAMPCEVINEL - MISSOUNET, TETE SECHE, LES GRAVETTES, PIERRE PLANTEE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Présentation de ma 8° balade

Posté par Bernard PECCABIN à 17:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]