jeudi 5 novembre 2015

A L’OUEST DE LA VOIE ROMAINE

DE BEAUX BELVEDERES ENCORE SUR PERIGUEUX

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune
- Revenir sur ma 6° balade
- Revoir ma 7° balade (son parcours)

montée de la voie romaine

- C’est incroyable comme la nature change entre deux saisons. L’été la route s’enfonce sous les frais ombrages (photo voie romaine juillet 1996). L’hiver, les haies, les arbres, les talus ont perdu leur parure verdoyante. Tout est devenu désolation ! Voilà deux cents ans, la vigne occupait tout le versant qui descend sur l’actuelle route d’Agonac. C’est peut-être pour cette raison que ces vignes ont donné le nom à Vignéras (photo voie romaine mars 1997).

Périgueux, vu de Barbadeau

- Lorsque la voie romaine (ancienne route de Château l’Evêque) effectue son ascension juste à la sortie de la ville, je n’ai pu résister à la tentation de me rendre jusqu’à Beaupuy. Ce hameau situé à l’ouest de la voie romaine, appartenait bien avant la formation des communes, à la paroisse de Chancelade. Pour s’y rendre il suffit de consulter la carte qui figure sur la présentation de  ma 7° balade. On traverse d'abord Barbadeau, d’où l’on aperçoit la ville de Périgueux (photo décembre 1997, ci-dessus).

Cèdre et ruines de Beaupuy

- Plus loin, près de ce magnifique cèdre, se trouvent les vestiges de Beaupuy et ses mystères avec des ruines sans doute celle d’un ancien château (à droite du cèdre). Quand vous empruntez la rue Pierre Sémard à Périgueux, il suffit de lever la tête pour apercevoir cet arbre planté tout en haut d’une butte. Si vous avez du temps, allez y faire un tour c'est un magnifique panorama qui vous y attend, même si on n'est plus sur la commune de Champcevinel.

La Monzie et le Toulon vue de Barbadeau

- Du haut de ses 160 mètres, Beaupuy nous dévoile Périgueux, mais aussi et surtout le débouché de cette grande combe qui longe la route d’Agonac et qui encercle la commune de Champcevinel (photo décembre 1997). En face on remarque les hauteurs de la Monzie derrière laquelle jaillit la source du Toulon, objet de tant d'interrogations... (à lire sur ce lien)

 

le château de la Monzie vu de Barbadeau

- A l’opposé, on parvient à dénicher le château de la Monzie (appelé aussi de Cap Blanc) et son cèdre dont les verts feuillages tranchent au milieu de ce décor hivernal. (photo décembre 1997).

le Toulon vu de Beaupuy

- PERIGUEUX est là sous mes pieds, gardé par sa ceinture de collines (au nombre de 7), au fond de laquelle l’Isle, très paresseuse, s’étire en dessinant un grand méandre (photo décembre 1997).

Rue Pierre Sémard vu de Beaupuy

- La route et le chemin de fer ont pris le relais de la rivière et de sa batellererie, pour faire de Périgueux la ville que l’on connait aujourd'hui... (photo décembre 1997).

Saint-Georges vu de Beaupuy

- La magie de mon zoom me permet de cibler Saint-Front et ses coupoles qui se mirent dans la rivière, là-bas au lointain, près du quartier Saint-Georges, (photo décembre 1997) puis ci-dessous en gros plan avec en façade, les résidences de la rue Ludovic Trarieux...

Saint-Front vu de Beaupuy

- Le temps me presse, pour quitter ce point de vue de Beaupuy, ses ruines, son cèdre afin de regagner Vignéras, objet de ma future visite, tout en pensant que la proximité des lieux permettait bien cette découverte, même si elle dépasse le cadre de notre commune.

CHAMPCEVINEL - A L’OUEST DE LA VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Visite de Vignéras, côté voie romaine 

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vendredi 13 novembre 2015

LE CHÂTEAU DE VIGNÉRAS (entrée Ouest)

VISITE DE VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE

- Relire la 3° partie de mon parcours sur la commune
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- Revoir
ma 7° balade (son parcours)
- Lire à  l’Ouest de la voie romaine
- Sûr que j’ai dépassé un peu les limites de la commune en faisant une incursion jusqu’à Beaupuy après avoir traversé Barbadeau. Mais les panoramas en valaient la peine et après tout le maréchal de Champcevinel allait bien là-bas pour y ferrer des chevaux de trait. Même qu’il aimait y aller, car à chaque occasion, un bon casse croûte lui était offert par le chef d’exploitation, une fois le travail terminé...

accès ouest de Vignéras

Route de Vignéras à la voie romaine

- Lorsque l’on quitte la voie romaine, on emprunte cette route bordée de buis qui exhale son odeur bien particulière qui me rappelle l’atmosphère des églises. Cette route nous mène droit à Vignéras (photo juillet 1996). De juillet à mars, la physionomie de la nature sur les bords de la chaussée est d’un contraste aussi saisissant que celui de la voie romaine vu sur la publication précédente. Bien avant 1800, cette route servait de limite entre Périgueux qui se trouvait côté gauche et Chancelade côté droit. Vignéras constituait alors une extrémité de la commune de Champcevinel. (photo mars 1997).

route de Vignéras en hiver

Même route en hiver avec la laurière côté gauche

ancienne allée boisée du château

Ancienne allée du château, aujourd'hui sous les bois

- Autrefois on rentrait dans Vignéras par cette grande allée qui traversait le parc et où se croisaient les cochers et les diligences (photo octobre 1998). Maintenant, les attelages d’antan ont disparu et c’est par ce chemin arrondi qu’on débouche directement dans la cour du château. C’est aussi ici qu’on entrait bien avant 1800 dans la paroisse de Champcevinel. Cette patte d’oie (photo ci-dessous) constituait en quelque sorte la limite entre les paroisses de Saint-Martin (Périgueux), de Chancelade et de Champcevinel (photo juillet 1996)

arrondi entrée Vignéras

Arrondi et entrée du château de Vignéras

pilier d'entrée côté ouest de Vignéras

Pilier d'entrée côté Ouest de Vignéras

- Parallèlement à la petite route d’accès, je découvre au-dessus et plus loin dans le bois, à l’extrémité de l’ancienne grande allée du château, ce grand pilier et les fondations d’un deuxième, qui certainement soutenaient qui sait, un portail ou une imposante grille… ? (photo janvier 1998). C’est donc depuis ici que l’on pénétrait dans le domaine du château au 18° siècle… Au lointain on distingue d’ailleurs difficilement les pierres blanches de Vignéras (photo janvier 1998).

ancienne allée de Vignéras

Ancienne allée avec en toile de fond le château de Vignéras. A gauche le pilier d'entrée

Vignéras aujourdhui

Vignéras et son vieux chemin rocailleux

- Un chemin rocailleux passe sous quelques ombrages qui dévoilent une partie de la façade du château (photo juillet 1996). Une fois la grille franchie, on peut admirer la beauté de cet édifice ayant appartenu autrefois à la famille Bouchier (noblesse de robe) puis plus près de nous à la famille de Mallet. Jamais Vignéras n’a été aussi beau que sous ce chaud soleil de juillet où le ciel et la pierre se marient avec une indéniable harmonie, alors que les volets clos rendent les lieux plus mystérieux (photo juillet 1996).

le château de Vignéras

Façade de Vignéras sous le chaud soleil de juillet

Borie-Petit vu de Vignéras

Château de Borie-Petit vu de Vignéras

- Derrière moi et à l’opposé, le château de Borie-Petit vient soudain me rappeler à son bon souvenir (photo juin 1996). Surpris par la beauté de Vignéras, il vient rompre mon attention comme pour me dire que c’est lui et l’église qui ont fait l’histoire de Champcevinel et qu’il mérite encore certains égards (photo octobre 1996).

Borie-Petit

Borie-Petit et ses dépendances, vu de Vignéras

Vignéras en octobre

Vignéras en octobre

- Je suis revenu un matin d’octobre à Vignéras. Le ciel avait changé de couleur, les pierres du château aussi ! En automne, la luminosité n’est pas comparable à celle de juillet. Les tuiles, le ciel, la façade et ses pierres deviennent autrement (photo octobre 1996). Vu de l’ancienne allée se situant dans le bois, les tons varient encore lorsque je suis repassé l’après-midi du même jour à Vignéras (photo octobre 1996).

Vignéras vue de l'allée boisée

Vignéras vu de l'ancienne allée

- De profil (cliché ci-dessous), la façade inondée par le soleil levant se détache des couches sombres de la végétation environnante (photo novembre 1996). Il est temps pour l’heure d’exploiter ce côté Ouest, puisque la prochaine fois on abordera ce domaine côté Sud par la route d'Agonac et avec de nombreuses découvertes.

Viognéras vu de profil

CHAMPCEVINEL - VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Vignéras côté route d’Agonac

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mardi 24 novembre 2015

LE CHÂTEAU DE VIGNÉRAS (entrée côté route d’Agonac)

VISITE DE VIGNERAS CÔTÉ ROUTE D’AGONAC

 

Vignéras vu côté Sud

Le hameau des Granges, la route d'Agonac et Vignéras qui domine sur les hauteurs

- Revoir ma 7° balade (son parcours)
- Lire A l’Ouest de la voie romaine
- Vignéras
(entrée Ouest)

chemin de Vignéras en juillet

Le chemin qui monte à Vignéras. A droite la route d'Agonac près des Granges de Cap Blanc

- De 98 mètres au départ de la route d’Agonac, on parvient directement à 165 mètres pour se retrouver sur ce belvédère construit au 18° siècle. Verdoyant en juillet (photo juillet 1996), dénudé de sa végétation en mars, le chemin de Vignéras est aujourd’hui emprunté par les adeptes du GR 36 qui relie la Manche à la Méditerranée. Il faut dire que ce GR 36 se partage en deux itinéraires à partir de l’abbaye de Merlande. Un tronçon traverse Chancelade, Beaupuy pour déboucher au château, une variante arrive de la forêt de Feytaud après avoir traversé Chamarat (commune de Château-l’Evêque), pour déboucher juste derrière le château.

chemin de Vignéras en hiver

Le chemin vers Vignéras en hiver

dépendances du château de Vignéras

Dépendances du château de Vignéras

- Venant de la route d’Agonac, on débouche sur les communs du château de Vignéras. D’apparence vétuste, ils n’ont pas l’importance de ceux de Borie-Petit, château qui avait une vocation tournée vers l’exploitation agricole, de par ses métairies et de par sa superficie (photo octobre 1996). Depuis ce petit jardin de Vignéras, j’aperçois le grand croissant décrit par le vallon du Foncrose. En fouillant le vallon je parviens à dénicher Foncrose, puis la Combe et à l’horizon, les bois du Lac Lagraule (photo octobre 1996).

Vu sur le vallon de Foncrose

Vue sur le vallon de Foncrose et les bois du Lac Lagraule

ferme de Vignéras

Ferme de Vignéras

- Derrière Vignéras, la vieille ferme a conservé son cachet d’antan. Une partie du bâtiment semble servir de gite pour permettre aux citadins de passer quelques vacances en pleine nature (photo mars 1997). En face de la ferme subsiste cette vieille chaudière où l’on fait cuire la nourriture des bêtes ou encore les boudins lorsque la traditionnelle fête du cochon arrivé (photo mars 1997).

chaudière à Vignéras

Ancienne chaudière à Vignéras

étang de Vignéras

Etang derrière le château de Vignéras

- Sur la route qui conduit vers la petite Combe Donzelle, je rencontre cet étang où il y a quelques temps déjà, un héron venait pêcher sa pitance en toute quiétude (photo janvier 1998). Aujourd’hui l’étang mériterait un brin de débroussaillage.

Restes de briqueterie

Restes des bâtiments de l'ancienne briquèterie de Vignéras

-  Situé derrière le château, on peut y rencontrer à ses côtés les vestiges de l’ancienne tuilerie de Vignéras, longée par le GR 36b (photo janvier 1998). C’était la tuilerie d’Etienne Durand maire de la commune de 1872 à 1900. Il résidait au château avec Thérèse son épouse, ses quatre enfants, un enfant d’un hospice, deux domestiques et neuf tuiliers qui exploitaient son affaire (source : recensement de 1872). A Vignéras et toujours à cette époque, il y avait de plus trois cultivateurs et deux autres tuiliers avec leur famille, qui vivaient sur ces hauteurs... Le maire Etienne Durand, fatigué de faire le détour par la Combe, pour rejoindre la mairie du village, fit construire la route qui de la route d'Agonac monte vers Borie-Petit pour déboucher à l'Ouest du bourg. C'est pour cette raison que les anciens on appelé cette portion de route la côte Durand.

sur la route de bas Vignéras

Pilier d'entrée d'une maison au Bas Vignéras

- Dans le jardin d’une villa bâtie sur le versant Est à Bas-Vignéras, je rencontre ce chapiteau avec quelques frises dont l’origine soulève quelques interrogations (photo janvier 1998). Toujours à l’Est et à flanc de collines, on peut découvrir de nombreux trous creusés dans le sol. Le mystère de ces trous a été bien vite élucidé. En faits, ce sont les ouvriers de la tuilerie à la recherche d’argile, qui auraient laissé ces traces, fruit de leurs efforts pour obtenir l’indispensable matière première (photo janvier 1998).

côté Nord de Vignéras

Terrain travaillé par les tuiliers à la recherche d'argile

piliers à Vignéras

Piliers dans les taillis de Vignéras

- Décidément, ce côté Est de Vignéras me livrera encore quelques traces d’un passé avec ces trois colonnes perdues là dans un taillis. La quatrième aurait été basculée dans le vide, vers la route d’Agonac, par des enfants insouciants et heureux de rencontrer une telle aubaine pour jouer avec… Je me pose bien des questions sur ces quatre colonnes. Est-ce l’ancienne entrée du domaine, ou est-ce l’emplacement de l’ancienne chapelle ? Mystères… (photos janvier 1998).

ensemble de piliers à Vignéras

Rencontre avec trois piliers mystérieux dans les taillis de Vignéras

- Avant de quitter Vignéras, je regagne la cour du château. Je me situe sur un belvédère qui domine la dépression qui longe cette route d’Agonac. A mes pieds, le parc du château et son bassin, au loin les maisons des Moussouzes et les sapins qui tranchent près de la côte Durand, dont le parcours avait été tracé par le maître de ces lieux, Etienne Durand alors maire de la commune de 1982 à 1900. (photo novembre 1996).

bassin et parc de Vignéras

Au fond le vallon de Foncrose, la côte Durand et une maison des Moussouzes

- C'est ici, au ras de ce bassin que passait les limites de la commune de Champcevinel avec celle de Chancelade, avant le 19° siècle (voir sur la carte ci-dessous)

avant le 19° siècle

En jaune les limites actuelles, en rouge celle d'avant le 19° siècle. La zone 1 appartenait à Chancelade, la zone 2 à Périgueux

- Le recensement de Vignéras de 1936 nous indique trois cultivateurs avec :
- Pierre Chaminade, son épouse Jeanne, André et Lucien ses enfants
- Sicaire Fournet, son épouse Marie et son fils Jean
- Pierre Le Razer, son épouse Jeanne, Ernestine et René leurs enfants, soit onze personnes.

- Depuis, cette région a bien changé. La vue aérienne ci-dessous nous montre Vignéras et sa périphérie en 1960. On remarque le chemin de terre qui monte au château (1), le château et ses terres (2), le carrefour des routes d'Agonac et de Château l'Evêque (3), la côté Durand et son carefour (4), les Granges de Cap Blanc (5), la voie romaine (6).

vue aérienne de Vignéras en 1960

CHAMPCEVINEL - VIGNERAS CÔTÉ VOIE ROMAINE - © BERNARD PECCABIN
Reportage photo sur une commune du Périgord Blanc quelques années avant le deuxième millénaire
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Prochaine étape : Vers la voie romaine

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